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Clôture historique du Sommet Africain sur le Climat (ACS 2) à Addis-Abeba : L’Afrique trace sa propre voie vers la justice climatique

La deuxième édition du Sommet Africain sur le Climat (ACS 2), tenue à Addis-Abeba, s’est conclue sur une note d’espoir, de détermination et d’unité. Lors de la cérémonie de clôture, le Président de l’Union Africaine a livré un discours puissant, marquant un tournant décisif dans la manière dont le continent aborde les enjeux climatiques.

Un message de fierté et de responsabilité

« Je suis rempli de fierté et de sens du devoir », a déclaré le Président, saluant la clarté, le courage et l’unité avec lesquels l’Afrique s’est exprimée durant les trois jours du sommet. Loin de simples débats, ACS 2 a été le théâtre d’une redéfinition du paradigme climatique africain : passer de la crise à l’opportunité, de l’aide à l’investissement, et de la dépendance à l’innovation dirigée par les Africains eux-mêmes.

L’Afrique, architecte de ses solutions

Le sommet a affirmé que l’Afrique n’est plus un réceptacle passif de solutions climatiques importées. Elle est désormais l’architecte de ses propres réponses. À travers des échanges de haut niveau, les dirigeants africains ont appelé à une réforme du système financier climatique mondial, exigeant une architecture juste, équitable et adaptée aux réalités du continent.

Finance climatique : vers la souveraineté

L’un des points saillants du discours présidentiel fut l’appel à réduire le fardeau de la dette africaine tout en préservant l’espace budgétaire nécessaire aux investissements climatiques et au développement. « La finance climatique ne doit pas devenir une nouvelle forme de dette, mais un chemin vers la souveraineté », a-t-il martelé.

Renforcement institutionnel et partenariats stratégiques

Le sommet a également mis l’accent sur le renforcement des institutions africaines, la gouvernance efficace et la mise en œuvre rapide des actions climatiques. Des approches concrètes ont été proposées pour réduire les risques liés aux investissements, notamment par des partenariats public-privé, afin que les flux financiers bénéficient directement aux priorités africaines.

Un message clair pour la COP30

À l’approche de la COP30, l’Afrique envoie un signal fort : ses demandes en matière de finance climatique ne sont pas des appels à la charité, mais des revendications de justice et de responsabilité partagée. Le continent a également réaffirmé que les marchés du carbone doivent servir au développement durable des communautés africaines, et non à leur exploitation.

Lancement de la Déclaration d’Addis-Abeba et du Rapport phare

La cérémonie a été marquée par l’adoption officielle de la Déclaration d’Addis-Abeba et le lancement du Rapport phare sur les initiatives climatiques continentales, symboles d’un engagement concret et stratégique. À travers la plateforme NDC 3.0, l’Afrique démontre son sérieux en matière d’adaptation, de résilience et de mitigation.

Vers un avenir commun et durable

Le Président a conclu son discours en appelant à une voix africaine unie, audacieuse et enracinée dans la justice. « L’Afrique n’est pas un problème à résoudre. Elle est une solution à soutenir », a-t-il affirmé, saluant les contributions des États membres, des jeunes leaders, de la société civile, du secteur privé et des partenaires internationaux. ACS 2 ne s’est pas terminé par une simple clôture, mais par l’ouverture d’un nouveau chapitre : celui d’une Afrique investie, écoutée, et reconnue comme acteur central de la transition climatique mondiale.


Climat : l’Union Africaine réclame des financements à la hauteur du désastre à la cérémonie d’ouverture du ACS2 à Addis Ababa

Addis-Abeba, cœur battant du continent, s’est transformée en tribune mondiale pour le climat. Le 2ᵉ Sommet africain sur le climat s’est ouvert sur un discours puissant du Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, qui n’a pas mâché ses mots : l’Afrique exige une justice climatique réelle et un financement à la hauteur des défis qu’elle affronte. Fini les discours creux, place aux engagements concrets.

Cérémonie d’ouverture ACS2 ÉTHIOPIA ce 08 Septembre 2025

L’Afrique, pourtant responsable de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est en première ligne des catastrophes climatiques. Sécheresses, inondations, insécurité alimentaire, perte de biodiversité… le continent paie le prix fort d’un dérèglement qu’il n’a pas causé. « Nous ne sommes pas les pollueurs, mais nous sommes les premières victimes », a martelé Youssouf, appelant à une mobilisation internationale fondée sur l’équité et la responsabilité.

Le sommet a mis en lumière un chiffre vertigineux : 1,3 trillion de dollars par an. C’est le montant nécessaire pour permettre à l’Afrique de s’adapter, de se développer durablement et de faire face aux impacts du changement climatique. Or, les financements actuels, souvent conditionnés et fragmentés, plafonnent à 300 milliards, majoritairement issus du secteur privé. Un gouffre financier qui illustre le déséquilibre criant entre les besoins et les promesses.

Parmi les priorités urgentes : une agriculture intelligente, capable de nourrir le continent tout en respectant les écosystèmes ; une transition énergétique ambitieuse, portée par l’initiative « Mission 300 millions » pour électrifier durablement les foyers africains ; une gestion de l’eau innovante, avec des techniques comme l’hydroponie et le goutte-à-goutte ; et enfin, une économie bleue qui valorise les ressources marines tout en les protégeant.

Mahmoud Ali Youssouf président de l’Union Africaine

Mais au-delà des chiffres, c’est la gouvernance du financement climatique qui est remise en cause. Mahmoud Ali Youssouf a dénoncé un système de crédits carbone dominé par les pays pollueurs, appelant à la création d’une instance indépendante pour en assurer la transparence et l’équité. Il a également exigé que le Fonds vert pour le climat et celui dédié aux pertes et dommages soient réformés pour répondre réellement aux besoins africains.

Le ton est donné : l’Afrique ne quémande pas, elle revendique. Elle ne veut plus être reléguée au rang de spectatrice dans les négociations internationales, mais devenir actrice à part entière. « Le Sud global doit parler d’une seule voix, et cette voix doit être forte, claire et respectée », a affirmé Youssouf, en référence aux sommets passés et à ceux à venir.

Ce sommet est bien plus qu’un événement diplomatique. C’est un cri du cœur, un appel à la conscience mondiale, une déclaration d’intention. L’Afrique veut bâtir un avenir résilient, vert et inclusif. Mais elle ne le fera pas seule. Elle exige des partenariats équitables, des engagements tenus et des ressources à la hauteur de ses ambitions.


