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Présidentielle d’avril 2026 : Fred Houénou apporte son soutien au duo Hounkpè-Hounwanou

À quelques semaines de l’élection présidentielle d’avril 2026, le paysage politique béninois continue de se recomposer. Dernier rebondissement en date, Fred Houénou, figure connue pour ses prises de position en faveur du pluralisme démocratique, a annoncé son soutien au tandem Paul Hounkpè – Rock Hounwanou, candidat de la Force Cauris pour un Bénin émergent (FcBe). Dans un message, il affirme que Paul Hounkpè « incarne une voie républicaine, apaisée et rassembleuse »

Dans son adresse aux citoyens, Fred Houénou insiste sur la portée historique de l’échéance électorale. Selon lui, cette présidentielle ne saurait être réduite à une simple compétition politique : elle représente une rencontre avec le destin collectif du peuple béninois. Après la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale et la domination de deux grandes forces politiques sur l’ensemble des institutions, Houénou estime qu’il est temps de redonner un souffle démocratique au pays.

Il rappelle que le Bénin a connu, au cours de la dernière décennie, des avancées notables en matière de stabilité institutionnelle et de modernisation des infrastructures. Mais il met en garde contre les risques liés à une concentration excessive du pouvoir. Pour lui, la démocratie ne peut prospérer que dans l’équilibre des forces, la pluralité des idées et la participation active des citoyens.

C’est dans ce contexte que Fred Houénou situe la candidature de Paul Hounkpè. L’ancien ministre et actuel leader de la FcBe est présenté comme un homme de dialogue, de concertation et d’écoute. Houénou souligne que son parcours politique témoigne d’un attachement à la stabilité de l’État, mais aussi d’une volonté d’élargir les libertés citoyennes.

Le projet porté par Hounkpè, selon son soutien, ne vise pas à déconstruire les acquis des dernières années, mais à ouvrir une nouvelle étape. Une étape où la modernisation économique se conjuguerait avec la promotion des initiatives individuelles et collectives, et où la gouvernance publique favoriserait davantage la participation citoyenne.

Fred Houénou insiste sur la nécessité d’un « choc de liberté » : liberté d’entreprendre, de créer, d’innover, de penser et de s’exprimer. Cette ambition s’adresse en premier lieu à la jeunesse béninoise, décrite comme talentueuse et inventive, mais en quête d’opportunités concrètes. Elle concerne également les femmes, considérées comme des piliers de l’économie et de la cohésion sociale. Le projet Hounkpè met en avant la promotion du leadership féminin et l’autonomisation économique des femmes.

Enfin, Houénou élargit son appel à toutes les forces sociales et économiques du pays : agriculteurs, artisans, entrepreneurs, diaspora, acteurs culturels et universitaires. Pour lui, la renaissance nationale ne peut être l’œuvre d’un seul homme, mais le fruit d’un engagement collectif.

Le soutien de Fred Houénou se veut un plaidoyer pour une démocratie équilibrée. Il rejette à la fois l’idée d’une rupture brutale et celle d’un immobilisme. Le choix de Paul Hounkpè est présenté comme celui d’un Bénin qui avance, consolide ses acquis et corrige ses insuffisances. Une démocratie solide, dit-il, est celle qui accepte la diversité des voix et respecte ses citoyens.

Notifions que, Houénou rappelle que le Bénin a déjà surpris l’Afrique et le monde par sa maturité politique, notamment lors de la Conférence nationale de 1990. Il appelle aujourd’hui à ouvrir un nouveau cycle démocratique fondé sur la participation citoyenne et la valorisation du capital humain. « Avec Paul Hounkpè, nous avons l’opportunité d’ouvrir une nouvelle page de notre histoire nationale », affirme-t-il, invitant les Béninois à se rassembler autour d’une espérance démocratique


CST/ECC : Septième session de validation des textes fondamentaux pour l’unification de l’Église du Christianisme Céleste

Cotonou, 6 février 2026 Le Conseil Supérieur de Transition (CST) de l’Église du Christianisme Céleste a tenu sa septième session de validation des textes fondamentaux, en deux phases, du 8 au 10 janvier et du 3 au 6 février 2026. Placée sous la présidence du Coordonnateur Général, le Vénérable Suprême Évangéliste Bertin BADA, cette rencontre marque une étape historique dans le processus de réunification et de modernisation de la gouvernance de l’Église, conformément à la vision du Révérend Prophète Pasteur Fondateur Samuel Biléou Joseph OSCHOFFA

Les travaux ont été ouverts par une prière inaugurale, plaçant les assises sous l’autorité divine. Dans son allocution, le Coordonnateur Général a souligné l’importance stratégique de cette session, consacrée à la validation du cadre normatif global de l’Église unifiée. Le message du Facilitateur du processus de réunification, Son Excellence Patrice TALON, Président de la République du Bénin, a également été transmis. Le Chef de l’État a réaffirmé l’engagement du gouvernement béninois à accompagner cette réunification, dans le respect des principes de laïcité et de liberté religieuse. Une minute de silence a été observée en mémoire de Sœur Berthe BADA, rappelée à Dieu le 7 décembre 2025

