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L’IA menace pour les métiers humains et son intelligence

L’intelligence artificielle (IA) envahit notre quotidien et bouleverse notre manière de travailler, d’apprendre et de créer. Bien que prometteuse, elle suscite de vives inquiétudes quant à ses effets sur l’intelligence humaine et l’avenir de certains métiers. Sommes-nous en train de lui accorder un permis de paresse qui affaiblit nos capacités intellectuelles ? Ou pire, de lui laisser la main pour éradiquer des professions entières ?

L’usage de l’IA touche la sensibilité de l’intelligence humaine- Crédit : ww.freepik.com

L’IA, un outil qui favorise la facilité

L’un des plus grands reproches faits à l’IA est qu’elle pousse à la dépendance intellectuelle. Avec des outils capables de rédiger des textes, analyser des données et résoudre des problèmes complexes en un clin d’œil, l’humain est tenté de déléguer son raisonnement. Pourquoi s’embêter à apprendre ou réfléchir longuement, quand une IA peut livrer une réponse instantanée ?

IA encourage un désapprend des Jeunes – Crédit : www.freepik.com

Cette tendance entraîne une baisse inquiétante de l’effort intellectuel. La créativité et l’esprit critique sont mis à mal lorsque l’on se repose trop sur des suggestions pré-mâchées. Dans les écoles, l’usage d’outils comme ChatGPT pousse certains étudiants à copier-coller des devoirs sans chercher à comprendre. Dans les entreprises, l’IA automatise tant de tâches que l’on finit par perdre des compétences essentielles.

Une menace réelle pour de nombreux métiers

Outre la mise en danger de notre intelligence humaine, l’IA fait disparaître progressivement certains emplois. Les professions reposant sur la rédaction, la traduction, le service client, la comptabilité et même le développement informatique sont directement impactées. Les machines, capables de produire des résultats efficaces à moindre coût, remplacent les employés humains.

Les artistes et créateurs souffrent également. Des IA génératrices d’images, de musique ou de vidéos réalisent en quelques secondes ce que des professionnels mettent des heures, voire des jours, à concevoir. Ces avancées posent la question du rôle de l’humain dans la création et du respect du travail artistique.

La nécessité d’un encadrement strict

Pour éviter que l’IA ne devienne une machine à supprimer l’intelligence humaine et les emplois, il est urgent de mettre en place un cadre réglementaire. Son développement doit être guidé par des principes qui préservent la réflexion et l’apprentissage. L’IA devrait être vue comme un outil d’assistance limitée, venant compléter l’humain plutôt que de le remplacer. Il est essentiel de sensibiliser les utilisateurs à une utilisation responsable de l’IA.

Les écoles, les entreprises et les gouvernements doivent travailler ensemble pour fixer des limites et empêcher la dérive vers une société où l’humain n’a plus besoin de penser. Et loin d’être une simple avancée technologique, l’IA représente un tournant décisif pour notre société. Mal encadrée, elle risque de devenir un véritable “tueur” de l’intelligence humaine et un destructeur de métiers. Il est temps de prendre conscience des dangers et de réajuster son usage pour en faire un allié, et non un adversaire.


La restitution du Kataklè du roi Béhanzin, un pas vers la souveraineté culturelle du Bénin

Le Kataklè, un symbole majeur du royaume de Danxomè a été restitué ce 13 maipar la République de Finlande. Cet objet royal retrouve enfin son sol d’origine, après près de neuf décennies d’exil dans un musée étranger.

Le Kataklè, siège d’intronisation restitué ce 13 Mai 2025 sous le gouvernement de Patrice TALON. Crédit : Présidence de la République

Une restitution hautement symbolique

Le Kataklè, siège royal réservé à l’intronisation des souverains du Danxomè, est bien plus qu’un simple artefact historique. Il représente l’autorité, l’héritage et la dignité du peuple béninois. Son retour dans son pays natal n’est pas seulement une restitution matérielle, mais une réappropriation de l’identité culturelle du Bénin. Comme l’a souligné le président Talon, ce geste confirme le droit inaliénable du peuple béninois à préserver et honorer son histoire.

