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CAF 2025, le Bénin vers une cyber sécurité résiliente

Cotonou, 24 juin 2025, la ville économique du Bénin accueille depuis ce mardi la cinquième édition du Cyber Africa Forum (CAF), un événement devenu incontournable pour les acteurs de la cybersécurité et de la transformation digitale sur le continent. Organisé sous le thème «Résilience des écosystèmes numériques : de la nécessité de changer de paradigme», le forum se tient sur deux jours, les 24 et 25 juin, au Sofitel Hôtel Ivoire de Cotonou, réunissant plus de 1 000 participants venus de toute l’Afrique et d’ailleurs.

CAF 2025 – le rendez-vous incontounable de la cyber sécurité en Afrique – Credit : CAF/Emmanuelcodjo

CAF, c’est un carrefour stratégique pour l’avenir numérique du continent avec des experts, décideurs politiques, chefs d’entreprise, régulateurs, étudiants et innovateurs se sont donnés rendez-vous pour réfléchir ensemble aux défis croissants de la cybersécurité, dans un contexte où les cybermenaces systémiques pèsent de plus en plus lourd sur les économies africaines. Le CAF 2025 se veut un catalyseur de solutions concrètes, accessibles et durables pour bâtir un cyberespace africain sécurisé, souverain et inclusif.

Franck KIE, fondateur du CAF – Credit : CAF/Emmanuelcodjo

Dans son discours d’ouverture, Franck Kié, fondateur du Cyber Africa Forum et commissaire général de cette édition, a souligné l’urgence d’un changement de paradigme. «Les faits sont là, bruts et indiscutables. Les cybermenaces systémiques coûtent chaque année une part de plus en plus importante au PIB africain. Comment espérer faire face à ces nouvelles menaces si nous n’avons pas bâti les garde-fous nécessaires au préalable ?» a-t-il déclaré. Pour lui, la résilience numérique ne doit plus être une option, mais un réflexe collectif, intégré dans les politiques publiques, les stratégies d’entreprise et les comportements citoyens.

Une ministre engagée pour un numérique humain et sécurisé

Prenant la parole à son tour, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Ministre du Numérique et de la Digitalisation du Bénin, a mis l’accent sur l’importance de replacer l’humain au cœur de la cybersécurité. «Peut-être que s’il y a un changement de paradigme à faire, c’est bien celui-là. Parce que l’humain, c’est le premier pare-feu contre l’effet de la cybercriminalité », a-t-elle affirmé. Elle a salué l’engagement du Bénin dans la mise en place d’institutions spécialisées, de cadres réglementaires robustes et de programmes de sensibilisation, tout en appelant à une coopération régionale renforcée.

Le HackerLab 2025, révéler les talents de demain

À la veille de l’ouverture officielle du forum, le HackerLab 2025 a été lancé comme activité préliminaire. Cette compétition met en lumière les compétences techniques et la créativité des étudiants en informatique issus d’établissements tels que INFRI et EPITECH. Les jeunes participants ont été invités à relever des défis de cybersécurité en temps réel, dans un esprit de collaboration, d’innovation et de dépassement de soi.

HackerLab 2025 – Cyber Africa Forum – les etudiants en compétitions pour proposer des solutions technologique Credit : CAF/Emmanuelcodjo

Le HackerLab s’inscrit dans la volonté du CAF de faire émerger une nouvelle génération de talents africains capables de concevoir des solutions adaptées aux réalités locales. Il s’agit aussi de renforcer la culture cyber dès les bancs de l’université, en valorisant les compétences techniques et l’esprit critique.

Parmi les participants de cette édition du CAF 2025, Harold Adjaho, entrepreneur IT et acteur engagé de l’écosystème numérique béninois, a partagé sa vision : «Le CAF est bien plus qu’un forum. C’est un espace de convergence où les idées prennent forme, où les partenariats se nouent, et où les jeunes talents trouvent une scène pour s’exprimer. En tant qu’entrepreneur, je suis convaincu que la souveraineté numérique de l’Afrique passera par l’investissement dans nos propres solutions, nos propres infrastructures et surtout, nos propres cerveaux.» Il a également salué l’initiative du HackerLab, qu’il considère comme un levier stratégique pour détecter et accompagner les futurs leaders de la cybersécurité africaine.

Plus 1000 experts, decideur et acteurs pour la 5ème Edition au Bénin – Credit : CAF/Emmanuelcodjo

Il faut noter le CAF est programme riche et tourné vers l’action. Durant ces deux jours, il se propose une série de panels, de keynotes et de rencontres B2B autour de thématiques clés, infrastructures critiques, intelligence artificielle, éducation numérique, coopération régionale, identité numérique, financement de l’innovation, et bien plus encore. Des partenaires de renom comme Smart Africa, VISA, Deloitte ou encore Kaspersky animent des sessions stratégiques, tandis que les institutions béninoises telles que l’ASIN et le CNIN présentent leurs avancées en matière de cybersécurité.

Le Cyber Africa Forum 2025 s’impose comme un tournant décisif pour la souveraineté numérique du continent. En réunissant les forces vives de l’écosystème digital africain, il trace les contours d’un avenir où la résilience ne sera plus un luxe, mais une norme. Et Cotonou, le temps de deux jours, devient le cœur battant de cette ambition collective.