Au cours de la session, le CST a procédé à l’examen et à la validation des textes majeurs qui constitueront le socle institutionnel de l’Église unifiée : la Constitution de l’Église du Christianisme Céleste unifiée, le Règlement intérieur, les textes organiques des organes de gouvernance et les textes instituant le Synode et le Conclave. Les membres ont mené une relecture complète, harmonisé la terminologie et vérifié la conformité constitutionnelle, avant d’adopter les versions finales

Le CST a examiné deux lettres de démission émanant de représentants d’Imèko. Estimant que ces décisions ne respectaient pas les mécanismes de validation par le Sacré Collège, le Conseil a décidé de les rejeter, sauf objection de ce dernier, et a invité les intéressés à reprendre leur participation. Dans un souci de paix et de cohésion, le CST a également adressé une correspondance au Révérend Pasteur Emmanuel Mobiyina Friday OSCHOFFA, l’invitant à reconsidérer un décret ayant suscité des tensions au sein du Diocèse de Côte d’Ivoire, dans un esprit de pardon et de réconciliation fraternelle

À l’issue des concertations menées par le Facilitateur avec le Révérend Pasteur EMF OSCHOFFA, il a été retenu que les fidèles commémorent la Nativité chaque 24 et 25 décembre, soit sur le site historique de Sèmè-Kpodji (Bénin), soit à la Cité céleste d’Imèko (Nigéria). Cette disposition sera soumise à l’approbation du Révérend Pasteur Bennett Akandé ADEOGOUN. Notifions que les sessions d’harmonisation des cantiques démarrent au sein du CST le 10 Février 2026. Des avancées majeures pour l’avenir l’église ont permis la finalisation du corpus normatif de l’Église unifiée, la consolidation du cadre institutionnel de gouvernance et la poursuite du processus d’unification dans un esprit de dialogue et de fraternité chrétienne

Le CST entend poursuivre ses efforts pour la validation des textes par le Sacré Collège, la mise en œuvre progressive des nouvelles structures et l’harmonisation liturgique. Le Conseil Supérieur de Transition exhorte l’ensemble des fidèles à demeurer attachés aux valeurs de paix, d’unité et de fraternité, et à accompagner ce processus historique par la prière et l’engagement spirituel. Convaincu que, par la grâce de Dieu et la bonne volonté de tous, l’Église du Christianisme Céleste atteindra une unité durable et une gouvernance renforcée en Christ


FInAB 2026 : Cotonou au rythme de la mode et de la musique

Cotonou, le 05 février 2026, La ville économique du Bénin a accueilli hier la conférence de presse annonçant la 4ᵉ édition du Festival International des Arts du Bénin (FInAB), prévue du 20 février au 1ᵉʳ mars 2026. Placé sous le thème «Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix», l’événement s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les acteurs du monde artistique et culturel.

Le FInAB, désormais reconnu comme l’un des plus grands festivals culturels d’Afrique de l’Ouest, transforme Cotonou en épicentre de la création contemporaine. Véritable pont entre la diaspora africaine et leur terre natale, il met en lumière le rôle stratégique des industries culturelles et créatives dans le développement économique, le dialogue interculturel et la cohésion sociale.

Durant dix jours, artistes, créateurs, professionnels du secteur et publics venus d’Afrique, d’Europe, des États-Unis et du Canada se retrouveront pour célébrer la richesse et la diversité des expressions artistiques.

Le festival embrasse sept disciplines majeures : arts visuels, musique, danse, cinéma, mode, théâtre et littérature. Cette édition accorde une attention particulière à la mode et à la musique, piliers de l’identité africaine et moteurs de l’économie créative. Défilés, concerts, performances hybrides et collaborations inédites viendront illustrer la vitalité de ces filières.

Selon Ulrich Adjovi, fondateur du Groupe Empire et initiateur du FInAB «Le FInAB n’est pas seulement une vitrine, c’est un carrefour d’opportunités. En mettant l’accent sur la mode et la musique cette année, nous voulons structurer de véritables filières économiques permettant à nos talents de rayonner et de vivre dignement de leur génie artistique»

L’édition 2026 se distingue par des formats renouvelés et des expériences inédites, nouveaux espaces de création, dispositifs de collaboration artistique, rencontres professionnelles, présentations culturelles de pays africains, spectacles de troupes étrangères, challenges mode et soirées jazz. Cette diversité témoigne de la volonté du festival de s’adapter aux attentes contemporaines et de renforcer son rayonnement international.

À travers le FInAB, le Bénin confirme son positionnement comme terre de culture et de créativité, en cohérence avec la dynamique nationale de valorisation des arts, du patrimoine et du tourisme culturel. Pendant dix jours, Cotonou deviendra un véritable carrefour culturel africain et mondial.

