Clôture historique du Sommet Africain sur le Climat (ACS 2) à Addis-Abeba : L’Afrique trace sa propre voie vers la justice climatique

Article : Clôture historique du Sommet Africain sur le Climat (ACS 2) à Addis-Abeba : L’Afrique trace sa propre voie vers la justice climatique
Crédit: Emmanuel Codjo
10 septembre 2025

Clôture historique du Sommet Africain sur le Climat (ACS 2) à Addis-Abeba : L’Afrique trace sa propre voie vers la justice climatique

La deuxième édition du Sommet Africain sur le Climat (ACS 2), tenue à Addis-Abeba, s’est conclue sur une note d’espoir, de détermination et d’unité. Lors de la cérémonie de clôture, le Président de l’Union Africaine a livré un discours puissant, marquant un tournant décisif dans la manière dont le continent aborde les enjeux climatiques.

Un message de fierté et de responsabilité

« Je suis rempli de fierté et de sens du devoir », a déclaré le Président, saluant la clarté, le courage et l’unité avec lesquels l’Afrique s’est exprimée durant les trois jours du sommet. Loin de simples débats, ACS 2 a été le théâtre d’une redéfinition du paradigme climatique africain : passer de la crise à l’opportunité, de l’aide à l’investissement, et de la dépendance à l’innovation dirigée par les Africains eux-mêmes.

L’Afrique, architecte de ses solutions

Le sommet a affirmé que l’Afrique n’est plus un réceptacle passif de solutions climatiques importées. Elle est désormais l’architecte de ses propres réponses. À travers des échanges de haut niveau, les dirigeants africains ont appelé à une réforme du système financier climatique mondial, exigeant une architecture juste, équitable et adaptée aux réalités du continent.

Finance climatique : vers la souveraineté

L’un des points saillants du discours présidentiel fut l’appel à réduire le fardeau de la dette africaine tout en préservant l’espace budgétaire nécessaire aux investissements climatiques et au développement. « La finance climatique ne doit pas devenir une nouvelle forme de dette, mais un chemin vers la souveraineté », a-t-il martelé.

Renforcement institutionnel et partenariats stratégiques

Le sommet a également mis l’accent sur le renforcement des institutions africaines, la gouvernance efficace et la mise en œuvre rapide des actions climatiques. Des approches concrètes ont été proposées pour réduire les risques liés aux investissements, notamment par des partenariats public-privé, afin que les flux financiers bénéficient directement aux priorités africaines.

Un message clair pour la COP30

À l’approche de la COP30, l’Afrique envoie un signal fort : ses demandes en matière de finance climatique ne sont pas des appels à la charité, mais des revendications de justice et de responsabilité partagée. Le continent a également réaffirmé que les marchés du carbone doivent servir au développement durable des communautés africaines, et non à leur exploitation.

Lancement de la Déclaration d’Addis-Abeba et du Rapport phare

La cérémonie a été marquée par l’adoption officielle de la Déclaration d’Addis-Abeba et le lancement du Rapport phare sur les initiatives climatiques continentales, symboles d’un engagement concret et stratégique. À travers la plateforme NDC 3.0, l’Afrique démontre son sérieux en matière d’adaptation, de résilience et de mitigation.

Vers un avenir commun et durable

Le Président a conclu son discours en appelant à une voix africaine unie, audacieuse et enracinée dans la justice. « L’Afrique n’est pas un problème à résoudre. Elle est une solution à soutenir », a-t-il affirmé, saluant les contributions des États membres, des jeunes leaders, de la société civile, du secteur privé et des partenaires internationaux. ACS 2 ne s’est pas terminé par une simple clôture, mais par l’ouverture d’un nouveau chapitre : celui d’une Afrique investie, écoutée, et reconnue comme acteur central de la transition climatique mondiale.

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