Cotonou accueille la 6ᵉ Mission économique de la Francophonie, un carrefour stratégique pour l’investissement francophone

Du 17 au 19 juin 2025, la ville de Cotonou devient le cœur battant de la coopération économique francophone en accueillant la 6ᵉ édition de la Mission économique de la Francophonie (MEF), organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en partenariat avec le gouvernement béninois. Cet événement d’envergure, qui se tient à l’Hôtel Sofitel, réunit plus de 400 décideurs économiques, investisseurs, entrepreneurs et représentants institutionnels venus de tout l’espace francophone

6ème Édition Missions Économique de la francophonie OIF 2025 à Cotonou avec la collaboration du ministère des affaires étrangères du Bénin crédit : OIF

Placée sous le thème « Investir dans les économies durables et inclusives de l’espace francophone », cette édition met l’accent sur les secteurs à fort potentiel tels que l’agro-industrie, les énergies renouvelables, le numérique et les industries culturelles et créatives. L’objectif est clair : catalyser les opportunités d’affaires, renforcer les synergies économiques et positionner les pays francophones comme des acteurs majeurs de la croissance mondiale

Secrétaire Générale de l’OIF – Crédit : OIF

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’OIF, qui a salué le dynamisme économique du Bénin et son engagement en faveur d’une Francophonie économique solidaire. Elle a rappelé que cette mission s’inscrit dans la stratégie 2020-2025 de l’OIF, visant à bâtir un réseau économique francophone résilient et innovant.

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable du Bénin, représentant le gouvernement, a quant à lui souligné l’importance de cette mission pour valoriser les réformes économiques entreprises par le pays et attirer des investissements structurants. Il a insisté sur la volonté du Bénin de devenir un hub régional pour les affaires et l’innovation

Un panel d’exception avec Lionel Zinsou

L’un des moments forts de cette première journée a été le panel de discussion animé par l’économiste et ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou. Autour de la table, des experts, chefs d’entreprise et représentants institutionnels ont débattu des leviers de transformation économique dans l’espace francophone. M. Zinsou a mis en lumière les défis de compétitivité, les enjeux de financement des PME et la nécessité d’une coopération renforcée entre les pays francophones pour bâtir des chaînes de valeur régionales

Au-delà des discours, la MEF de Cotonou se veut résolument tournée vers l’action. Des rencontres B2B, des ateliers sectoriels et des visites de terrain sont organisés pour favoriser les partenariats concrets. Les participants ont l’opportunité de découvrir les atouts du Bénin, notamment dans les filières du coton, de l’ananas, du manioc ou encore dans les technologies numériques

En accueillant cette mission, le Bénin confirme son ambition de jouer un rôle central dans l’intégration économique francophone. La MEF 2025 s’annonce comme un catalyseur de projets innovants et un tremplin pour les entreprises désireuses de s’implanter ou de se développer dans la région.


L’Albinisme, une lutte pour la dignité et l’acceptation

Chaque année, le 13 juin, le monde célèbre la Journée internationale de sensibilisation à l’Albinisme, une occasion cruciale pour mettre en lumière les défis et les discriminations auxquels sont confrontées les personnes atteintes d’albinisme, particulièrement en Afrique. Cette journée vise à promouvoir l’inclusion, la protection des droits et le respect des individus vivant avec cette condition génétique.

13 Juin 2025 célébration des albinos a Cotonou au pied de l’amazone – Crédit photo : Agbe Hountondji Ores Alias Albinos 229, Albinos le plus frais du Bénin

L’albinisme, une particularité génétique

L’albinisme est une anomalie génétique qui se traduit par une absence ou une faible production de mélanine, le pigment responsable de la couleur de la peau, des cheveux et des yeux. Il existe plusieurs types d’albinisme, mais tous sont causés par des mutations génétiques affectant la production de mélanine.

Contrairement aux mythes qui entourent cette condition, l’albinisme n’est pas une maladie contagieuse ni un signe mystique. Il touche des personnes de toutes origines et peut être hérité de parents qui portent des gènes spécifiques, même s’ils ne sont eux-mêmes pas albinos.

Entre espoir et souffrance

Les personnes atteintes d’albinisme sont souvent confrontées à de nombreuses difficultés physiques et sociales. En raison de leur peau dépourvue de protection naturelle contre les rayons ultraviolets, elles sont extrêmement vulnérables aux maladies de la peau, notamment le cancer. De plus, elles souffrent souvent de problèmes de vision, allant de la myopie à des troubles plus graves.

Au-delà des défis médicaux, elles doivent surmonter une marginalisation sociale, des moqueries et une stigmatisation qui rendent leur quotidien difficile, en particulier dans certaines cultures africaines où l’albinisme est entouré de croyances et de superstitions erronées. On constate que certains albinos sont perçus comme des êtres mystiques ou surnaturels, voire comme des esprits ou des fantômes, ce qui alimente leur marginalisation sociale plutôt que de la freiner.

Par exemple, leur corps est parfois considéré comme possédant des pouvoirs magiques. Dans certains pays, des parties du corps des albinos sont utilisées dans des rituels censés apporter richesse, chance ou pouvoir. Une autre croyance erronée affirme que les albinos ne peuvent pas mourir, mais qu’ils disparaîtraient simplement, renforçant ainsi l’idée qu’ils sont des êtres surnaturels.

Par ailleurs, certains pensent que les albinos portent malheur. Dans certaines communautés, la naissance d’un enfant albinos est perçue comme une malédiction pour la famille, poussant parfois les parents à les abandonner. De plus, certaines croyances en Afrique soutiennent que l’albinisme serait une punition divine ou une sanction des ancêtres ou des dieux en réponse à une faute commise par les parents.

‹‹Comme tout le monde nous avions droit à la vie›› 13 Juin 2025 – Crédit Photo : Agbe Hountondji Ores alias Albinos 229, l’albinos le plus frais du Bénin

Enfin, l’une des superstitions les plus dangereuses concerne le sang et les organes des albinos, qui seraient supposément dotés de vertus mystiques. Cette croyance a mené à des crimes atroces, où des albinos sont enlevés et tués pour des pratiques occultes.