Porté par Empire Évènementiel, filiale du Groupe Empire, avec l’appui du gouvernement béninois et de partenaires internationaux, le festival favorise des échanges immersifs entre artistes, artisans et entrepreneurs culturels. Cette synergie contribue à l’émergence de talents, au développement des filières artistiques et au rayonnement du Bénin sur la scène internationale.

Le FInAB, véritable carrefour des industries culturelles et créatives, s’impose comme un moteur de diversité culturelle et un levier de paix. Cette 4ᵉ édition, le FInAB confirme son ambition : faire du Bénin un pôle majeur du tourisme culturel et de la créativité en Afrique de l’Ouest.


Présidentielles 2026 : Coordination de soutien Dynamique Continue 2026 installe son bureau local de soutien pour élection du président WADAGNI

La Coordination de soutien  » la Dynamique Continue 2026″, fer de lance militant en faveur de la candidature du duo Romuald Wadagni – Chabi Talata à la présidentielle de 2026, a officiellement établi son antenne communale à Toffô-Centre ce dimanche 01 Février 2026. C’est à la Maison des jeunes que les responsables locaux ont été installés, lors d’une cérémonie ayant rassemblé les forces vives des dix arrondissements de la commune.

Cet événement marque le coup d’envoi des activités de terrain dans cette localité clé du département de l’Atlantique. Présidant les travaux, Emmanuel Hounnoussa, Consul honoraire du Bénin près le Tchad et président national de la Coordination, a situé l’initiative dans le cadre d’une dynamique nationale de préparation active de l’échéance de 2026. « La Coordination « de Soutien la Dynamique Continue 2026 » a été créée pour porter la candidature du duo Wadagni–Talata. Aujourd’hui à Toffô, nous installons le comité qui mènera la bataille électorale sur le terrain communal », a-t-il déclaré.

Il a précisé la méthodologie : « L’organisation part de la base, dans chaque village. De ces cellules émergent les responsables d’arrondissements, qui désignent ensuite le coordonnateur communal », assurant ainsi une mobilisation ancrée dans le réel. Le déploiement se veut national : « Nous couvrirons les 77 communes. Après Parakou et Toffô, l’installation se poursuivra, et d’ici fin février, tout le dispositif sera opérationnel »

Justifiant le ralliement à la mouvance présidentielle, Emmanuel Hounnoussa a mis en avant le bilan de la décennie écoulée : « Le Bénin n’en est pas arrivé là par hasard. Le ministre d’État Romuald Wadagni a donné le meilleur de lui-même. En tant que président, il pourra amplifier les décisions de développement ». Il a également lancé un appel vibrant à la participation, face à la faible mobilisation passée, « Nous exhortons les Béninois à sortir massivement le jour du vote pour porter le duo Wadagni–Talata au pouvoir »

Nommé coordonnateur communal, François Dagan a détaillé la stratégie locale : « Il s’agit d’implanter des bases dans toute la commune, avec des coordonnateurs d’arrondissement et des relais villageois. Notre campagne reposera sur la sensibilisation de proximité, nos équipes iront dans les hameaux pour expliquer, convaincre et mobiliser. Ensemble, nous travaillerons pour la victoire en 2026 ». Il a exhorté les cadres locaux à « se battre pour obtenir le résultat attendu »

Porte-parole des autorités traditionnelles, Sa Majesté Dah Gbingni Djanglanme, coordonnateur d’arrondissement de Djanglanmè, a affirmé une rupture politique nette, « Nous avons décidé que Toffô ne sera plus dans l’opposition. C’est terminé. Désormais, nous œuvrons aux côtés de la mouvance pour que la commune bénéficie pleinement de l’action de l’État ». Un appel à l’union des fils et filles de la commune a accompagné cette prise de position.

Avec cette implantation à Toffô, la Coordination « Dynamique Continue 2026 » concrétise sa stratégie d’ancrage territorial, visant à transformer l’essai national en victoire locale, pierre par pierre


ECC/CST: la démission d’Olatosho Mathieu Oschoffa, un acte d’hypocrisie chrétienne

Le 28 janvier 2026, l’Église du Christianisme Céleste a connu un nouveau tremblement institutionnel avec la démission officielle d’Olatosho Mathieu Oschoffa du Conseil Supérieur de Transition. Cet acte, présenté par l’intéressé comme une décision de conscience et de recentrage spirituel, apparaît en réalité comme une hypocrisie chrétienne qui vient une seconde fois ternir l’image de l’Église et fragiliser l’unité que le CST avait réussi à incarner.