ACS 2 : Conférence de presse sur le Deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2) avec la Ministre éthiopienne de la Planification et du Développement.

Addis-Abeba, 7 septembre 2025, à deux jours de l’ouverture du Deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2), prévu du 8 au 10 septembre 2025, la Ministre éthiopienne de la Planification et du Développement, Son Excellence Dr Fitsum Assefa, également Coordinatrice nationale désignée pour l’ACS2, a tenu une conférence de presse majeure au Centre international des conférences d’Addis-Abeba (AICC). Devant un parterre de journalistes locaux et internationaux, elle a présenté les enjeux, les objectifs et les préparatifs de ce sommet continental, qui s’annonce comme un tournant décisif pour l’Afrique dans la lutte contre le changement climatique.

Dès l’ouverture de son allocution, Dr Fitsum a souligné l’importance historique de ce sommet : « L’ACS2 n’est pas un simple rassemblement diplomatique. C’est un moment de vérité pour l’Afrique. Un moment où nous affirmons notre leadership, notre vision et notre capacité à proposer des solutions climatiques concrètes, adaptées à nos réalités. »

Sous le thème « Accélérer les solutions climatiques mondiales : Financer le développement résilient et vert de l’Afrique », le sommet vise à repositionner le continent comme acteur central dans les négociations climatiques mondiales. La ministre a insisté sur le fait que l’Afrique ne doit plus être perçue uniquement comme une victime du changement climatique, mais comme un laboratoire vivant de solutions innovantes, fondées sur la nature, la résilience communautaire et les technologies propres. « Nous avons des modèles de croissance verte, des initiatives locales puissantes, des savoirs traditionnels qui dialoguent avec la science moderne. Il est temps que le monde reconnaisse et soutienne ces efforts. »

Elle a ensuite détaillé les objectifs clés du sommet, notamment : la présentation de solutions africaines en matière d’énergie propre, d’adaptation climatique et de croissance verte, la mobilisation d’un financement climatique équitable, prévisible et adapté aux priorités africaines, l’adoption de la Déclaration d’Addis-Abeba, qui servira de position commune de l’Afrique en vue de la COP30 et Le lancement d’un rapport phare regroupant 130 initiatives climatiques, des engagements financiers et des propositions concrètes.

Dr Fitsum a également présenté les chiffres impressionnants liés à l’organisation du sommet : « Nous avons enregistré plus de 25 000 délégués. Le programme est complet et structuré, avec 49 événements mandatés, 199 événements parallèles officiels, 23 pavillons thématiques et 43 expositions. Tout est prêt pour accueillir le monde à Addis-Abeba. »

Elle a salué l’implication des partenaires, notamment l’Union africaine, les États membres, les organisations internationales, les ONG et le secteur privé, qui ont contribué à faire de l’ACS2 un sommet inclusif, représentatif et ambitieux.

Mais au-delà des chiffres, la ministre a tenu à rappeler le message politique et moral que l’Afrique souhaite porter : « Nous ne venons pas quémander. Nous venons de proposer. Nous venons avec des solutions, avec une vision, avec une volonté de bâtir un avenir commun. Le financement climatique ne doit pas être une faveur, mais un droit. »

Elle a également évoqué les enjeux de justice climatique, soulignant que l’Afrique contribue très peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais subit de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique : sécheresses, inondations, insécurité alimentaire, déplacements de populations. « Il est injuste que nos pays soient contraints de choisir entre développement et survie. Le monde doit reconnaître cette injustice et agir en conséquence. »

Dr Fitsum a appelé les médias à jouer un rôle actif dans la diffusion du message africain : « Vous êtes les relais de notre voix. Vous êtes les témoins de notre résilience. Faites entendre l’Afrique. Montrez que nous ne sommes pas des spectateurs, mais des bâtisseurs. »

Elle a également souligné que les résultats de la Climate Week 2, tenue en amont du sommet, alimenteront directement les discussions de haut niveau, notamment la Déclaration d’Addis-Abeba. Cette déclaration, selon elle, doit refléter une vision unifiée, fondée sur la solidarité, la responsabilité partagée et l’ambition collective.

« L’unité africaine est notre force. Si nous parlons d’une seule voix, nous pouvons influencer les décisions mondiales. Nous pouvons faire de la COP30 un tournant pour le continent. »

En conclusion, la ministre a réaffirmé l’engagement de l’Éthiopie à porter haut les couleurs de l’Afrique : « L’Éthiopie est fière d’accueillir ce sommet. Nous avons une tradition de leadership climatique, avec des initiatives comme le programme Green Legacy, l’investissement dans les énergies renouvelables et la promotion de la mobilité verte. Nous sommes prêts à accueillir le monde et à faire entendre la voix de l’Afrique. »

Le Deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2) se tiendra du 8 au 10 septembre 2025, à Addis-Abeba, sous l’égide du Gouvernement éthiopien et en collaboration avec l’Union africaine. Il s’annonce comme un moment fort de mobilisation, de dialogue et de proposition, où l’Afrique entend redéfinir sa place dans l’agenda climatique mondial. Ici consultez le Programme complet


Élection 2026 : Daniel Edah à la presse béninoise, un appel vibrant pour une presse libre, digne et au service de la démocratie

Dans un contexte politique et médiatique marqué par les tensions, les compromissions et les silences calculés, Daniel Edah, fidèle opposant depuis 2014 et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2026 a choisi de s’adresser directement à la presse béninoise, aux webs activistes et à l’ensemble des citoyens à travers une lettre ouverte d’une rare intensité. Ce texte, intitulé « Pour une presse digne et indépendante : le dilemme », ne se contente pas de dénoncer les dérives du système médiatique actuel ; il trace les contours d’une vision ambitieuse pour un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique intégrée en plein essor. C’est le manifeste d’un système ou la continuité de l’État est une culture embrassée.

Dès les premières lignes, le ton est donné. Daniel Edah fustige une générosité bâtie sur le détournement du bien commun, qu’il qualifie de « corruption raffinée » et de « ruse diabolique ». Il dénonce une pratique qui consiste à dépouiller la collectivité pour distribuer des miettes, tout en obligeant les victimes à applaudir leurs propres bourreaux. Cette critique frontale vise les mécanismes de dépendance qui ont progressivement affaibli la presse béninoise, réduite à une logique de survie où les enveloppes et les faveurs remplacent l’éthique et la rigueur professionnelle.