Cette restitution s’inscrit dans la continuité d’un effort initié par le gouvernement béninois depuis plusieurs années. En 2022, la France avait déjà restitué 26 trésors royaux, marquant un tournant crucial pour le Bénin et son engagement en faveur de la récupération de ses œuvres culturelles dispersées à travers le monde. Le retour du Kataklè de Finlande trois ans plus tard vient donc renforcer cette dynamique et affirmer le leadership du Bénin dans le processus de restitution des œuvres africaines.

Une coopération exemplaire avec la Finlande

Dans son message, le président béninois n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers la République de Finlande, qui a non seulement préservé le Kataklè mais a également œuvré avec le Bénin pour assurer son retour. Cet acte diplomatique illustre l’importance du dialogue et de la coopération internationale en matière de restitution culturelle. Il démontre qu’un équilibre peut être trouvé entre la préservation des œuvres d’art et leur réintégration dans leurs contextes historiques et sociaux.

Le Président Patrice TALON lors de la restitution du Kataklè. Crédit : Présidence de la République

Cette démarche exemplaire pourrait inspirer d’autres nations à emboîter le pas, en particulier celles qui conservent encore des artefacts africains issus de périodes coloniales ou d’échanges internationaux historiques. Plus qu’un simple geste, la restitution du Kataklè est un modèle à suivre pour une justice patrimoniale mondiale.

Un pas vers un avenir culturel renforcé

Le retour du Kataklè au Bénin est une victoire pour la mémoire collective et la souveraineté culturelle du pays. Il rappelle à tous les Béninois l’importance de préserver leur histoire et de valoriser leurs traditions. Cet événement marque aussi un tournant vers un futur où le patrimoine béninois pourra être étudié, admiré et transmis sur sa terre d’origine.

Comme l’a mentionné le président Talon, cette restitution n’est qu’un chapitre dans une longue bataille pour le retour des œuvres patrimoniales béninoises encore dispersées à travers le monde. Ce mouvement vers la réappropriation culturelle témoigne de la détermination du Bénin à faire valoir son héritage et à le transmettre aux générations futures.

Symbole de pouvoir et de souveraineté

C’est un siège royal cérémoniel, utilisé exclusivement lors des rites d’intronisation des rois. Ce trône monoxyle, sculpté dans un seul bloc de bois, symbolise l’autorité, la stabilité et l’unité du royaume et incarne une mémoire vivante des traditions dahoméennes et des rituels de cour à Abomey. On estime que son retour pourra renforcer la stabilité des valeurs identitaires et patrimoniales du pays tout en démystifiant les mythes.

Il faut noter que c’est un véritable symbole de pouvoir et de légitimité, il témoigne de la grandeur du royaume du Danxomè et de son héritage ancestral. Son importance dépasse donc le simple cadre historique, il est un élément clé du patrimoine béninois et de la transmission des traditions royales. Cette avancée majeure dans la préservation du patrimoine béninois mérite d’être célébrée. Elle est le signe d’une nation qui, progressivement, reconquiert son histoire et se positionne comme un acteur clé dans le combat pour la restitution culturelle à l’échelle internationale. Le Kataklè est désormais chez lui, et avec lui, une part essentielle de l’âme du Bénin.


CST de l’Église du Christianisme Céleste, vers une réorganisation historique

Ce vendredi 9 mai 2025, une étape cruciale a été franchie dans le processus de réunification et de réorganisation de l’Église du Christianisme Céleste. Lors d’une session officielle du Conseil Supérieur de Transition (CST), animée par le rapporteur Marcellin ZANNOU, plusieurs avancées majeures ont été présentées. Cet événement a été marqué par la présence remarquée de Son Excellence Patrice TALON, Président de la République du Bénin, dont l’engagement indéfectible envers cette institution religieuse a été salué par les membres du CST.