Dans sa lettre, Oschoffa évoque une crise intérieure, la difficulté à se concentrer sur les principes fondamentaux et son attachement à la Constitution Bleue et au Livre Saint. Il affirme que les amendements apportés à ces textes sacrés ont troublé sa conscience et qu’il préfère se retirer pour préserver sa paix intérieure. Par contre, cette justification sonne comme une fuite et d’égo basé sur des raisons personnelles que communes.Or, notons que le CST avait été conçu pour réconcilier les différentes sensibilités au sein de l’Église depuis 40 ans et pour préserver l’héritage du Prophète Fondateur en faisant une restructuration de l’église sans toucher aux valeurs spirituelles de l’église. Quitter ce cadre au nom d’une soi-disant pureté doctrinale revient à abandonner le chantier de l’unité et à fragiliser l’œuvre collective. En tant que fils biologique du Prophète Fondateur, Oschoffa bénéficiait d’une aura particulière et sa présence au sein du CST était perçue comme un gage de continuité et de légitimité.

Alors, clarifions que, en se retirant, il transforme cet héritage en instrument de division et de déstabilisation une seconde fois de l’église. Il prétend ne pas vouloir cautionner certaines orientations, mais son départ envoie un signal contraire, celui d’un héritier qui refuse le compromis et qui place son interprétation personnelle au-dessus de l’intérêt collectif. Précisons quand-même, qu’en tant que leader en christe, les problèmes ou les incompris ne devait être une division mais plutôt le courage et la foi de faire face et affronter ces problèmes quelque soit les sources puisque nous sommes en Christ.

Lettre de démission signée ce 28 Janvier 2026

Au même moment, l’héritage du Prophète, censé unir, est ainsi utilisé pour justifier une rupture qui affaiblit l’Église. La contradiction est flagrante. Mathieu Oschoffa affirme vouloir préserver sa paix intérieure et son alignement avec la vision originelle inspirée par le Saint-Esprit. Mais en réalité, son geste provoque l’inverse, il sème le doute, la confusion et la division parmi les fidèles. Comment parler de paix intérieure quand l’acte posé engendre un désordre institutionnel et spirituel ? Comment invoquer le Saint-Esprit pour justifier une décision qui brise l’unité tant saluée par les fidèles du monde entier ? Cette posture relève d’une hypocrisie chrétienne, où les mots pieux masquent une incapacité à assumer les responsabilités collectives.

Apprécions que le CST avait réussi à rallier les fidèles de divers continents autour d’une vision commune. En Côte d’Ivoire, en France, au Togo, au Cameroun, aux États-Unis et à Londres, l’unité de l’Église était saluée comme une victoire sur les querelles internes. La démission de Mathieu Oschoffa vient briser cet élan. Elle donne l’image d’une Église incapable de dépasser ses divisions, où même les héritiers directs du fondateur se retirent au lieu de construire. Les fidèles, qui avaient placé leur confiance dans le CST, se retrouvent une fois de plus déçus et désorientés. Au-delà du symbole, cette démission fragilise la gouvernance de l’Église.

Le CST, déjà confronté à des débats internes, perd une figure centrale. L’absence d’Oschoffa affaiblit la capacité de l’institution à incarner l’unité et à défendre l’héritage spirituel. Les adversaires de la réforme y verront une victoire, tandis que les partisans de l’unité y percevront une trahison.

Dans les deux cas, l’Église sort affaiblie, incapable de présenter un front commun face aux défis contemporains. La démission d’Olatosho Mathieu Oschoffa n’est pas un simple retrait personnel. C’est un acte qui, sous couvert de conscience spirituelle, révèle une hypocrisie chrétienne et une incapacité à assumer les responsabilités collectives.

En quittant le CST, il fragilise l’unité mondiale de l’Église du Christianisme Céleste et ternit une seconde fois son image. Les fidèles, qui avaient salué l’unité incarnée par le Conseil, voient désormais cette unité s’effriter. L’Église, déjà marquée par des divisions passées, se retrouve confrontée à une nouvelle crise de crédibilité.

Enfin, notons que cette démission n’est pas un geste de fidélité au Saint-Esprit, mais une rupture qui affaiblit l’Église et trahit l’espérance des fidèles. L’histoire retiendra moins la quête de paix intérieure d’Oschoffa que l’impact négatif de son départ sur l’image et l’unité de l’Église du Christianisme Céleste…..


Élections Législatives et communales au Bénin, un scrutin sous silence à Dêkin, Porto-Novo et Cotonou

Ce dimanche 11 Janvier 2026, les électeurs béninois sont appelés aux urnes pour élire les 109 députés qui composeront la prochaine Assemblée nationale. Un mois seulement après une tentative de coup d’État avortée, ces législatives à un tour se déroulent dans un climat particulier, marqué par un silence pesant dans les premières heures du scrutin.

Dès l’ouverture des bureaux de vote, l’affluence est restée timide. Les rues de Cotonou et de plusieurs autres villes du pays semblaient figées dans une atmosphère de retenue. Les observateurs parlent d’un « silence lourd », comme si la population, encore marquée par les récents événements politiques, hésitait à se précipiter vers les urnes. Pourtant, au fil de la matinée, les signes d’une mobilisation progressive se sont dessinés.