Les pressions subies par les personnes albinos en Afrique

Dans plusieurs pays africains, les personnes albinos sont victimes de préjugés profondément enracinés qui les exposent à des discriminations et même à des actes de violence. Certaines croyances traditionnelles les associent à des pouvoirs mystiques, ce qui les place dans une situation de danger extrême.

Dans certaines régions, des pratiques occultes ont conduit à des agressions brutales, où des albinos sont enlevés, mutilés ou tués pour des rituels censés apporter richesse et pouvoir. Cette cruauté est alimentée par l’ignorance et le manque de sensibilisation. Même dans les sociétés où ces crimes ne sont pas courants, les personnes albinos sont souvent exclues des opportunités éducatives et professionnelles, les empêchant de mener une vie normale et épanouie.

Briser les chaînes de discrimination

Il est urgent que nous, en tant que société, prenions position pour protéger et valoriser les personnes atteintes d’albinisme. Leur différence n’est pas une faiblesse, mais une particularité qui mérite respect et acceptation.

Pour mettre fin aux préjugés, l’éducation et la sensibilisation sont essentielles. Il est impératif d’intégrer des programmes éducatifs sur l’albinisme, de lutter contre les fausses croyances et de garantir une protection légale stricte contre toute forme de discrimination et de violence.

Les gouvernements, les organisations humanitaires et les médias ont un rôle fondamental à jouer pour changer la perception de l’albinisme et promouvoir l’inclusion sociale. Les personnes atteintes d’albinisme doivent être célébrées et non rejetées.

« Le 13 juin, ne soyons pas seulement témoins d’un combat – soyons acteurs du changement. Levons nos voix contre l’injustice et ouvrons nos cœurs à une humanité où la diversité est une force, et non une faiblesse » dit Agbe Hountondji Restarick Ores alias Albinos 229, photographe professionnel albinos le plus frais du Bénin.


Ils sont à la fois victimes et acteurs du changement

Dans un monde en mutation rapide, le changement climatique n’est plus un simple sujet d’inquiétude pour les scientifiques ou les gouvernements. C’est une réalité palpable qui affecte chaque être humain, et parmi les plus vulnérables figurent les enfants. À la croisée des préoccupations environnementales et sociétales, ils subissent les conséquences directes des bouleversements climatiques tout en portant l’espoir d’un avenir plus durable.

Éducation environnemental scolaire, une responsabilité de tous – crédit : Maforikan Clovis • by ONG urgence développement – Emmanuel Codjo

Les enfants sont parmi les premières victimes du dérèglement climatique. Leur santé, leur éducation et leur bien-être général sont profondément influencés par des phénomènes tels que la montée des températures, la pollution et les catastrophes naturelles. Dans certaines régions du monde, la sécheresse perturbe l’accès à l’eau potable, mettant leur survie en péril. Ailleurs, les inondations détruisent des écoles, privant des millions d’élèves d’un accès à l’éducation.

Selon le rapport de l’UNICEF en 2023, environ un milliard d’enfants vivent dans des zones à risque élevé en raison des effets du climat. Et donc 98% des pays Africains comptent des enfants victimes du dérèglement climatique. Cela signifie qu’ils sont confrontés à une insécurité alimentaire accrue, à des maladies respiratoires causées par la pollution de l’air et à des déplacements forcés dus aux catastrophes climatiques. Cette fragilité met en lumière la nécessité d’agir pour leur protection et leur avenir.

Au Bénin, les impacts sont particulièrement visibles dans les zones rurales, où les inondations, la sécheresse et la pollution affectent directement la vie des plus jeunes. Dans la vallée de l’Ouémé, Houefa, fille âgée de 18 ans, raconte comment les inondations ont détruit sa maison et forcé sa famille à se déplacer. ‹‹ Nous avons perdu nos champs, et maintenant nous avons du mal à trouver de la nourriture. L’école est loin, et parfois, je ne peux pas y aller parce que l’eau bloque les chemins. Et aussi depuis mes 18ans, je n’ai jamais utilisé l’eau propre pour la gestion de mes menstrues. ››

Les dégâts climatiques touchent beaucoup plus les enfants qui n’en sont pour rien. Ici Noé, 12 ans, vit une autre réalité. La sécheresse prolongée a rendu l’accès à l’eau potable difficile. ‹‹ Nous devons marcher longtemps pour trouver de l’eau, et parfois elle n’est pas propre. Beaucoup d’enfants tombent malades à cause de ça. C’est ça qui a tué ma petite sœur juste parce qu’elle avait bu l’eau de notre fleuve. ››

Ces témoignages illustrent la vulnérabilité des enfants face aux bouleversements climatiques et soulignent l’urgence d’une action pour protéger leur avenir. D’où, l’engagement des Jeunes, est une force de Changement.

Face à l’urgence climatique, de nombreux jeunes refusent d’être de simples spectateurs. Ils deviennent des acteurs du changement, interpellant les gouvernements et les industries pour adopter des mesures plus audacieuses. Maïmouna ADAMOU, Jeune femme et figure emblématique du mouvement écologiste des jeunes, incarne cette révolte pacifique où la jeunesse exige des politiques climatiques ambitieuses à travers son Camp régional climat des jeunes dans les localités reculées du Bénin.

Des initiatives émergent à travers le monde, où des enfants et adolescents organisent des marches pour le climat, sensibilisent leur entourage et adoptent des gestes écologiques quotidiens. Dans plusieurs pays, des jeunes prennent la parole dans des forums internationaux pour exiger des engagements concrets en faveur de la planète.