Marcelin ZANNOU, Rapporteur de la séance – Crédit : Présidence de la République

Le Conseil Supérieur de Transition, récemment installé le 26 avril 2025, a pour mission essentielle de restructurer l’Église du Christianisme Céleste, un patrimoine religieux béninois dont l’influence s’étend bien au-delà des frontières nationales. Cette session a été l’occasion de rappeler les objectifs fondamentaux du CST, qui devra sur une période d’un an conduire une série de réformes visant à renforcer l’unité des fidèles et garantir une meilleure organisation de l’Église.

Séance du CST avec son Excellence Monsieur Patrice TALON Crédit : ElmanuPhoto

L’intervention du Président Patrice TALON a particulièrement retenu l’attention. Son soutien fort à cette restructuration traduit sa volonté de préserver et valoriser une institution qui fait partie intégrante du patrimoine culturel et spirituel béninois. En réaffirmant son engagement, il a mis en avant l’importance de réconcilier les différentes branches de l’Église et de lui redonner une gouvernance claire et stable.

Les Grandes Résolutions de la Session

Durant les travaux, plusieurs décisions essentielles ont été prises :

•Mise en place du Secrétariat Exécutif : Un secrétariat composé de sept membres a été institué pour assurer la coordination des actions du CST et veiller à la bonne exécution des réformes.

•Réorganisation des Commissions Thématiques : Trois commissions ont été établies pour mener à bien les différents axes de restructuration :

– Commission de Relecture de la Constitution et de la Hiérarchie Ecclésiale- Commission de Relecture des Textes Fondamentaux, des Rites, de la Liturgie et de l’Organisation des Pèlerinages et Événements religieux

– Commission de Réforme de la Gestion Administrative et Financière

• Adoption de la Feuille de Route : Un plan de travail structuré a été validé pour garantir l’atteinte des objectifs dans les délais impartis.

•Examen et Adoption des Textes de Gouvernance : La Charte de la Transition et le Règlement Intérieur du CST ont été adoptés après des discussions approfondies. Ces textes définissent les lignes directrices qui encadreront le travail du Conseil.

Un avenir prometteur pour l’Église du Christianisme Céleste

L’Église du Christianisme Céleste, née au Bénin mais aujourd’hui présente à travers le monde, est à un tournant décisif de son histoire. La réorganisation en cours sous l’impulsion du Conseil Supérieur de Transition et le soutien indéfectible des autorités béninoises devraient permettre de consolider ses fondements et d’assurer une gouvernance plus harmonieuse et inclusive.

Cette première session du CST marque donc le début d’un travail de fond qui, à terme, pourrait redonner à l’Église du Christianisme Céleste toute sa force et sa cohésion, permettant ainsi aux fidèles de continuer à transmettre cette foi qui a traversé les générations. Il faut noter que L’Église du Christianisme Céleste a traversé quarante années marquées par des épreuves, des divisions et des défis majeurs, rappelant symboliquement les quarante années de David dans le désert selon les écritures bibliques. Pourtant, au cœur de ces turbulences, une vérité demeure inébranlable : l’Église céleste est investie d’une force spirituelle puissante, témoignant de sa mission sacrée.

Par de multiples signes et révélations, il est clairement démontré que cette Église représente la dernière barque, un refuge spirituel dans l’accomplissement d’une prophétie profonde. Cette vision a été portée par le prophète Joseph OSHOFFA, guidé par le Saint-Esprit, et reconnu comme le père de la foi céleste. Son message continue d’inspirer et de fortifier les croyants, consolidant la destinée divine de l’Église du Christianisme Céleste à travers le monde.


Africa SME Champions Forum : le pacte de 10 ans pour révolutionner les PME Africaines

Cotonou, le 8 mai 2025 – Le coup d’envoi de la 10ᵉ édition de l’Africa SME Champions Forum a été donné ce 30 Avril 2025 à Cotonou au Bénin. Cette initiative est portée par le groupe AfricSearch qui joue un rôle clé dans la transformation et le développement des petites et moyennes entreprises africaines.

Conférence de presse de Africa SME champions forum – ce 30 Avril 2025 à Cotonou Crédit : Global Mind Consulting

Depuis 2014, le forum connecte les PME à fort potentiel avec des investisseurs, des bailleurs, des institutions publiques et des partenaires techniques, tout en promouvant des politiques publiques favorables à une croissance durable.

