COP16 : le Bénin active davantage sa coopération avec la France pour la mise en œuvre du KMGBF (kunming-Montreal Gblobal Biodiversity FraMEWORK)
La 16e Conférence des Parties (COP16) à la Convention sur la Diversité Biologique, s’est tenue à Cali en Colombie du 21 octobre au 1er novembre 2024, avec une participation de plus de 15000 délégués. Elle a été un théâtre d’importantes discussions et décisions concernant la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale. Parmi les nombreux sujets abordés, la coopération entre la France et le Bénin a été particulièrement mise en avant, soulignant leur engagement commun en faveur de la biodiversité.

Cette conférence internationale, organisée par les Nations Unies, a pour objectif de faire avancer les differentes actions pour l’atteinte des objectifs fixés à la lutte contre l’effondrement de la biodiversité au niveau mondial. Elle suit la COP 15 où a été signé le cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, qui prévoit la protection de 30 % des terres et des mers d’ici 2030.
A la recherche des flux verts pour enrayer la perte de la biodiversité
Le projet Biodev 2030 phase II et le projet Biofin avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sont deux initiatives phares de cette coopération. Biodev 2030 vise à intégrer la biodiversité dans les secteurs économiques des pays participants, en associant tous les acteurs de la société pour enrayer la perte de biodiversité. Le projet Biofin, quant à lui, cherche à réorienter les flux financiers vers la conservation de la nature, en développant des solutions de financement adaptées aux besoins locaux. En rencontrant, les responsables de ces differents projets, la délégation béninoise a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à faire avancer les differentes actions pour l’atteinte des objectifs fixés.

Renforcement d’une coopération entre le Benin et la France sur la conservation de la biodiversité
L’un des points clés de la coopération entre la France et le Bénin est le renforcement des partenariats dans le domaine de l’Aaccè aux Ressources Génétiques et le Partage Juste et Équitable des Avantages (APA). L’APA est un mécanisme crucial qui vise à partager les bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques, en particulier avec les communautés locales et autochtones qui les conservent et les utilisent de manière durable. Un autre sujet préoccupant est la gestion des feux de végétation, qui ont un impact significatif sur les écosystèmes et la biodiversité. Au Bénin, les feux de végétation sont une pratique courante qui peut avoir des effets dévastateurs sur les plantations et la faune. Des efforts sont nécessaires pour promouvoir des pratiques de gestion des feux qui soient moins nuisibles et qui contribuent à la préservation de la biodiversité. Au coeur de cette 16ème conférence il est important de signaler que lors des discussions avec la partie française conduite par Madame Flora BOUBOUR, Adjointe à l’Ambassadrice chargée de l’environnement, la délégation béninoise sous le leadership du Dr. Augustin Orou MATILO, le Point Focal de la Convention sur la Diversité Biologique, a réitéré la volonté du Bénin de renforcement d’une cooperation entre la France et le Bénin notamment en termes de transfert de competence, de soutien technique et financier pour que le pays soit au rendez-vous de finalisation des SPANB avant la COP17.

Enfin, les discussions lors de la COP16 ont également porté sur les Digital Séquence Information (DSI), les questions de financement et la création d’un fonds pour la biodiversité. Le financement est un aspect crucial pour la mise en œuvre des stratégies de conservation de la biodiversité. La création d’un fonds dédié à la biodiversité pourrait fournir les ressources nécessaires pour soutenir les actions de conservation et de restauration des écosystèmes. Cette 16e conférence a donc été un moment clé pour renforcer la coopération internationale en matière de biodiversité, et la relation entre la France et le Bénin en est un exemple éloquent. Les projets en cours et les partenariats envisagés témoignent de l’engagement des deux pays à travailler ensemble pour un avenir où la biodiversité est protégée et valorisée pour les générations actuelles et futures.