Certains citoyens ont tenu à accomplir leur devoir civique dès l’aube. À la sortie d’un centre de vote de Porto-Novo, une électrice confie « J’ai voté tôt pour montrer que malgré les tensions, notre démocratie doit continuer. C’est une manière de dire non à la peur. »

Un autre électeur rencontré à Dangbo arrondissement de Dêkin explique sa démarche « Je veux que mon vote compte pour la stabilité du pays. Les députés et Maires que nous élisons aujourd’hui auront un rôle crucial dans l’avenir de notre circonscription et du Bénin››.

Ces témoignages traduisent une volonté de défendre les institutions et de renforcer la légitimité démocratique, dans un contexte où la coalition présidentielle, composée de trois partis, espère consolider sa majorité actuelle.

‹‹ Après l’église, cap sur les urnes. Moi je suis allé à l’église d’abord pour demander à Dieu de m’aider à faire le bon choix pour la stabilité de notre pays. Et là maintenant je vais me rendre aux urnes et je sais que je voterai pour le développement du pays›› dixit un citoyen rencontré cet après-midi dans l’arrondissement de Dêkin à Dangbo.

Alors, comme souvent au Bénin, le dimanche est aussi un jour de culte. De nombreux citoyens ont préféré se rendre d’abord à l’église avant de rejoindre les bureaux de vote. Le constat est fait également dans plusieurs quartiers de Cotonou, des groupes de fidèles ont été aperçus en route vers les centres électoraux après la messe.

Un jeune homme rencontré Cotonou à la sortie d’une paroisse témoigne « Nous avons prié pour la paix et la stabilité. Maintenant, nous allons voter pour que le pays avance. » Cette articulation entre spiritualité et citoyenneté illustre la manière dont les électeurs béninois associent leur engagement religieux à leur responsabilité politique. Là, il s’agira d’un scrutin décisif basé sur la croyance chrétienne.

Au-delà des motivations individuelles, ces législatives représentent un enjeu majeur pour l’équilibre institutionnel du pays. La coalition présidentielle espère renforcer sa majorité afin de poursuivre ses réformes, tandis que l’opposition voit dans ce scrutin une occasion de regagner du terrain et de peser davantage dans les débats parlementaires.

Les autorités électorales insistent sur la nécessité de respecter les règles et de garantir la transparence du processus. Des observateurs nationaux et internationaux sont déployés pour surveiller le déroulement du vote et rassurer la population.

Malgré les inquiétudes liées à la tentative de coup d’État ratée, le scrutin de ce dimanche apparaît comme une démonstration de résilience démocratique. Les électeurs, qu’ils votent tôt le matin ou après l’église, expriment une même volonté : celle de participer à la vie politique et de préserver la stabilité du pays.

En fin de journée, les bureaux de vote devraient enregistrer une affluence plus importante, signe que la population, après un début marqué par le silence, choisit finalement de répondre à l’appel des urnes.


Quinze ans de JVE Bénin, un parcours au service de la résilience et du développement durable

Quinze ans déjà que Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) Bénin s’impose comme une voix incontournable dans la défense de l’environnement et la promotion de la citoyenneté active. Fondée en 2010, l’organisation a su transformer l’engagement de jeunes militants en une véritable force de changement, inscrivant son action dans la résilience des communautés et le développement durable

A l’occasion de son quinzième anniversaire, JVE Bénin célèbre un héritage riche, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de collaboration pour les prochaines années.

Depuis ses débuts, JVE Bénin s’est donné pour mission de sensibiliser, former et mobiliser les jeunes autour des enjeux environnementaux. Ses campagnes ont touché des milliers de citoyens, des villages reculés aux grandes villes, en passant par les écoles et les universités.

Des milliers d’arbres ont été plantés pour lutter contre la déforestation et restaurer les écosystèmes, des clubs scolaires et universitaires ont été créés pour éveiller les consciences dès le plus jeune âge, et des projets d’accès à l’eau potable, de gestion des déchets et de promotion des énergies renouvelables ont permis de renforcer la capacité des communautés à faire face aux défis climatiques tout en favorisant un développement inclusif et durable.

Dans un monde où l’information circule à la vitesse des réseaux sociaux, JVE Bénin a compris l’importance de s’allier aux créateurs de contenus numériques pour amplifier son message, tout en jouant un rôle clé en valorisant les actions locales, en humanisant les enjeux environnementaux. Cette synergie entre militants écologistes créateurs de contenus contribue à transformer la sensibilisation en véritable mouvement citoyen.

Pendant ces dernières années JVE Bénin a offert un terrain riche en histoires écologiques avec des initiatives innovantes pour la protection de l’environnement. Ces actions s’insèrent pour consolider ses acquis environnementaux à travers des formations en éducation environnementale sur les enjeux du climat. Mais aussi la production de contenus digitaux collaboratifs permettant de garantir une information continue et crédible sur les questions écologiques.