Cette année, l’événement revêt un caractère particulier : il inaugure un pacte de soutien aux PME africaines pour la période 2025-2035. Ce programme ambitieux vise à renforcer l’accompagnement stratégique des PME à travers des financements, des formations et des opportunités de partenariat en la présence de Laurent GANGBES le directeur général de ADPME (Agence de développement des PME Bénin), Yedau OGUNDELE Directeur général CRRH UEMOA Caisse régionale de refinancement Hypothécaire et d’autres personnalités dans le secteur des PME dans l’espace UEMOA.

Un programme stratégique axé sur l’action et l’impact.

Durant ces deux jours, du 8 au 9 mai 2025, les participants auront accès à un programme structuré autour d’activités clés : Des panels de haut niveau réunissant des experts, des décideurs politiques et des chefs d’entreprise. Une session de clôture multi-acteurs pour convenir des engagements à prendre pour l’avenir. Un dîner de gala, un moment de networking privilégié.

La cérémonie des Africa SME Champions Awards, qui récompensera les acteurs clés du secteur dans cinq catégories. Des masterclass animées par des spécialistes pour aider les PME à mieux structurer leur développement. Des rencontres B2B favorisant les collaborations concrètes. Une visite terrain pour découvrir des PME locales en pleine expansion

Le Pacte de Cotonou : un engagement collectif pour l’avenir

Lors de la conférence de presse, Didier Agouetey, PDG du groupe AfricSearch, a exprimé avec conviction l’importance de ce tournant décisif. Nous entrons dans une nouvelle décennie où l’ambition doit rimer avec action. Le Pacte de Cotonou est un appel à la mobilisation de tous les acteurs du changement. Bien plus qu’une célébration, c’est un engagement collectif pour faire des PME africaines les piliers de la croissance de demain.

Didier AGOUETEY, PDG du groupe AfricSearch – Crédit : Global Mind Consulting

Ce pacte vise à mobiliser tous les acteurs clés du développement économique africain pour structurer un accompagnement durable et impactant des PME. Il s’inscrit dans une volonté de transition vers un modèle de croissance plus inclusif, où les entreprises locales joueront un rôle crucial dans la création d’emplois et la stabilisation économique du continent.

Une édition charnière qui marque le début d’un nouveau chapitre

Bien plus qu’un simple anniversaire, cette 10ᵉ édition de l’Africa SME Champions Forum symbolise l’entrée dans une nouvelle phase de transformation des PME africaines. Le Pacte de Cotonou est l’engagement phare qui façonnera la dynamique du forum au cours des dix prochaines années.

À travers cet événement, Cotonou devient le centre névralgique du changement, et cette initiative promet de révolutionner le soutien aux PME africaines, leur permettant d’accéder à plus de ressources et d’opportunités pour prospérer. La question n’est plus seulement de célébrer une décennie d’impact, mais de poser les bases d’un futur où les PME deviendront la colonne vertébrale du développement économique africain. Avec cet engagement fort, l’Africa SME Champions Forum s’impose plus que jamais comme un catalyseur majeur de la croissance entrepreneuriale en Afrique


Réunification pour la révolution spirituelle de l’Église du Christianisme Céleste

Cotonou, la ville emblématique du Bénin, a récemment été le théâtre d’un événement historique marqué par la cérémonie de réunification de la Sainte Église à travers l’installation du Conseil Supérieur de Transition (CST). Ce conseil, composé de quinze membres, est chargé de diriger l’Église du Christianisme Céleste pour une période d’un an sous la bienveillante supervision du Président Patrice Talon, accompagné des révérends pasteurs Bernett Adeogoun et Emmanuel Oshoffa.

Cérémonie d’installation du CST• Crédit : Emmanuel Codjo • Cotonou Bénin église du christianisme céleste

L’objectif est d’instaurer une paix inclusive et durable, et éliminer les divisions au sein de l’église. Fondée le 29 septembre 1947 sous l’inspiration divine du Saint-Esprit par le révérend pasteur et prophète Joseph Oshoffa, l’Église du Christianisme Céleste s’est propagée dans de nombreux pays du monde, touchant des millions de fidèles. Cependant, au fil des années, cette communauté religieuse a connu de graves perturbations, telles que des divisions internes et une guerre religieuse, nuisant à sa mission d’instaurer la paix mondiale. Aujourd’hui, grâce à la dynamique du gouvernement béninois et à la vision transparente de Patrice Talon, cette institution trouve une nouvelle voie vers l’unité et la sérénité.