Ariane HOUESSE, journaliste spécialisée dans les questions de climat et de genre, ainsi que déléguée du Bénin à la COP 27, a exprimé avec force son inquiétude face à l’impact du changement climatique sur les enfants. Lors de son intervention, elle a souligné que ‹‹ les enfants sont les premières victimes des bouleversements climatiques››, notamment dans les régions les plus vulnérables comme certaines zones du Bénin. ‹‹ Les enfants subissent de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique. Ils sont les plus exposés aux inondations, à la sécheresse et aux maladies liées à la pollution. Pourtant, leur voix reste souvent ignorée dans les décisions politiques et environnementales ›› a-t-elle déclaré lors d’une side event dédiée à l’impact du climat sur les populations les plus fragiles.

Tout comme la jeune femme Ougandaise Vanessa KONATE à également insisté sur la nécessité d’intégrer les jeunes dans les discussions et les actions climatiques, ‹‹ Nous devons leur donner les moyens de s’exprimer et de participer aux solutions. Leur avenir dépend des décisions que nous prenons aujourd’hui. ›› En parallèle, ‹‹ Nous devons agir dès maintenant pour réparer et penser à l’avenir de nos générations futures. Nous n’avons plus le temps, il faut passer de a l’action ›› dixit Maïmouna ADAMOU délégué de Unicef Bénin a la COP 27 et son engagement s’est traduit par un plaidoyer fort pour une meilleure prise en compte des droits des enfants dans les politiques climatiques, une démarche qui a conduit les gouvernement Béninois à signer une ‘’Déclaration des enfants pour l’action climatique’’, visant à renforcer leur implication dans la lutte contre le changement climatique.

Apprenons les, ils sont l’avenir de demain – Crédit : maforikan Clovis/OND UD/Emmanuelcodjo

L’éducation est un levier fondamental pour préparer les générations futures à faire face aux défis environnementaux. Intégrer des cours sur le climat dès le plus jeune âge permet aux enfants de comprendre l’impact de leurs actions et les encourage à adopter des comportements plus respectueux de la nature. Des écoles à travers le monde innovent en intégrant des activités axées sur l’écologie : jardins scolaires, recyclage, ateliers de sensibilisation et explorations de la biodiversité locale. Ces initiatives permettent aux élèves de cultiver une conscience environnementale et de devenir des citoyens responsables.

Pour parvenir cela nécessite des fonds, c’est pourquoi en 2024 le Bénin a abrité le séminaire finance Climat organisé par la BOAD pour débloquer des fonds verts vers les projets liés à l’enfance et climat. Selon la journaliste Activistes Climat au Togo Débora EDOH ‹‹Les fonds verts devront être beaucoup plus dirigés vers les zones reculées pour permettre aux enfants vulnérables et marginalisés de pouvoir mieux s’adapter aux dégâts climatiques détruisant leur vie.››

Les fonds verts vers les peuples autochtones affectés par les effets climatiques une urgence mondiale qui interpelle tous les acteurs politiques ou non, les OSC et politique privées pour une remédiation cognitive dans la résolution des problème climat. ‹‹ Protéger la planète, c’est protéger l’avenir de nos enfants. Chaque décision prise aujourd’hui façonne le monde qu’ils hériteront demain. Agissons avec responsabilité et urgence. ›› citation de Emmanuel CODJO journaliste et youth Youngo at UN/UNCCCC après sa participation à la COP 26 délégué UNEP

Connaître, comprendre et agir en faveur du climat – crédit : Maforikan Clovis ONG UD/Emmanuelcodjo

Cependant, les obstacles restent nombreux. Dans certaines régions, le manque d’accès à l’éducation et aux ressources limite la capacité des enfants à s’adapter aux changements climatiques. De plus, les décisions politiques et économiques influencent directement l’environnement dans lequel ils grandissent.

Les gouvernements ont un rôle clé à jouer en renforçant la résilience des communautés affectées et en investissant dans des infrastructures durables. La mise en place de politiques plus strictes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la protection des forêts sont essentielles pour garantir un futur viable aux générations à venir.

Un Avenir à Écrire Ensemble

Les enfants ne sont pas seulement des victimes du changement climatique, ils en sont aussi des acteurs cruciaux. Leur mobilisation, leur éducation et leur engagement collectif façonnent le monde de demain. Il est de notre responsabilité, en tant qu’adultes, de leur offrir les outils et le soutien nécessaires pour qu’ils puissent relever ce défi avec confiance et détermination. Leur avenir dépend des actions que nous menons aujourd’hui. Plus que jamais, il est impératif d’agir, non seulement pour eux, mais avec eux.


Fusion UP-PRD, une alliance estropiée qui bouleverse le paysage politique Béninois

La scène politique béninoise est en pleine effervescence à l’approche des élections présidentielles de 2026. Au cœur des débats, la fusion controversée entre l’Union Progressiste (UP) et le Parti du Renouveau Démocratique (PRD) fait des vagues. Un accord signé en 2022 entre ces deux formations devait théoriquement renforcer leur poids politique, mais aujourd’hui, il apparaît comme une source de conflits majeurs. À mesure que la date des élections approche, la revendication de Maître Adrien Houngbédji, figure historique du PRD, remet en question cette fusion et plonge le pays dans une zone d’incertitude politique.

Acteurs politiques Béninoise – Djogbenou Joseph et Maître Adrien Houngbedji – Crédit Emmanuel Codjo

Un accord contesté qui fragilise le PRD

Le PRD, fort d’une existence de plusieurs décennies et d’une influence incontestable sur l’échiquier politique national, semble aujourd’hui être relégué au second plan au sein de cette fusion. Pourtant, nombreux sont ceux qui estiment que cet accord avec l’UP n’a pas été conçu pour servir les intérêts du PRD, mais plutôt pour renforcer l’influence du parti dirigé par Monsieur Djogbénou. Dans une déclaration récente, Maître Adrien Houngbédji a dénoncé cette situation et plaidé pour la révocation de l’accord du 21 août 2022. Il affirme que cet imbroglio politique doit être résolu par une reconfiguration de la collaboration entre les partis, en accord avec la loi électorale qui offre des perspectives à ce sujet. Son intervention a immédiatement suscité une onde de choc dans l’opinion publique, révélant une profonde fracture au sein de l’alliance UP-PRD.