La célébration des 15 ans de JVE Bénin ne se limite pas à un regard rétrospectif. Elle se veut une plateforme de réflexion et de projection. Des conférences, des expositions et des ateliers sont organisés pour évaluer l’impact des actions passées et identifier les réussites majeures, tracer les perspectives futures notamment en matière d’innovation technologique et de participation citoyenne, et renforcer les partenariats avec les institutions publiques, les entreprises privées et les organisations internationales.

Cette dynamique vise à inscrire JVE Bénin dans une nouvelle phase de croissance, où l’impact local se conjugue avec une influence régionale et mondiale. Au-delà des chiffres et des projets, l’histoire de JVE Bénin est avant tout celle d’une génération de jeunes qui ont choisi de croire en la force de l’action collective. Quinze ans plus tard, leur engagement continue d’inspirer.

Des villages transformés par l’accès à l’eau et à l’énergie, des jeunes leaders formés qui portent la voix de leurs communautés dans les instances nationales et internationales, et une conscience citoyenne renforcée où l’environnement n’est plus perçu comme une contrainte mais comme une opportunité de développement. En célébrant ses quinze ans, JVE Bénin ne se contente pas de dresser un bilan.

L’organisation lance un appel vibrant : celui de continuer à bâtir des ponts entre les communautés, les médias et les créateurs de contenus. Car la résilience et le développement durable ne sont pas des slogans, mais des réalités qui se construisent chaque jour, à travers l’engagement collectif.

Notifions qu’à l’heure où le monde fait face à des crises climatiques et sociales sans précédent, l’expérience de JVE Bénin rappelle que l’action locale peut avoir un impact global. Quinze ans d’existence, c’est une étape ; mais l’histoire continue, et elle s’écrit avec tous ceux qui croient en un avenir durable pour le Bénin et pour la planète.


ECC : le pèlerinage de Sèmè 2025, une Nativité historique après l’arrivée du CST

Le pèlerinage de Sèmè en décembre 2025 restera gravé dans la mémoire des fidèles de l’Église du Christianisme Céleste (ECC). Pour la première fois depuis l’installation du Conseil Supérieur de Transition (CST), organe chargé de l’unification et de la régulation de l’Église, la célébration de la Nativité a pris une dimension particulière. Après quarante années de divisions internes, les fidèles ont pu constater des transformations notables, fruit des actions du CST, désormais reconnu et célébré par l’ensemble de la communauté.

Depuis Sèmè, haut lieu spirituel du Bénin, des milliers de fidèles venus du Nigeria, du Gabon, de la Guinée, de la Centrafrique, du Togo, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays africains se sont rassemblés pour célébrer la naissance de Jésus-Christ. Le culte de la Nativité 2025 a été conduit par Son Éminence le Révérend Pasteur Benett B. ADEOGOUN, Chef Mondial de l’ECC et membre du Sacré Collège du CST. Fidèle aux prescriptions de l’Église, la cérémonie a débuté à minuit, dans une atmosphère de ferveur et de recueillement.

Dans son homélie, le Révérend Pasteur ADEOGOUN a rendu grâce à Dieu pour son amour et sa protection sur les fidèles, mais aussi sur les nations du Bénin et du Nigeria. Il a salué le gouvernement du président Patrice Talon et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette édition, soulignant que la paix et la stabilité politique sont des conditions essentielles pour la prospérité spirituelle et matérielle des fidèles.

Le Premier Vice-Président du CST, Patrice Lichimi, a également pris la parole pour exprimer sa gratitude envers Dieu. Il a rappelé les événements malheureux du 7 décembre, évoquant la tentative de coup d’État qui aurait pu déstabiliser le pays. Selon lui, sans l’intervention divine, cette tentative aurait pu réussir. Il a prié pour la protection du CST, organe œuvrant à l’unification de l’ECC, ainsi que pour les familles des figures emblématiques de l’Église : le Prophète Pasteur Fondateur SBJ OSHOFFA, le Révérend Pasteur Benoît Agbaossi, et le Chef Mondial actuel, le Révérend Pasteur ADEOGOUN.

Dans une prière solennelle, Patrice Lichimi a déclaré «Seigneur Tout-Puissant, nous venons à Toi en ce temps de Nativité pour Te remercier de Ton amour, de Ta paix et de Ta protection. Merci pour la vie des fidèles, pour le Bénin, pour le Nigeria et pour toutes les actions du CST qui œuvrent à l’unité et au bien-être de Ton Église. Que Ton nom soit glorifié à jamais et que la paix règne sur notre pays.» Cette invocation a résonné comme un appel à la stabilité et à la cohésion, non seulement au sein de l’Église, mais aussi dans les nations où elle est implantée.