Patrice TALON affirme son engagement envers cette unité

Dans son discours, le Président Patrice Talon a affirmé son engagement indéfectible envers l’unité de l’église. Il a souligné que cette initiative constitue une étape essentielle pour préserver cet héritage religieux africain, en particulier béninois, tout en le consolidant comme un patrimoine universel. Son Excellence a également évoqué la prophétie de Joseph Oshoffa, qui avait prédit que Dieu désignerait des personnes pour développer et organiser l’Église. Cette prophétie semble désormais s’accomplir, ouvrant une nouvelle dimension pour cette « Église de la dernière banque ».

Le Chef de l’État du Bénin affirme son engagement pour l’installation du Conseil Supérieur de Transition CST Crédit : Emmanuel Codjo • Cotonou Bénin Église du Christianisme Céleste

La cérémonie d’installation du CST a réuni de nombreuses personnalités éminentes, notamment des membres du gouvernement, tels que les ministres de la Justice et de la Culture, ainsi que des hauts dignitaires de l’Église venus d’Afrique et du reste du monde. Des milliers de fidèles ont également assisté à cet événement historique. Parmi les moments marquants, la présence du Chef de l’État et ses paroles inspirantes ont véritablement été une source d’espoir pour les participants.

Le CST, une politique religieuse inclusive

Le CST a été présenté comme une structure stratégique visant à réorganiser et renforcer l’Église du Christianisme Céleste, en la rendant davantage pieuse et en reflétant les meilleures valeurs religieuses. Patrice Talon a décrit cette église comme une « vraiment sainte » et une référence religieuse au XXIe siècle. Il a également lancé un appel à la communauté internationale et à tous les fidèles pour contribuer à cette mission de paix et d’unité.

La cérémonie s’est clôturée par un moment fort, une pluie légère, que beaucoup ont interprété comme une bénédiction divine. Elle a été suivie par un concert live symbolique célébrant la réconciliation et l’harmonie retrouvées. Les témoignages des fidèles présents ont montré leur joie et leur foi dans cette nouvelle étape.

Des milliers de fidèles et personnalités ont répondu présent

Sandra Boukala, venue de Lubumbashi, a déclaré avec enthousiasme : « C’est une très bonne initiative du gouvernement béninois et des autorités du CST. Cela permet de promouvoir la paix, le partage et l’amour dans l’église. Je suis fière d’avoir participé à cet événement. » Quant à Charles Belote, un fidèle venu de France, il a exprimé : « C’est l’accomplissement de la prophétie. Je suis convaincu que ce conseil va porter ses fruits et que Dieu tient toujours ses promesses. »

Ainsi, Cotonou a marqué un tournant historique pour l’Église du Christianisme Céleste. Grâce à l’implication personnelle du Président Talon, à la détermination des membres du CST, et à l’engagement des fidèles, cette institution entre dans une nouvelle ère, portée par des valeurs universelles de paix, d’unité et de fraternité. L’avenir semble lumineux pour cette église, véritable symbole de sainteté et de renouveau.


Adé Fidegnon : Le dauphin de Patrice Talon pour 2026

Alors que les élections présidentielles de 2026 approchent à grands pas, une figure émerge avec force et conviction : Adé Fidegnon. Se positionnant comme le dauphin de l’actuel président Patrice Talon, Monsieur Fidegnon incarne une vision ambitieuse pour le Bénin, tout en honorant les acquis du régime actuel.

Présidentielles 2026 – Adé FIDEGNON s’affiche comme dauphin de Patrice TALON

Lors d’une récente interview, Adé Fidegnon a partagé ses perspectives et projets pour le pays. Voici un aperçu de ses réponses aux questions clés qui lui ont été posées.