Dans ce cercle vicieux, les journalistes, animateurs, chroniqueurs et photographes censés être les gardiens de la vérité et les éclaireurs de la société se retrouvent piégés. « Une presse affamée ne peut pas être libre. Une presse qui mendie ne peut pas être indépendante », écrit-il avec force. Cette réalité, selon Edah, empêche la presse de jouer son rôle de quatrième pouvoir, pourtant indispensable à toute démocratie vivante.

Mais loin de se contenter d’un constat amer, Daniel Edah rend hommage à ceux qui, malgré les difficultés, ont su rester fidèles à l’éthique professionnelle. Il salue les journalistes courageux qui ont relayé ses activités sans manipulation, ainsi que les activistes des réseaux sociaux qui ont utilisé leurs plateformes pour stimuler la conscience citoyenne et porter la voix du peuple. Pour lui, leur engagement prouve que l’intégrité est possible, même dans l’adversité.

Ici la lettre ; elle prend ensuite une dimension programmatique. Daniel Edah expose sa vision d’un Bénin nouveau, fondé sur une économie de production et de transformation, où chaque citoyen aurait accès dignement à l’alimentation, au logement, à l’éducation, à la santé et à la sécurité. Dans cette transformation, les médias classiques et numériques ont un rôle stratégique à jouer : informer, sensibiliser, contrôler et accompagner le peuple vers une prospérité partagée.

En tant que candidat à la présidentielle de 2026, Daniel Edah prend six engagements clairs et fermes pour redonner à la presse béninoise sa dignité et son indépendance. Il promet de mettre fin à la clochardisation des médias en instaurant des mécanismes transparents de financement public et privé, de soutenir la création d’entreprises de presse solides, de garantir la liberté éditoriale, de restaurer le rôle de la presse comme pilier de la démocratie, de valoriser les webs activistes et de faire des médias des partenaires stratégiques du développement national.

Mais au-delà des promesses, Edah pose un dilemme moral : celui du choix entre l’intégrité et la compromission. Il reconnaît que dans le quotidien difficile des journalistes, la tentation du court terme est grande. Certains espèrent des faveurs, d’autres cherchent à corrompre la volonté de changement. Sa réponse est sans équivoque : « Je choisis la voie de l’intégrité et de la durabilité. Ma main ne distribuera pas de miettes. Elle tendra les clés d’un avenir où la presse béninoise sera forte, digne et libre. » Ce dilemme, selon lui, dépasse la profession de journaliste. Il interpelle chaque citoyen. Une presse mendiante ne défendra jamais le peuple contre les abus du pouvoir. Une presse indépendante ne sera jamais le miroir fidèle de la société. C’est pourquoi il appelle à un sursaut collectif : refuser les compromis mortels, tenir ferme, exiger la dignité et bâtir ensemble une presse indépendante.

La lettre se conclut sur une note solennelle et inspirante. Daniel Edah affirme que l’échec de ce projet serait une régression pour la démocratie tout entière, mais que sa réussite ouvrirait la voie à un Bénin nouveau, éclairé par la vérité et porté par une presse retrouvée. Il prend cet engagement devant la Nation et devant l’Histoire, avec une formule qui résonne comme un serment : « Ensemble, nous le ferons et il fera beau ! »

Cette lettre ouverte marque un tournant dans le débat politique béninois. Elle ne se contente pas de dénoncer ; elle propose, elle engage, elle inspire. Elle rappelle que la liberté de la presse n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale pour toute société qui aspire à la justice, à la prospérité et à la souveraineté. Et elle place Daniel Edah comme l’un des rares acteurs politiques à articuler une vision cohérente, transparente et profondément démocratique pour l’avenir du Bénin.

Dans un paysage politique souvent marqué par les revirements et les calculs opportunistes, cette constance mérite d’être soulignée. Depuis 2014, Daniel Edah n’a jamais dévié de sa ligne. Il est resté fidèle à ses convictions, refusant les alliances de circonstance et les compromis faciles. Sa lettre à la presse béninoise est à la fois un cri du cœur, un acte de foi et une feuille de route pour un avenir meilleur.

Si la presse béninoise répond à cet appel, si les citoyens s’en emparent, alors peut-être que le Bénin pourra enfin écrire une nouvelle page de son histoire, une page où la vérité ne sera plus un luxe, mais une lumière.


Élections 2026 : L’opposition, Les Démocrates défie les verrous de la mouvance présidentielle

Le Bénin traverse une période politique critique, où les fondements de sa démocratie sont mis à rude épreuve. À quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2026, le pays semble pris dans un étau politique, orchestré par une mouvance présidentielle déterminée à verrouiller l’espace électoral et à prolonger une gouvernance qualifiée par certains de mascarade institutionnelle. Dans ce climat tendu, le Parti Les Démocrates, mené par l’ancien président Thomas Boni Yayi, s’impose comme le dernier rempart contre les dérives autoritaires et les manigances du pouvoir.

Conférence de presse des grandes lignes ce 05 Septembre 2025

Le 5 septembre 2025, à Cotonou, le Parti Les Démocrates a tenu une conférence de presse solennelle, marquant un moment fort de résistance politique. Cette déclaration, annoncée en grande pompe, fait suite à une journée historique : celle du 2 septembre, où les 28 parrains du parti ont officiellement remis leurs parrainages, condition indispensable à la participation du parti à la prochaine présidentielle. Ce geste, loin d’être symbolique, représente une victoire politique majeure dans un contexte où les pressions, les intimidations et les tentatives de corruption ont été monnaie courante.

Pendant des semaines, la rumeur courait que le régime en place avait réussi à « acheter » certains parrains pour empêcher Les Démocrates de franchir l’étape du parrainage. Des appels nocturnes, des promesses mirobolantes, des menaces déguisées : tout a été mis en œuvre pour faire plier les députés. Mais comme l’a souligné le parti, « nos 28 héros ont plié, mais n’ont pas rompu ». Leur fidélité au peuple, à la démocratie et à leur engagement politique a permis de déjouer les plans d’un pouvoir qui cherche à imposer une succession verrouillée, au profit d’un système minoritaire.