La Nativité 2025 a été marquée par une forte participation internationale. Des fidèles venus de divers pays ont témoigné de leur satisfaction face aux changements observés. Un fidèle ivoirien a souligné l’efficacité des dispositifs sécuritaires mis en place, bien supérieurs à ceux des pèlerinages précédents. Il a également salué le travail du CST dans l’harmonisation des cantiques et l’uniformisation des pratiques liturgiques, gage d’une unité retrouvée.

Une fidèle gabonaise a exprimé sa joie d’avoir pu participer à cette célébration au Bénin. Elle a remarqué le déploiement des délégués du CST, dont la mission est de sensibiliser les fidèles à comprendre la vision de l’organe pour l’Église. Selon elle, cette démarche pédagogique est essentielle pour atteindre l’objectif d’unité que le CST s’est fixé.

Cependant, certains fidèles ont exprimé des réserves. L’un d’eux, venu de la Guinée, a estimé que le CST devrait œuvrer davantage pour que le lieu de pèlerinage soit exclusivement Sèmè, et non partagé avec Imeko. Selon lui, une telle décision renforcerait la cohésion et éviterait les divisions persistantes.

Au-delà des discours et des prières, le pèlerinage de Sèmè 2025 s’est distingué par une organisation exemplaire. Les dispositifs sécuritaires ont permis aux fidèles de prier dans la sérénité. Les délégations étrangères ont été accueillies avec chaleur, et les infrastructures mises en place ont facilité le déroulement des cérémonies. L’harmonisation des cantiques et l’uniformisation des pratiques liturgiques ont donné une impression d’unité et de discipline, renforçant le sentiment d’appartenance à une même communauté.

Le CST, en tant qu’organe de transition, a démontré sa capacité à fédérer les fidèles autour d’une vision commune. Ses actions, saluées par les responsables religieux et les fidèles, témoignent de sa volonté de mettre fin aux querelles internes qui ont longtemps affaibli l’Église.

La Nativité, célébrée chaque année, rappelle aux fidèles la naissance de Jésus-Christ, symbole d’amour, de paix et de réconciliation. En 2025, cette célébration a pris une dimension particulière, car elle a été vécue comme un moment de renaissance pour l’ECC. Après quarante ans de divisions, les fidèles ont pu constater que l’unité est désormais possible grâce aux efforts du CST. Les prières pour la paix et la stabilité du Bénin et du Nigeria, ainsi que pour la protection des dirigeants politiques et religieux, ont renforcé le caractère sacré de cette célébration.

Les témoignages des fidèles venus de divers horizons ont montré que l’Église du Christianisme Céleste est une institution forte, capable de surmonter les épreuves et de se projeter vers l’avenir. Le pèlerinage de Sèmè 2025 restera comme une étape historique dans la vie de l’Église du Christianisme Céleste. Sous l’impulsion du CST, les fidèles ont pu vivre une Nativité marquée par l’unité, la paix et la ferveur spirituelle. Les prières pour la stabilité des nations, les hommages rendus aux figures fondatrices de l’Église, et les témoignages des fidèles venus de toute l’Afrique ont donné à cette célébration une dimension universelle.

À travers ce pèlerinage, l’ECC a montré qu’elle est capable de se réinventer et de se renforcer, en restant fidèle à sa mission spirituelle. Le CST, en tant qu’organe de transition, a prouvé qu’il pouvait être le moteur de cette transformation. La Nativité 2025 à Sèmè n’a pas seulement été une célébration religieuse : elle a été le symbole d’une Église qui, après quarante ans de divisions, retrouve enfin le chemin de l’unité et de l’espérance.


Camp national des Ureporters du Bénin, la jeunesse au cœur du changement

Du 15 au 19 décembre 2025, la capitale béninoise a vibré au rythme du Camp national des Ureporters du Bénin, une rencontre inédite qui a réuni les 77 coordonnateurs Ureporters de l’unicef Bénin venus des quatre coins du pays. Cet événement, placé sous le signe du renforcement des capacités et de la définition de perspectives clés pour l’Agenda 2060 « Bénin Alafia, un monde de splendeur », marque une étape décisive dans l’engagement de la jeunesse béninoise pour le développement durable.

Les Ureporters, jeunes acteurs du changement, se sont retrouvés pour partager leurs expériences, leurs ambitions et leurs visions d’un Bénin prospère. Les délégations venues de Parakou, Malanville, Banikoara, Cotonou et Sakété ont témoigné de la diversité et de la richesse des initiatives locales. Chacun a exprimé sa motivation à contribuer activement à la construction d’un avenir meilleur, en mettant en avant des solutions innovantes adaptées aux réalités de leurs communautés.

Ce camp n’a pas seulement été un espace de dialogue entre jeunes. Il a également rassemblé des personnalités influentes et des partenaires stratégiques. Le président résident de l’UNICEF Bénin a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner la jeunesse dans ses projets. La secrétaire exécutive de l’INF a, quant à elle, insisté sur l’importance de l’éducation et de la formation comme leviers essentiels pour l’autonomisation des jeunes.