Un impact décisif sur les élections présidentielles de 2026

Alors que l’UP n’a pas encore officiellement annoncé son candidat à la présidentielle, son président, Joseph Djogbénou, est déjà en tournée politique, posant les jalons d’une stratégie électorale qui ne cesse d’alimenter les spéculations. Certains analystes estiment que cette incertitude autour du leadership du parti pourrait affaiblir sa crédibilité et sa cohésion interne.

Revendication d’existence du parti PRD – élections présidentielles 2026 – crédit : Emmanuel Codjo

Parallèlement, la position de Maître Houngbédji met en lumière les limites de l’union entre l’UP et le PRD. La revendication de l’existence du PRD remet en question le bien-fondé d’une fusion qui semblait, sur le papier, être une alliance stratégique. Aujourd’hui, plusieurs interrogations se posent : cette rupture pourrait-elle entraîner une recomposition politique ? L’UP, qui comptait sur cette union pour consolider sa base électorale, doit-il revoir ses plans ? …

L’opposition béninoise se réorganise autour de Daniel Edah

Au sein d’un paysage politique marqué par les tensions et les incertitudes, l’opposition béninoise tente de se structurer. Daniel Edah, seul candidat avoir déclaré aux élections présidentielle de 2026, incarne une alternative sans compromis. Défenseur d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable, il se positionne comme un acteur clé dans la refonte politique du pays.

Daniel EDAH candidat aux élections présidentielles 2026 •Crédit : Emmanuel Codjo

Son engagement ferme et sa vision pour un Bénin intégré dans une Afrique en plein essor lui permettent d’attirer l’attention des électeurs en quête de stabilité et de renouveau. Contrairement à certains opposants contraints à l’exil, Edah demeure un acteur actif de la scène politique nationale, une posture qui lui confère une crédibilité indéniable avec une vision claire, transparente et inclusive.

Une situation politique explosive qui appelle à des réponses rapides

La revendication du PRD et l’absence de position claire de l’UP sur son candidat à la présidentielle alimentent un climat d’incertitude. Les tensions internes au sein des partis de la majorité, combinées à une opposition qui cherche à s’affirmer, rendent la situation politique béninoise particulièrement instable.

Dans ce contexte, plusieurs scénarios sont envisageables :

• Une rupture officielle entre le PRD et l’UP, avec des conséquences majeures sur la structuration électorale.

• Une recomposition politique qui pourrait redéfinir les alliances existantes.

• Une montée en puissance de l’opposition, en particulier autour de la candidature de Daniel Edah.

À l’approche des élections de 2026, la classe politique béninoise se trouve à un tournant décisif. Le choix des électeurs sera influencé par ces bouleversements et pourrait redessiner durablement l’équilibre des forces en présence.


Daniel Edah : Le colosse politique en marche vers les élections présidentielles 2026 au Bénin

Le paysage politique béninois s’anime à l’approche des élections présidentielles de 2026. Parmi les figures qui émergent avec force, Daniel Edah s’impose comme un candidat porteur d’une vision ambitieuse et structurée pour l’avenir du Bénin. Ancien fonctionnaire international et consultant en partenariat stratégique, il se positionne comme un acteur clé du renouveau politique, avec une approche centrée sur le développement économique et la stabilité sociale.

Daniel EDAH candidat aux élections présidentielles de 2026 – Crédit : Emmanuel Codjo

Une vision claire pour le Bénin et l’Afrique

Dans une déclaration officielle ce 29 Mai 2025, Daniel Edah a affirmé son engagement à bâtir un Bénin économiquement prospère et socialement stable, tout en œuvrant pour une Afrique bien intégrée et en plein essor. Cette vision s’inscrit dans une dynamique panafricaine, où l’unité et la coopération entre les nations africaines sont essentielles pour garantir un développement durable et inclusif.

Son programme repose sur plusieurs axes stratégiques :

• Renforcement de l’économie nationale : mise en place de politiques favorisant l’entrepreneuriat, l’industrialisation et l’essor des petites et moyennes entreprises.

• Stabilité sociale et gouvernance inclusive : promotion de l’éducation, de la santé et de l’accès aux services publics pour tous les citoyens.

• Intégration africaine : renforcement des relations économiques et diplomatiques avec les pays voisins pour une Afrique plus forte et solidaire.

‹‹Nous le ferons›› – le manifeste de la vision d’un Bénin économiquement Prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor – la vision de Daniel EDAH candidat 2026. – crédit : Emmanuel Codjo

Daniel Edah ne se contente pas d’être un candidat parmi tant d’autres. Il incarne une alternative politique crédible, soutenue par une jeunesse dynamique et des acteurs engagés du pays. Son discours, structuré et porteur d’espoir, résonne auprès de nombreux Béninois qui aspirent à un changement profond et durable.

Son engagement ne date pas d’hier. Depuis plusieurs années, il milite pour une gouvernance transparente et participative, mettant en avant des valeurs de justice sociale et de progrès économique. Son mouvement, « Il fera beau » traduit cette volonté de transformation et de renouveau pour le Bénin.