La conférence de presse du 5 septembre n’était pas seulement une célébration. Elle était aussi un cri d’alerte. Les Démocrates ont dénoncé les manœuvres iniques et honteuses du pouvoir dit de la rupture, qui tente par tous les moyens d’empêcher une véritable compétition électorale. Derrière les discours de développement et de stabilité, se cache une stratégie de confiscation du pouvoir, où l’opposition est muselée, les institutions fragilisées, et le peuple maintenu dans une illusion démocratique.

Mais malgré les coups bas, Les Démocrates tiennent bon. Leur détermination à participer aux élections, à défendre les valeurs républicaines et à offrir une alternative crédible au peuple béninois est intacte. Le soutien populaire, palpable dans les rues et sur les réseaux sociaux, montre que le Bénin n’est pas prêt à céder à une gouvernance imposée. Le peuple veut choisir librement et souverainement.

Ce tournant politique est crucial. Il ne s’agit plus seulement d’une bataille électorale, mais d’un combat pour l’avenir démocratique du Bénin. Le choix de 2026 ne doit pas être dicté par des arrangements politiques ou des successions imposées. Il doit être l’expression claire de la volonté du peuple. Et dans cette lutte, Les Démocrates apparaissent comme le porte-voix d’une nation qui refuse de se taire.


Élections 2026 : Wadagni troisième mandat déguisé de Patrice Talon

Depuis l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon en 2016, le Bénin a connu une transformation politique profonde, marquée par une gouvernance centralisée, des réformes controversées et une restriction progressive des libertés démocratiques. Présenté comme le président du « gouvernement de la rupture », Talon a rapidement imposé un style de gestion assimilable à celui d’une entreprise privée, où les intérêts personnels et familiaux semblent primer sur les principes républicains.

La démocratie béninoise, autrefois saluée pour sa vitalité, s’est vue estropiée par des mécanismes politiques unijambistes, conçus pour favoriser une minorité au détriment de la pluralité politique. Dès les premières années de son mandat, plusieurs signes de dérives ont été observés : verrouillage de l’espace politique, réformes électorales excluant l’opposition, introduction du parrainage comme barrière institutionnelle, et mise à l’écart de figures politiques majeures par l’exil ou l’emprisonnement. Ces actes ont progressivement paralysé la classe politique, rendant toute alternance difficile, voire impossible.

Dans sa quête d’un troisième mandat déguisé, Talon a mis en place des systèmes et des protocoles qui, loin de renforcer la démocratie, ont servi à piéger ses propres ambitions. À quelques mois des élections présidentielles, il semble vouloir jouer un rôle de figurant en désignant un dauphin, notamment son ministre de l’Économie, comme successeur potentiel. Cette manœuvre soulève une question fondamentale : la Constitution béninoise autorise-t-elle un président sortant à imposer son successeur ? La réponse est non. Le choix du président doit être l’expression libre et souveraine du peuple, et non le fruit d’un arrangement politique opaque.

En affirmant vouloir protéger ses acquis, Talon transforme la gouvernance en un instrument de conservation personnelle, où les réalisations deviennent prétextes à prolongation du pouvoir. Mais quels sont réellement ces acquis ? Sont-ils tangibles pour la population ? Ont-ils amélioré les conditions de vie des Béninois ? De nombreux citoyens expriment des doutes légitimes. La transparence des élections, la liberté d’expression, l’indépendance des institutions et le respect des droits fondamentaux doivent redevenir les piliers de notre démocratie. Le Bénin ne peut se permettre de sombrer dans une mafia politique déguisée en gouvernance républicaine.

Chaque fils et fille du Dahomey doit réfléchir profondément à l’avenir du pays, à la nécessité de mettre fin à ces dérives unipersonnelles, et à restaurer une stabilité politique fondée sur la justice, l’équité et la participation citoyenne. Le pouvoir ne doit pas être une obsession, mais un service rendu à la nation. La succession présidentielle ne peut être une imposition, mais une décision collective, éclairée et transparente. Pour la première fois dans l’histoire politique du Bénin, les élections à venir doivent être un tournant, une occasion de réaffirmer notre attachement à la démocratie, à la liberté et à la souveraineté populaire.

Dans un paysage politique béninois marqué par les rivalités, les compromis douteux et les figures recyclées, Daniel Edah se distingue comme une voix singulière, intègre et visionnaire. Depuis 2014, il incarne une alternative crédible, portée par une vision claire, cohérente et profonde dans les aspirations du peuple. Ancien fonctionnaire international, Edah n’a jamais été compromis par les jeux du pouvoir actuel, ni par les alliances partisanes qui ont souvent paralysé l’évolution démocratique du pays. Alors, sa posture indépendante, son discours structuré et sa proximité avec les réalités sociales font de lui l’unique figure vierge de la classe politique béninoise, au sens noble du terme : libre de toute souillure politique, libre de toute compromission, et surtout libre de penser un Bénin nouveau Il avait affirmé sur la chaîne de télévision nationale Bénin TV : « La continuité de l’État doit être une culture embrassée. » Il propose ainsi une nouvelle forme de continuité dans la gouvernance.

Ce qu’il propose depuis plus d’une décennie n’est pas un simple programme électoral, mais une véritable vision de société, fondée sur la justice sociale, la transparence institutionnelle, l’inclusion économique et la valorisation des langues et cultures locales. Daniel Edah parle au cœur des citoyens, sans populisme ni démagogie, mais avec une rigueur intellectuelle et une sincérité rare. Dans un contexte où le pouvoir semble confisqué et où les mécanismes démocratiques sont fragilisés, sa candidature représente l’espoir d’un renouveau politique, d’une gouvernance participative et d’un leadership éthique. Face aux manœuvres de succession imposées et aux dérives autoritaires, le peuple béninois mérite de considérer une voie nouvelle, portée par un homme qui n’a jamais trahi ses convictions, ni le peuple. Daniel Edah n’est pas seulement une alternative, il est l’opportunité historique de réconcilier le Bénin avec sa démocratie.


RECICO 2025 : L’Afrique du cinéma s’invite à Cotonou avec l’Égypte à l’honneur

Ce mardi 2 septembre 2025, la ville de Cotonou a accueilli la conférence de presse officielle annonçant la tenue de la prochaine édition du Festival des RECICO (Rencontres Cinématographiques et Numériques de Cotonou), prévue du 27 septembre au 4 octobre 2025. Ce rendez-vous incontournable du cinéma africain revient avec une programmation ambitieuse, une thématique engagée et une ouverture culturelle marquée par la présence de l’’Égypte comme pays d’honneur

La conférence, tenue en présence de l’ambassadrice de l’Égypte au Bénin, des membres du comité d’organisation et du promoteur du festival, Dimitri Fadonougbo, a levé le voile sur les grandes lignes de cette édition. Le choix de l’Égypte, berceau de la civilisation et acteur majeur du cinéma africain, s’inscrit dans une volonté de valoriser les atouts touristiques, culturels et cinématographiques du pays copte. Avec 8 films égyptiens sélectionnés, le public béninois pourra découvrir la richesse narrative et esthétique du cinéma du Nil.