Un moment fort de l’événement fut l’intervention de l’humoriste Pacheco, récemment nommé ambassadeur de l’UNICEF Bénin. Par son art et son humour, il a su transmettre des messages puissants sur la responsabilité citoyenne et l’importance de l’engagement social, démontrant que la culture et l’art peuvent être des vecteurs efficaces de sensibilisation et de mobilisation.

Au cœur des échanges, l’Agenda 2060 Bénin Alafia a servi de fil conducteur. Les jeunes ont réfléchi à des stratégies pour inscrire leurs actions dans cette vision ambitieuse d’un Bénin prospère, inclusif et durable. Les ateliers de formation et les sessions de réflexion ont permis de dégager des pistes concrètes : promotion de l’éducation de qualité, lutte contre les inégalités, protection de l’environnement et valorisation des initiatives locales.

Ce camp a ainsi constitué une plateforme où la jeunesse a pu non seulement renforcer ses compétences, mais aussi s’approprier les grandes orientations nationales et internationales en matière de développement.

Le programme Ureporters, initié par l’UNICEF, s’impose aujourd’hui comme un outil incontournable pour donner la parole aux jeunes et les impliquer dans les politiques publiques. En plaçant la jeunesse au centre des débats, l’UNICEF Bénin confirme sa volonté de bâtir un partenariat solide avec les nouvelles générations, convaincu que leur énergie et leur créativité sont des atouts majeurs pour relever les défis du pays.

Le Camp national des Ureporters du Bénin s’est révélé être bien plus qu’un simple rassemblement. Il a été un véritable laboratoire d’idées, un espace de formation et une célébration de l’engagement citoyen. En réunissant jeunes leaders, institutions et acteurs culturels, il a démontré que l’avenir du Bénin repose sur une jeunesse consciente, formée et déterminée à construire un monde de splendeur.

Avec ce camp, le Bénin confirme que ses jeunes ne sont pas seulement des bénéficiaires des politiques de développement, mais bel et bien des acteurs centraux du changement.


Banikoara : Marche blanche après le coup d’État déjoué du 07 décembre 2025 au Bénin

Le dimanche 07 décembre 2025 restera gravé dans la mémoire collective des habitants de Banikoara. Ce jour-là, un coup d’État a été déjoué par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), empêchant une tentative de déstabilisation du pays. En réaction, la population de Banikoara est sortie massivement dans les rues pour exprimer son soulagement et saluer l’échec cuisant de cette entreprise. La marche blanche organisée a été marquée par des chants patriotiques, des pancartes de soutien et des slogans en faveur de la paix et de la démocratie

Les citoyens ont tenu à féliciter le Président Patrice Talon pour sa vigilance et son leadership, ainsi que les vaillantes FDS pour leur courage et leur détermination. Pour beaucoup, cette mobilisation populaire était une manière de montrer que la démocratie béninoise reste solide et que les tentatives de la fragiliser ne trouveront pas d’écho auprès des populations. Les rues de Banikoara ont ainsi vibré d’une ferveur patriotique rarement observée, témoignant de l’attachement des habitants à la stabilité nationale

Au cours de cette marche, plusieurs citoyens ont exprimé leurs sentiments face aux événements. L’un d’eux a déclaré : « Moi j’ai pas su aimé ce coup d’État et je remercie beaucoup les forces armées loyalistes qui ont pris le contrôle de la situation. » Ce témoignage reflète la reconnaissance générale envers les militaires qui ont agi avec rapidité et efficacité pour neutraliser la menace.

D’autres voix se sont montrées plus fermes, exigeant des sanctions exemplaires contre les auteurs de cette tentative. « Moi je veux que le gouvernement punisse sévèrement ceux qui ont fait ce coup-là. Parce qu’ils ont tué la femme du général Bada. Non non ! Non ! Ça c’est impardonnable », a lancé un participant, visiblement indigné par les pertes humaines liées à cette aventure.

Certains citoyens ont également appelé à une vigilance accrue de la part du chef de l’État. « Je souhaite que Patrice Talon reste vigilant et qu’il fasse beaucoup attention surtout à ses proches », a confié une participante, traduisant l’inquiétude que de telles menaces puissent se reproduire.

Cette marche blanche, au-delà de l’émotion, a été un moment de communion nationale. Elle a permis de réaffirmer l’unité du peuple béninois face aux ennemis de la République. Les habitants de Banikoara ont montré que la démocratie n’est pas seulement une affaire de dirigeants, mais qu’elle repose aussi sur la mobilisation citoyenne.

Notons que, l’échec du coup d’État du 07 décembre 2025 et la réaction populaire qui s’en est suivie constituent un signal fort : le Bénin reste debout, résolument engagé sur la voie de la paix et de la stabilité.