Continuité des réformes clés

Interrogé sur les réformes qu’il souhaite préserver, Monsieur Fidegnon a souligné son engagement à poursuivre la réforme du système partisan, la sécurisation foncière et la promotion touristique. Ces initiatives, selon lui, sont essentielles pour maintenir la stabilité et le développement du Bénin.

Une Vision propre la révélation du Bénin continue  »

Face aux critiques potentielles le qualifiant de simple prolongement du régime actuel, Adé Fidegnon répond avec assurance. « Rien que le simple prolongement des prouesses actuelles est déjà élogieux », affirme-t-il. Cependant, il insiste sur sa vision unique, intitulée « La révélation du Bénin continue », qui promet d’apporter une touche personnelle et innovante à son mandat.

Renforcement des Infrastructures et de la Crédibilité Internationale

Pour renforcer les infrastructures et la crédibilité internationale du Bénin, Monsieur Fidegnon prévoit de mettre l’accent sur la bonne gouvernance et la reddition des comptes à tous les niveaux. Une approche qui, selon lui, garantira une gestion transparente et efficace.

Lutte contre la corruption et l’impunité

Adé Fidegnon envisage de combattre la corruption et l’impunité en s’appuyant sur la veille citoyenne et en renforçant les pouvoirs de la Cour des comptes. Une stratégie qui reflète son engagement envers une gouvernance éthique et responsable.

Une loyauté Éclairée

Quant à sa loyauté envers le système actuel, il la considère comme un atout pour le développement du Bénin. « Ma gouvernance saura s’adapter aux enjeux de mon magistère », déclare-t-il, tout en rejetant l’idée d’une continuité aveugle. Lisez ici sa déclaration

La jeunesse Béninoise révélée – présidentielle 2026 Adé FIDEGNON annonce être le dauphin de Patrice TALON

Les défis post-2026

Enfin, Monsieur Fidegnon identifie des défis clés pour le Bénin post-2026, notamment la numérisation de l’administration publique, une éducation axée sur le savoir-faire et l’électrification végétale domestique. Des projets ambitieux qui s’inscrivent dans la continuité de la vision intemporelle de Patrice Talon. Avec une vision claire et des projets concrets, Adé Fidegnon se présente comme un candidat prometteur pour les présidentielles de 2026. Sa campagne, axée sur « La révélation du Bénin continue », promet de captiver l’attention des électeurs et de tracer une voie vers un avenir prospère pour le Bénin.


Suspension des médias au Bénin : liberté d’expression ou régulation excessive ?

La suspension récente de plusieurs médias au Bénin par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) a suscité un vif débat au sein de la société béninoise. Cette décision, qualifiée par certains d’« anarchique », a mis en lumière des tensions entre la régulation des médias et la liberté d’expression.

HAAC BÉNIN – Crédit : HAAC Bénin

Les raisons de la suspension

La HAAC a justifié ces suspensions par des violations répétées des normes déontologiques et légales. Parmi les médias concernés figurent des plateformes en ligne comme « Reporter Médias Monde », « Crystal News » et le média social TikTok « Madame Actu » et à ce jour le grand web médias Bénin Web TV. Ces organes de presse sont accusés de diffuser des contenus sans autorisation préalable, en violation de l’article 252 du Code de l’Information et de la Communication. D’autres infractions incluent la publication d’informations non vérifiées et des manquements aux principes éthiques du journalisme.

Réactions des citoyens et internautes

Les citoyens béninois et les internautes ont exprimé des opinions variées sur cette affaire. Certains soutiennent la HAAC, estimant que ces mesures sont nécessaires pour assainir le paysage médiatique et garantir une information de qualité. D’autres, en revanche, dénoncent une atteinte à la liberté de la presse et un climat de répression. Sur les réseaux sociaux, des voix s’élèvent pour critiquer ce qu’ils perçoivent comme une tentative de museler les médias critiques envers le pouvoir en place.