Au total, 200 films issus de 26 pays africains , 43 films retenus dont 14 films d’école venus de 09 pays d’Afrique seront projetés et mis en compétition, confirmant la vocation panafricaine des RECICO. Les œuvres seront évaluées par un jury composé de professionnels venus du Maroc et du Burkina Faso, deux nations reconnues pour leur engagement dans le développement du 7e art sur le continent.

Le thème retenu pour cette édition est à la fois audacieux et profondément actuel : « Cinéma africain et immigration : enjeux, défis et perspectives ». À travers des panels, des communications et des colloques internationaux, le festival entend interroger le rôle du cinéma dans la représentation des migrations africaines, qu’elles soient internes ou vers l’extérieur. Ce thème sera exploré par des réalisateurs, producteurs, chercheurs et acteurs culturels venus de tout le continent.

Les RECICO 2025 ne s’arrête pas là. Une nouvelle initiative baptisée “RECICO CHEZ-VOUS” verra le jour cette année : il s’agit d’un concept de projection de films en plein air, ouvert au grand public béninois, dans les quartiers et espaces communautaires. Cette démarche vise à démocratiser l’accès au cinéma, à créer des moments de partage et à renforcer le lien entre les œuvres et les spectateurs.

Selon Dimitri Fadonougbo, « l’Égypte est un pilier du cinéma africain, avec une industrie cinématographique qui a traversé les décennies et influencé des générations de cinéastes. Son patrimoine culturel, sa richesse narrative et sa capacité à raconter l’Afrique à travers des prismes multiples en font un partenaire naturel pour RECICO ». Mais l’innovation majeure de cette édition réside dans le lancement du concept « RECICO CHEZ-VOUS », une initiative pensée pour rapprocher le cinéma du grand public. Dimitri Fadonougbo a souligné que « parmi les 43 films sélectionnés, tous ne peuvent être primés, mais tous méritent d’être vus. C’est pourquoi le concept RECICO CHEZ-VOUS est notre stratégie politique culturelle pour mettre en lumière le cinéma Africain y compris les acteurs derrière ces productions cinématographique »

Depuis sa création, le festival des RECICO s’est imposé comme une plateforme de libre expression et de valorisation du cinéma africain. Grâce à la vision et à l’engagement de Dimitri Fadonougbo, le festival continue de tracer son chemin, en mettant en lumière les talents du continent et en favorisant les échanges culturels.

Lors de la conférence de presse, Ragaa Elwakeel, l’ambassadrice de la République arabe d’Égypte au Bénin, a marqué de sa présence un moment fort de diplomatie culturelle et de soutien au cinéma africain. Dans une déclaration empreinte de conviction et d’enthousiasme, elle a salué le choix de l’Égypte comme pays d’honneur pour cette édition, tout en affirmant son engagement indéfectible à accompagner le festival dans sa mission de valorisation du 7ᵉ art africain.

Elle a souligné que cette collaboration ne représente pas une simple participation symbolique, mais bien le début d’une nouvelle ère pour les RECICO et pour le cinéma africain dans son ensemble.

Elle a insisté sur le rôle stratégique que peut jouer le cinéma dans le brassage culturel entre les peuples africains, en tant que vecteur de dialogue, de compréhension mutuelle et de cohésion régionale. Pour elle, le cinéma est bien plus qu’un art : c’est un acteur clé du développement de l’Afrique, capable de porter les récits du continent, de renforcer les identités locales et de stimuler les industries créatives.

Dans son intervention, l’ambassadrice a également salué l’initiative “RECICO CHEZ-VOUS”, qu’elle considère comme une démarche inclusive et visionnaire, permettant de rapprocher les œuvres cinématographiques du public béninois, notamment à travers des projections en plein air des films non sélectionnés en compétition officielle. Elle a exprimé son admiration pour cette volonté de donner une voix à chaque création, et de faire du festival un espace ouvert, accessible et profondément enraciné dans les réalités sociales.

Notons que, Ragaa Elwakeel a réaffirmé que l’Égypte restera un partenaire engagé aux côtés des RECICO, et qu’elle œuvrera à renforcer les liens culturels entre les deux nations à travers des projets cinématographiques, des échanges artistiques et des initiatives diplomatiques. Son discours a été accueilli avec chaleur et reconnaissance, confirmant que cette édition 2025 des RECICO s’inscrit dans une dynamique nouvelle, où le cinéma devient un levier de transformation et d’unité pour l’Afrique.

Alors le rendez-vous est pris du 27 septembre au 4 octobre, Cotonou vibrera au rythme du cinéma africain, entre projections, débats, rencontres et célébrations. Une édition qui s’annonce riche, engagée et résolument tournée vers l’avenir du cinéma sur le continent.


Daniel Edah, une figure d’intégrité face à Romuald Wadagni, incarnation d’un pouvoir en quête de prolongation

Depuis l’annonce de la candidature de Romuald Wadagni par la mouvance présidentielle, le paysage politique béninois est en ébullition. Ce choix, présenté comme celui de la jeunesse, de la compétence et de la continuité, suscite pourtant de vives critiques dans les cercles citoyens et politiques. Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’un véritable renouveau, mais d’une manœuvre politique savamment orchestrée par le président sortant Patrice Talon, dans le but de conserver son emprise sur le pouvoir à travers un successeur docile et malléable. Derrière les apparences d’un choix démocratique, se cache une stratégie de contrôle, de manipulation et de préservation des intérêts personnels.

Romuald Wadagni, ministre de l’Économie et des Finances depuis 2016, est certes jeune, diplômé et reconnu pour sa rigueur technocratique. Mais son ascension fulgurante et sa proximité avec le chef de l’État soulèvent des interrogations légitimes. Est-il réellement le candidat du peuple ou celui d’un système verrouillé ? Est-il porteur d’une vision autonome ou simplement le prolongement d’un pouvoir qui refuse de lâcher prise ? Ces questions sont au cœur du débat politique actuel, et elles méritent d’être posées avec clarté et courage.