Une élection décisive pour l’avenir du Bénin

À l’approche de 2026, la candidature de Daniel Edah marque un tournant dans le débat politique béninois et constitue une peur inarrêtable à la mouvance politique béninoise. Alors que les grandes formations politiques n’ont pas encore dévoilé leurs candidats, son entrée en lice ajoute un poids considérable aux discussions sur l’avenir du pays. Son programme, axé sur le développement et l’intégration africaine, pourrait bien séduire une large frange de la population en quête de stabilité et de prospérité.

Le compte à rebours est lancé, et les Béninois auront bientôt à faire un choix crucial pour leur avenir. Daniel Edah se positionne comme un leader visionnaire, prêt à relever les défis du Bénin et à inscrire le pays dans une dynamique de croissance et d’unité africaine.

L’élection présidentielle de 2026 s’annonce comme un moment clé pour le Bénin. Reste à voir si la vision portée par Daniel Edah saura convaincre et mobiliser les électeurs autour d’un projet ambitieux et fédérateur.


Abomey, la cité royale au cœur de l’histoire et de la tradition Africaine

Nichée dans le sud du Bénin, Abomey est bien plus qu’une ville, elle est une incarnation vivante de l’histoire, de la culture et de la résistance africaine. Ancienne capitale du royaume du Dahomey, elle porte encore aujourd’hui les traces majestueuses d’un passé glorieux marqué par la bravoure de ses rois, notamment le célèbre Roi Gbèhanzin.

Roi Gbèhanzin – Crédit : MIA Pictures

Un héritage historique indélébile

Abomey est la gardienne d’une histoire fascinante. Fondée au XVIIᵉ siècle, elle fut le siège d’un puissant royaume qui domina la région pendant plusieurs siècles. Son patrimoine architectural témoigne de cette époque florissante avec les majestueux palais royaux, aujourd’hui classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces palais, érigés avec des matériaux locaux et ornés de symboles représentant les exploits des rois, sont un véritable livre ouvert sur l’histoire du Dahomey.

Le roi Gbèhanzin demeure l’une des figures les plus marquantes de cette histoire. Son courage face à la colonisation française en fait une icône de la résistance africaine. Refusant catégoriquement la soumission, il mène une lutte acharnée pour préserver l’indépendance de son royaume. Bien que vaincu par les troupes coloniales en 1894, son héritage de bravoure continue d’inspirer les générations actuelles.

Une ville animée par ses marchés et ses fêtes locales

Abomey, c’est aussi une ville vibrante où la vie quotidienne s’épanouit au rythme des marchés et des festivités. Les marchés locaux sont de véritables lieux de rencontre et d’échange, où les habitants viennent s’approvisionner en produits frais et artisanaux. L’ambiance y est toujours chaleureuse : les vendeurs interpellent les passants avec entrain, les couleurs des étals regorgent de vivacité et les parfums des épices éveillent les sens.

Temple vodoun – Credit : MIA Pictures

Tout au long de l’année, Abomey célèbre de nombreuses fêtes traditionnelles, notamment les cérémonies vodoun qui rassemblent des foules vêtues de tenues éclatantes. Ces événements sont l’occasion pour la communauté de se retrouver, de danser au son des tambours et de rendre hommage aux divinités protectrices. La culture vodoun est omniprésente dans la ville, enrichissant le quotidien des habitants avec ses rituels et ses croyances séculaires.

Hospitalité et richesse culturelle

Les citoyens d’Abomey sont connus pour leur hospitalité légendaire. Accueillants et chaleureux, ils prennent plaisir à partager leur culture et leurs traditions avec les visiteurs. Que ce soit à travers les récits des anciens ou les démonstrations d’artisanat, chaque interaction avec un habitant est une immersion dans l’âme même de la ville.

La chaussure que les Roi portent à Dahomey (nouveau Bénin) – Crédit : MIA Pictures

Le caractère africain et historique d’Abomey s’est conservé malgré la modernisation progressive de ses infrastructures. La ville continue d’abriter ses temples, ses palais et ses fétiches sacrés, gardiens des croyances ancestrales. Ces sanctuaires jouent un rôle fondamental dans la préservation de l’identité culturelle du peuple Fon et témoignent de la profondeur spirituelle qui anime la ville.

Un développement respectueux de l’histoire

Malgré les évolutions urbaines, Abomey a su préserver son charme d’antan. Les nouvelles constructions s’intègrent harmonieusement au paysage, respectant l’architecture traditionnelle. Les initiatives locales favorisent le développement économique tout en valorisant le patrimoine, assurant ainsi un équilibre entre modernité et tradition.

Ainsi, Abomey reste une ville emblématique du Bénin, où le passé rencontre le présent avec une harmonie parfaite. Son histoire grandiose, ses marchés animés, son hospitalité et ses croyances profondes en font un véritable joyau africain à découvrir et à célébrer.

Que ce soit pour s’imprégner du souvenir du roi Gbèhanzin, explorer les palais royaux ou s’émerveiller devant les rites vodoun, Abomey offre une expérience inoubliable à quiconque franchit ses portes.


Être journaliste au Bénin en 2025, une vocation sous pression

Le métier de journaliste au Bénin en 2025 n’est plus seulement une quête de vérité, mais une lutte constante pour être entendu. Dans un paysage médiatique saturé par une avalanche d’informations, de désinformations et d’opinions exacerbées par les réseaux sociaux, la voix du journaliste est souvent noyée ou déformée. Le silence n’est plus l’absence de mots, il est numérique, construit par des algorithmes qui favorisent le sensationnel au détriment de l’information vérifiée.