La candidature de Wadagni apparaît comme une tentative de diversion, une opération de communication visant à détourner l’attention des véritables enjeux. En présentant un visage jeune et moderne, la mouvance cherche à camoufler les pratiques autoritaires, les verrouillages institutionnels et les dérives du régime Talon. Ce choix n’est pas innocent : il s’inscrit dans une logique de continuité, où le président sortant, bien qu’empêché constitutionnellement de briguer un nouveau mandat, entend rester le véritable maître du jeu politique. Wadagni, dans ce scénario, n’est pas un acteur libre, mais une télécommande politique, un relais stratégique pour maintenir le statu quo.

Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une tradition politique où les dirigeants cherchent à prolonger leur pouvoir par procuration, en plaçant des proches à des postes clés. Wadagni, fidèle lieutenant de Talon, incarne cette logique. Son profil technocratique, son absence d’engagement politique autonome, et sa loyauté envers le président sortant en font un candidat de substitution, un choix calculé pour préserver les acquis du régime. Ce n’est pas un hasard si sa candidature a été annoncée sans véritable débat interne, sans consultation populaire, et sans transparence. Tout semble avoir été décidé en haut lieu, dans les cercles restreints du pouvoir.

Face à cette candidature controversée, l’opposition béninoise voit émerger une figure singulière : Daniel Edah. Ancien candidat à la présidentielle de 2016, fonctionnaire international, et membre actif du cadre de concertation des forces politiques de l’opposition, Edah incarne une alternative crédible, engagée et résiliente. Contrairement à d’autres opposants contraints à l’exil, il est resté au pays, malgré les pressions, les intimidations et les verrouillages politiques. Son engagement pour une gouvernance apaisée, inclusive et transparente en fait l’un des rares candidats à proposer une véritable rupture avec les pratiques du passé.

Daniel Edah n’est pas un inconnu. Depuis plus de dix ans, il milite pour une transformation profonde du système politique béninois. Son parcours, marqué par la constance, la clarté et la fidélité à ses idéaux, contraste fortement avec les manœuvres de la mouvance présidentielle. En 2016, il avait soutenu Talon au second tour, dans l’espoir d’un changement. Mais très vite, il a compris que le pouvoir en place ne cherchait pas à réformer, mais à verrouiller. Depuis, il n’a cessé de dénoncer les dérives autoritaires, les atteintes aux libertés, et les manipulations institutionnelles. Sa candidature, annoncée depuis le 29 mai dernier, s’inscrit dans une dynamique de rassemblement, de concertation et de mobilisation citoyenne.

Il est important de souligner que Wadagni et Edah sont tous deux originaires du grand Mono-Couffo. Cette proximité géographique ajoute une dimension locale à leur confrontation politique.

Le département, marqué par une solidarité communautaire forte, est aujourd’hui le théâtre d’une guerre d’influence entre deux figures opposées : l’une portée par le pouvoir central, l’autre par une opposition enracinée. Le rôle du baobab politique Amoussou Bruno, influent dans la région, pourrait peser dans les équilibres locaux. Mais au-delà des considérations communautaires, c’est l’avenir du Bénin qui se joue dans cette confrontation.

Le peuple béninois, dans sa sagesse, ne se laisse pas facilement berner. Il voit au-delà des discours, des apparences et des mises en scène. Il sait reconnaître les manœuvres, les manipulations et les faux-semblants. Et aujourd’hui, il s’interroge : quel est le véritable projet de Wadagni ? Quelle est sa vision pour le pays ? Quelle est sa capacité à gouverner en toute indépendance ? Ces questions restent sans réponse. Car derrière le vernis technocratique, il n’y a pas de programme clair, pas de vision autonome, pas de projet de société.

Tout semble dicté par le pouvoir sortant, dans une logique de continuité et de contrôle.À l’inverse, Daniel Edah propose une gouvernance apaisée, fondée sur le dialogue, la justice et la participation citoyenne. Il ne cherche pas à diviser, à exclure ou à dominer. Il veut rassembler, réconcilier et construire. Son projet est clair : restaurer la démocratie, renforcer les institutions, libérer les énergies, et redonner au peuple sa souveraineté. Il ne promet pas des miracles, mais il offre une alternative crédible, honnête et engagée. Et cela, dans le contexte actuel, est déjà une révolution.

Le choix entre Wadagni et Edah ne se résume pas à une opposition entre deux individus. Il s’agit d’un choix de société, d’un choix de modèle, d’un choix de valeurs. D’un côté, un pouvoir centralisé, autoritaire et manipulateur. De l’autre, une vision démocratique, inclusive et transparente. Le peuple béninois mérite mieux que des candidatures téléguidées, des manœuvres politiques et des jeux d’influence. Il mérite une véritable alternative, un projet de société, une gouvernance responsable.

Dans les coulisses, les regards se tournent vers Daniel Edah. Sa constance, son courage et sa vision en font un candidat incontournable. Il ne cherche pas à imposer, mais à convaincre. Il ne veut pas dominer, mais servir. Et cela, dans un contexte marqué par la défiance, la fatigue et la lassitude, est une bouffée d’air frais. Le Bénin a besoin de renouveau, de respiration, de transformation. Et ce renouveau ne viendra pas d’un candidat choisi par le pouvoir, mais d’un homme porté par le peuple.

Notons que, la candidature de Romuald Wadagni, bien que présentée comme un choix de modernité, soulève de nombreuses critiques sur sa légitimité, son indépendance et sa vision. Elle apparaît comme une manœuvre politique, une stratégie de prolongation du pouvoir et une opération de diversion.

À l’inverse, Daniel Edah incarne une opposition enracinée, résiliente et porteuse d’une vision alternative. Le peuple béninois, dans sa sagesse, saura faire la différence. Et dans cette différence, se joue l’avenir du pays ce que Daniel Edah rêve d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor. C’est le manifeste d’une bonne vision pour le Bénin.


Freedah N’Dah, l’Amazone moderne qui réinvente la beauté béninoise

Sous les projecteurs ou dans le silence d’un regard, elle incarne bien plus qu’une simple silhouette : elle est l’expression vivante de la grandeur des femmes africaines. Mesurant 1m80, avec une prestance naturelle qui saisit au premier pas, son allure se distingue autant par sa force que par sa grâce. Mais ce qui la rend inoubliable, c’est cette chevelure sculpturale, haute et audacieuse, qui s’élève comme une couronne vivante.

Crédit photo : JODBEG Photography

Véritable signature stylistique, elle n’est pas qu’un détail esthétique, mais un symbole d’indépendance et d’identité. Déjà à 25 ans, Freedah N’Dah impose sa silhouette et sa vision dans le monde exigeant de la mode. Mais au-delà du mannequinat et des défilés, elle incarne la force d’une jeunesse béninoise qui se bat avec dignité et passion pour exister. Voici le portrait d’une guerrière moderne qu’on découvre ici :

Des larmes aux podiums : un début forgé dans le feu

Derrière les sourires sur les tapis rouges se cache une histoire de résilience. Lorsqu’on lui demande comment tout a commencé, Freedah répond sans détour : «Rien n’a été facile pour moi à mes débuts. J’ai tout appris dans les larmes et la sueur.»

Dès les premières années, elle a dû se forger seule. Sans privilèges, sans raccourcis. Sa mère, figure quotidienne de courage, et l’image de la femme béninoise, l’ont constamment poussée à puiser dans ses ressources intérieures. Et c’est avec cette foi inébranlable en ses ambitions que Freedah a tracé sa route.

Un palmarès jeune mais déjà glorieux

Par son port altier et ses postures affirmées, elle rappelle les Amazones d’autrefois : ces guerrières béninoises, fières et redoutables, qui se dressent en rempart contre l’oubli et l’effacement. Chaque mouvement, chaque regard devient alors une prise de position, un hommage vibrant à toutes celles qui, hier comme aujourd’hui, se battent pour préserver la dignité, la valeur et la mémoire des femmes africaines.

Crédit photo : JODBEG Photography

Si elle se considère encore en début de carrière, les distinctions glanées, elle était le Top Model Kofa 2019, Miss Africa Golden 2021, Meilleur Top Model Féminin Avo Fashion Réception 2023 et Couronnée Top Model Univers 2024. Chacun de ces prix a été un tremplin, un miroir dans lequel elle a mesuré sa progression. « Ils m’ont apporté confiance et m’ont prouvé que je peux faire encore mieux » dit Freedah. Pour elle, le meilleur reste à venir.

Déconstruire la beauté : un combat personnel

Freedah ne se contente pas d’incarner la beauté : elle la redéfinit. Pour elle, celle-ci n’est pas figée dans les standards occidentaux ou les critères de podium. « Être mannequin, c’est une présence, une capacité à captiver, à transmettre une émotion. » Qu’il s’agisse de proportions classiques ou de différences singulières, elle milite pour une beauté plurielle, transformable, véritable reflet de l’humanité.

L’ADN Béninois au cœur de l’élégance

Née de la rencontre de cultures béninoises multiples, Freedah revendique fièrement son identité. Pour elle, chaque défilé est un terrain d’expression de cette richesse : « Le Bénin est petit en surface mais immense par son patrimoine immatériel. » a-t-elle déclaré lors de l’entretien. Elle le dit avec conviction : son pays mérite d’être connu pour ce qu’il a de plus profond. Telle une ambassadrice culturelle, elle cultive une esthétique enracinée, métissée, vivante.

Crédit photo : JODBEG Photography

Elle ne se contente pas de défiler, elle défend. Sa beauté n’est pas docile, elle est affirmée, enracinée, historique, une beauté qui inspire à retrouver ses racines, à honorer l’héritage et à bâtir un avenir en portant fièrement ce que l’on est. Un simple regard, une posture, et voilà un message puissant : « Nous sommes les héritières de nos Ancêtres. » Freedah cite l’hymne national béninois comme source d’inspiration, notamment ce vers « Pour la postérité, construisez sans relâche. » Tout un symbole. Son regard, dit-on, inspire la fierté, le courage, et rappelle les luttes silencieuses menées par les femmes d’hier.

En Amazone assumée

L’image revient souvent dans ses shootings : celle d’une Amazone du Dahomey, fière, droite, audacieuse. Une référence qu’elle assume pleinement. « Les femmes sont le socle de la société béninoise. Ce n’est pas nouveau. » À travers ses tenues et ses gestes, elle réhabilite cette mémoire historique, tout en l’ancrant dans les réalités d’aujourd’hui. Une manière d’éduquer, de provoquer, d’inspirer.

Crédit photo : JODBEG Photography

Peu savent que Freedah a interrompu ses études en classe de Troisième. À la mort de son père, elle devient tutrice de ses frères et sœurs. Ce choix douloureux, elle l’assume. Il a façonné sa maturité, sa détermination, sa vision de la vie. Rien n’a été facile, mais tout a été fait avec amour et dignité.

Une coiffure comme signature visuelle

Sa coupe de cheveux ne laisse personne indifférent. Créée par elle-même, elle constitue un code visuel unique. « C’est un style que j’ai inventé pour me faire reconnaître en un coup d’œil. » Elle ne suit pas les tendances, elle les anticipe.

Crédit photo : JODBEG Photography

À la jeunesse qui rêve de podiums, Freedah adresse un mot simple mais profond « Travaillez sans relâche, restez fidèles à vous-mêmes, et soyez fiers de vos racines. » Dans un monde standardisé, l’authenticité reste une arme puissante. Si elle devait résumer son passage dans le monde de la mode en trois mots, ce serait : Travail – Solidarité – Partage. Un triptyque qui témoigne de sa vision humaniste, généreuse, et profondément enracinée dans les valeurs béninoises.


CAF 2025 : vers une Afrique unie par sa confiance numérique partagée

Bénin, carrefour battant au cœur de la 5 éditions du Cyber Africa Forum (CAF), qui s’est tenu à Cotonou, une thématique a cristallisé l’attention de tous les experts, décideurs politiques, entrepreneurs et acteurs technologiques présents, la construction d’une identité numérique nationale. Ce sujet, à la croisée des défis techniques et des enjeux sociétaux, a été abordé sous l’angle de la sécurité, de la confiance et de l’interopérabilité, trois piliers jugés essentiels pour garantir une adoption durable du numérique sur le continent africain.

Plus 1000 experts, décideurs et acteurs de l’écosystème du numérique se sont réunis autour de la cybersécurité en Afrique – Crédit : Emmanuel Codjo

La question n’est plus de savoir si l’Afrique doit mettre en place des systèmes d’identité numérique, mais plutôt comment les concevoir de manière inclusive, éthique et résiliente.