Ma citation : Sans liberté un journaliste n’est qu’une plume empoisonnée – Crédit Emmanuel Codjo

La précarité du journaliste : une réalité alarmante

Le journaliste béninois est aujourd’hui l’une des professions les plus précaires. Il suffit d’une feuille et d’un stylo pour dénoncer un fait, mais ces outils deviennent rapidement les symboles de l’oppression. Nombreux sont ceux qui, après avoir publié un article ou mené une enquête, se retrouvent suspendus, interpellés, et parfois contraints de se justifier devant la justice.

La liberté de la presse semble fragile, enfermée dans un cadre où les risques sont bien plus élevés que les protections. Sur le plan matériel, les conditions de vie des journalistes sont souvent austères. Peu rémunérés, certains peinent à subvenir à leurs besoins essentiels.

Entre conférences, bibliothèques et longues heures de recherche, ils sont les artisans d’une information rigoureuse qui, pourtant, ne leur assure ni sécurité financière ni reconnaissance suffisante. Ce paradoxe fragilise leur engagement et pousse certains à chercher des alternatives, souvent en dehors du journalisme.

Manipulation et dépendance en période électorale

Lors des périodes électorales, le journaliste béninois devient une figure convoitée par les acteurs politiques. Ces derniers, conscients de l’influence médiatique, orchestrent des stratégies pour les manipuler à travers des perdiems dérisoires. Une somme de 10.000F CFA, parfois moins de 5000 F CFA, voire rien du tout, est proposée à certains pour orienter leurs publications.

Repenser à un modèle de journaliste libre avec un modèle économique vital – Crédit Emmanuel Codjo

Ces pratiques créent une dépendance économique qui érode l’indépendance du journaliste et remet en cause la crédibilité de l’information. Bien souvent, le journaliste se retrouve pris dans un dilemme : préserver son intégrité ou accepter des compensations financières qui lui permettent de survivre.

Cette réalité met en lumière la nécessité impérieuse de repenser le modèle économique des médias afin de garantir aux journalistes des revenus décents et une autonomie leur permettant de résister aux pressions extérieures.

Un métier de passion et de sacrifice

Le journaliste béninois est celui qui se réveille tôt et se couche tard, toujours à l’affût des nouvelles essentielles à la société. Il est le faiseur de stars, celui qui propulse des figures publiques sous les projecteurs. Mais plus que cela, il est un messager, parfois même un messie, qui prend des risques considérables pour investiguer et révéler la vérité. Malgré les difficultés, l’engagement des journalistes demeure fort.

Leur passion pour l’information et leur rôle crucial dans la société les poussent à continuer, à se battre pour un avenir où leur travail sera reconnu et respecté. Leur résilience est admirable, mais elle doit être accompagnée par des réformes profondes, garantissant une véritable protection légale, des moyens financiers adéquats, et une éducation médiatique qui aide la population à distinguer le vrai du faux.

Vers un avenir plus juste pour les journalistes béninois

Le journalisme est la pierre angulaire de toute démocratie. En 2025, la question de la liberté de la presse au Bénin ne doit plus être ignorée. Il est temps de mettre en place des mécanismes qui assurent aux journalistes une véritable indépendance, une rémunération juste, et une protection face aux intimidations. Sans ces mesures, l’information restera entre les mains de ceux qui savent la manipuler, et non de ceux qui s’efforcent de dire la vérité. Le combat pour un journalisme libre et équitable est plus que nécessaire. Il est vital.

Ma citation : Sans liberté, un journaliste n’est qu’une plume empoisonnée.


Présidentielle 2026 : Qui sera le candidat des Démocrates ?

À l’approche de l’élection présidentielle de 2026, l’attention des Béninois et des observateurs politiques se tourne vers les grands partis et leur capacité à former un duo compétitif pour briguer la magistrature suprême. Parmi eux, Les Démocrates, un parti fondé en 2019 et officiellement reconnu en 2020, suscite une attention particulière.

Avec Boni Yayi hors course, la question du choix du candidat divise et alimente les spéculations. Plusieurs figures émergent, entre duel historique et montée en puissance d’une nouvelle génération.

Le parti Politique Les Démocrates – Présidentielle 2026 au Bénin

Houndété vs Atchadé, une rivalité persistante

Depuis la création du parti, un affrontement subtil oppose Éric Houndété et Nouréni Atchadé, même si ce dernier s’est récemment efforcé de minimiser cette tension. Certains éléments laissent néanmoins entrevoir une lutte sous-jacente entre ces deux personnalités bien établies.

Deux figures expérimentées – Les Démocrates au Présidentielle 2026

Éric Houndété, député depuis 2003 et ancien président du parti, a vu son influence amoindrie après des critiques sur sa gestion des législatives de 2023 et son positionnement jugé trop conciliant face au président Patrice Talon. Nouréni Atchadé, député depuis 2011, peine quant à lui à convaincre certains militants qu’il possède l’envergure et la ténacité nécessaires pour une opposition victorieuse.

Une nouvelle garde ambitieuse en embuscade

Face aux figures expérimentées, une jeune garde dynamique monte en puissance, revendiquant une représentation plus en phase avec la jeunesse béninoise (plus de 70 % de la population). Pour ces nouveaux visages, l’avenir du parti repose sur un candidat issu des rangs, connu et reconnu par les militants.

Les visages émergents du parti Les Démocrates

Voici quelques figures de cette génération montante :

  • Chabi Yayi – Engagé dans le parti non par héritage paternel, mais par son action en tant que secrétaire aux affaires extérieures.
  • Rachelle Yayi – Plus discrète, mais de plus en plus visible et active aux côtés de son père.
  • Kamel Ouassangari – Administrateur des finances et député, affichant clairement ses ambitions présidentielles.
  • Dr. Adam Sounon– Très engagé dans la mobilisation contre le code électoral.
  • Guy Dossou Mitokpè – Figure médiatique et active sur les réseaux sociaux, s’attaquant aux failles du régime.
  • Nourou Dine Saka Saley – Une voix parfois hésitante entre critique et soutien au parti.
  • Kitti Hinnougnon Nathaniel– Enseignant-chercheur et figure intellectuelle de l’opposition depuis 2016.