Un consensus fort sur l’urgence

Dès la première matinée du forum, les discours introductifs ont donné le ton, l’Afrique doit accélérer sa transformation numérique tout en mettant la protection des données et l’éthique au cœur de ses politiques d’identité numérique.

Pour le Directeur Général de CNIN, cette identité numérique nationale n’est pas seulement une solution technologique, mais une responsabilité sociale. Il a rappelé que « construire une identité numérique fiable, c’est bâtir un monde numérique responsable, où la sécurité des données devient une priorité collective ». Pour lui, il est impératif d’ancrer les projets numériques dans des cadres législatifs clairs et protecteurs, tout en assurant une gouvernance ouverte.

La vision du secteur privé

Les entreprises technologiques présentes au CAF 2025 ont exprimé leur volonté de contribuer à cette ambition, en partageant leurs expériences et visions sur l’interopérabilité et la confiance numérique.

Chary DOUMBIA, DG de MTN Business Bénin a mis en lumière l’importance de bâtir une infrastructure ouverte et interconnectée « L’avenir des identités numériques dépendra de la manière dont nous faisons dialoguer nos systèmes. Il ne suffit pas d’identifier les citoyens, il faut leur permettre de circuler dans l’écosystème numérique sans friction ». Il a notamment insisté sur la nécessité de créer des ponts entre les solutions publiques et privées, dans une logique d’harmonisation régionale mais l’éducation numérique des jeunes est aussi une grosse priorité de MTN.

Du côté de la cybersécurité, Hervé MONDOUHO responsable de Kaspersky pour l’Afrique francophone a alerté sur les risques liés à la centralisation des identités sans protection adéquate « Plus nous stockons de données critiques, plus l’exposition au risque s’accroît. Kaspersky promeut une approche zéro confiance, où chaque accès est vérifié, chaque donnée est chiffrée et chaque système est audité ». Il a également souligné le besoin de sensibiliser les citoyens aux enjeux de sécurité dès le plus jeune âge.

L’implication du secteur financier

Les institutions financières, de leur côté, voient dans l’identité numérique un levier de croissance inclusive. Ghislaine SAMAKE, Directrice Générale d’Ecobank Guinée Bissau, très impliquée lors des panels, a partagé l’expérience de son institution « Une identité numérique fiable est la clé pour bancariser les millions de citoyens encore exclus du système financier. Nous collaborons activement avec les États et les régulateurs pour que ces identités deviennent des passeports vers les services essentiels ».

Écoutez en podcast l’entretien d’interview avec Ghislaine SAMAKE lors du CAF 2025 à Cotonou

Elle a également souligné le rôle que peuvent jouer les banques dans le développement de plateformes sécurisées et interopérables, notamment en matière de paiement numérique.

Écoutez en podcast l’entretien d’interview avec LOIC APLOGAN lors du CAF 2025 à Cotonou

Quant à Loic APLOGAN, représentant régional de Visa, il a abordé la question de la confiance numérique sous l’angle de l’utilisateur « Pour que l’identité numérique fonctionne, il faut qu’elle inspire confiance. Cela suppose des technologies robustes, mais aussi une pédagogie constante auprès des utilisateurs finaux ». Visa, selon lui, travaille à rendre ses systèmes plus accessibles tout en respectant les standards de sécurité mondiaux.

Une dynamique continentale à construire

Au-delà des discours, le CAF 2025 a permis de confronter les idées aux réalités de terrain. De nombreux ateliers et sessions participatives ont permis de faire émerger des propositions concrètes, création d’un observatoire panafricain de l’identité numérique, harmonisation des cadres juridiques, lancement de projets pilotes d’interopérabilité régionale.

Ce qui ressort, c’est la nécessité d’un engagement multisectoriel, États, entreprises, société civile et citoyens doivent co-construire ces systèmes, en garantissant la transparence, l’éthique et la souveraineté numérique de chaque pays.

Le Cyber Africa Forum 2025 ne se résume pas à une simple rencontre d’affaires ou d’investissement dans la cybersécurité. C’est avant tout une véritable arène d’émergence pour la jeunesse africaine, un lieu où les nouveaux talents font leurs premières armes dans ce secteur stratégique.

À travers la compétition Hacker Lab, le forum a récompensé l’ingéniosité et la créativité des jeunes avec trois distinctions majeures : 1er, 2e et 3e prix.

L’édition 2025 a également honoré l’excellence avec le Lifetime Achievement Award décerné à Ouanilo MEDEGAN FAGLA, Directeur Général du CNIN, pour son engagement constant qui a contribué à faire du Bénin un véritable hub régional de la cybersécurité.

Enfin, le programme Cyber Africa Women a mis en lumière de jeunes étoiles montantes, Ismene DEGUENONVO, lauréate prometteuse, et Francisca DJOSSOU, Ambassadrice du programme, deux étudiantes au talent remarquable qui incarnent l’avenir de la cybersécurité au féminin.

Radia Ouro-Gbele, femme pionnière et en experte en cybersécurité

«Le Cyber Africa Forum 2025 a été un moment fort, révélateur de la montée en puissance de l’Afrique dans le domaine de la cybersécurité. J’ai été particulièrement impressionnée par l’énergie des jeunes talents et la volonté collective de bâtir une souveraineté numérique durable. En tant que femme experte dans ce domaine, je suis fière de voir émerger une nouvelle génération de professionnelles engagées. Mon ambition est de mettre à disposition des jeunes les compétences en cybersécurité, avec une portée internationale, pour mutualiser les savoir-faire et renforcer la résilience numérique de nos États et entreprises. Il s’agit de former, innover et accompagner les acteurs économiques dans leur transformation digitale sécurisée. Je reste particulièrement attentive aux enjeux de protection des données dans le secteur financier, un domaine où la confiance numérique est cruciale. Il est temps que les entreprises africaines intègrent la cybersécurité comme un levier stratégique, et non comme une contrainte.» dixit Radia Ouro-Gbele, experte en cybersécurité, panéliste au Cyber Africa Forum 2025 à Cotonou

La construction d’une identité numérique nationale en Afrique ne peut se faire que si les piliers de la sécurité, de la confiance et de l’interopérabilité sont posés de manière concertée. Le Cyber Africa Forum 2025 de Cotonou marque une étape décisive vers cet horizon. Il appartient désormais aux décideurs d’en faire une réalité durable.