Le pari d’un souffle nouveau

Alors que les jeunes cadres multiplient les concertations, une question demeure : réussiront-ils à imposer leur choix et à bousculer l’ordre établi ? Plusieurs duos émergent parmi les spéculations : Kitti-Chabi, Sounon-Mitokpè, Ouassangari-Kitti, Chabi-Mitokpè, Saka Saley-Mitokpè, etc. Dans un contexte de remise en question du pouvoir en place, une candidature issue de cette jeune garde pourrait rassembler l’opposition ainsi que les déçus du régime actuel.

En analysant les dynamiques internes au sein des Démocrates, on constate une transition délicate entre l’ancienne garde et une nouvelle génération qui cherche à imposer sa vision. Si les figures historiques telles qu’Éric Houndété et Nouréni Atchadé ont marqué la vie du parti, elles font désormais face à une remise en question quant à leur capacité à incarner une opposition efficace.

L’ascension de la jeune garde est révélatrice d’un besoin de renouveau, porté par une génération plus connectée aux réalités sociopolitiques du pays. Cependant, cette dynamique n’est pas exempte de défis, la cohésion interne du parti sera déterminante pour éviter une fragmentation nuisible, comme cela a pu être observé dans d’autres formations politiques par le passé.

L’équilibre entre expérience et fraîcheur politique sera donc clé dans la désignation du candidat pour 2026. La capacité des Démocrates à fédérer et à présenter une alternative crédible dépendra de leur aptitude à unir ces différentes forces. Si l’opposition veut marquer un tournant, elle devra démontrer une stratégie cohérente, capable de rallier à la fois les militants et les électeurs désireux de changement.

Reste à savoir si ce pari d’une candidature nouvelle saura dépasser les querelles internes et incarner une véritable dynamique de rupture face au pouvoir actuel. Les prochains mois seront décisifs pour observer si cette ambition peut se transformer en réalité politique.

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Dêkin, un village oublié en quête de développement

Situé dans la commune de Dangbo, Dêkin est bien plus qu’un simple village. C’est une terre de culture et de traditions, un lieu où les habitants se battent quotidiennement pour survivre et prospérer malgré un environnement marqué par de nombreuses difficultés. Pourtant, malgré sa richesse agricole et sa détermination, Dêkin reste enclavé, privé des infrastructures de base nécessaires à son développement.

La qualité de l’Eau – Crédit : OJECC BÉNIN Césaire Kodjo Sonou

Un village privé des besoins essentiels

Dans ce coin reculé du Bénin, l’accès à l’eau potable, à l’électricité et aux services GSM demeure inexistant. Les habitants doivent parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau, souvent insalubre, exposant ainsi leurs familles à des maladies. L’absence de réseau téléphonique complique la communication avec l’extérieur, limitant les opportunités économiques et sociales.

Face à ces difficultés, on se demande si les Objectifs de Développement Durable (ODD) prennent réellement en compte des localités comme Dêkin. La volonté d’améliorer le quotidien existe, mais les moyens manquent cruellement.

Une richesse agricole menacée

Malgré ces défis, Dêkin est une terre fertile où les habitants cultivent avec passion des produits tels que la patate douce, le riz, le piment et diverses variétés de légumes. Ces cultures représentent une source précieuse de revenus et de subsistance pour la communauté. Cependant, chaque année, les producteurs doivent affronter un ennemi redoutable : les inondations. Ces catastrophes naturelles ravagent les champs en pleine saison, anéantissant des mois de dur labeur et plongeant les agriculteurs dans une précarité encore plus grande. Sans infrastructures adaptées pour gérer ces phénomènes, les pertes sont considérables et l’avenir de nombreuses familles reste incertain.

Un système de santé insuffisant

À Dêkin, l’accès aux soins est un luxe. Le manque de centres de santé expose les enfants et les adultes à des maladies comme le paludisme et diverses infections. Sans professionnels de santé en nombre suffisant et sans équipements adaptés, la population est vulnérable et les décès évitables restent trop nombreux.

Les habitants, démunis, expriment leur colère et leur frustration face à cette situation inacceptable. Comme le raconte Houefa, une jeune écolière du village : ‹‹ Ici, nous souffrons énormément. Depuis mes 18 ans, je n’ai jamais eu accès à des protections hygiéniques adéquates pour gérer ma menstruation. Et pire encore, nous étudions dans des conditions précaires, des salles de classe délabrées, un manque cruel d’enseignants. Malgré tout, nous devons affronter les mêmes examens que les élèves de Cotonou, avec les mêmes exigences. Pourtant, nous n’avons jamais choisi cette vie.››

Salle de classe – Enseignant Secondaire Crédit : Emmanuel Codjo

Ils appellent à l’aide, espérant une intervention des autorités gouvernementales et des organisations humanitaires pour mettre en place des solutions durables.

Un appel urgent à l’action

Dêkin mérite mieux. Ce village, plein de potentiel, ne peut rester dans l’ombre plus longtemps. Il est temps pour le gouvernement et les acteurs du développement de poser un regard attentif sur cette localité et d’agir concrètement. Accès à l’eau, électrification, amélioration du réseau de communication, infrastructures de santé : les solutions existent, il suffit de les mettre en œuvre.

La voix des habitants doit être entendue. Leur courage et leur détermination sont remarquables, mais ils ne peuvent plus lutter seuls. Il est urgent que des mesures soient prises pour transformer Dêkin et lui offrir un avenir digne de ce qu’il mérite.