Réactions des internautes sur Facebook – Crédit : Emmanuel CODJO

Les impacts sur la démocratie

La suspension de ces médias a des conséquences profondes sur le pluralisme et la démocratie au Bénin. En limitant l’accès à des informations diversifiées, ces décisions risquent de créer un climat de peur parmi les journalistes et de réduire la capacité des citoyens à s’informer librement. Le Bénin, autrefois salué comme un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, voit son image ternie par ces mesures controversées.

Une solution modeste

Pour sortir de cette impasse, il est crucial d’instaurer un dialogue constructif entre la HAAC, les médias et la société civile. Une révision participative des textes régissant les médias pourrait permettre de clarifier les règles et d’éviter des interprétations arbitraires. Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation et de formation pour les journalistes et les responsables de médias pourraient renforcer le respect des normes déontologiques. Enfin, la HAAC pourrait envisager des sanctions progressives, favorisant la régularisation plutôt que la suspension immédiate.

Pour finir, bien que la régulation des médias soit essentielle, elle doit être équilibrée pour préserver la liberté d’expression et le pluralisme, piliers fondamentaux de toute démocratie. Le Bénin a l’opportunité de transformer cette crise en une occasion de renforcer son cadre médiatique tout en respectant les droits des citoyens. Mais suspendre un média, c’est plonger le monde dans l’obscurité, porter atteinte à la liberté d’expression et priver les citoyens de leur droit fondamental à l’accès à l’information.


350 Leaders à Cotonou : le Choiseul Africa Summit 2025 insuffle un nouvel élan à l’Afrique

Le Choiseul Africa Summit 2025 s’est tenu à Cotonou les 26 et 27 février, réunissant plus de 350 décideurs économiques et institutionnels de premier plan venus de divers horizons. Cet événement d’envergure internationale, organisé en partenariat avec la République du Bénin, a offert une plateforme unique pour discuter des opportunités de croissance et de développement en Afrique

Choiseul Africa Summit à Cotonou-Credit : Choiseul Africa Summit-Apiex-GDIZ_Vice Présidente du Bénin

La cérémonie inaugurale a été marquée par les interventions de la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, et du ministre d’État chargé du développement et de la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané. Dans son allocution, la vice-présidente a souligné l’importance de ce sommet pour le Bénin et pour l’Afrique en général. Elle a mis en avant les efforts du gouvernement béninois pour créer un environnement propice aux investissements et à la croissance économique. «Le Bénin est déterminé à devenir un pôle d’attraction pour les investisseurs internationaux, grâce à des réformes structurelles et à une stabilité politique exemplaire», a-t-elle déclaré.

Le Directeur Général de la Société d’Investissement et de Promotion de l’Industrie (SIPI-Bénin), Létondji Béhéton, a également pris la parole pour présenter les avancées de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Il a mis en lumière les réalisations de la GDIZ, notamment dans le secteur textile, où des milliers de jeunes Béninois sont formés et employés. «La GDIZ est un modèle de développement industriel qui contribue à l’autonomie économique du Bénin et à la création d’emplois durables» a-t-il affirmé. Béhéton a également souligné l’importance de la transformation locale des matières premières pour augmenter la valeur ajoutée et les revenus générés par le pays.

Ambasse de Pays Bas au Bénin-Credit : Choiseul Africa Summit-Apiex-GDIZ

Les participants au sommet ont été impressionnés par les opportunités offertes par la GDIZ et par les efforts du Bénin pour attirer les investissements étrangers. La visite de la zone industrielle a permis aux investisseurs de constater de visu les infrastructures modernes et les initiatives innovantes mises en place pour favoriser la croissance économique. «Ce sommet est une occasion unique de nouer des partenariats stratégiques et de découvrir les opportunités d’investissement en Afrique», a déclaré Adjaratou LAWANI participante venue de l’Europe.

Branding Coach, Creatice du TOP100 Linkedin TopChoice Africa-Adjaratou LAWANI Crédit : Adajaratou LAWANI

Il faut souligner que la motivation des participants était palpable tout au long de l’événement. Venus des quatre coins du monde, ils ont exprimé leur enthousiasme pour les perspectives de collaboration et de développement en Afrique. «Le Choiseul Africa Summit est une plateforme idéale pour échanger des idées et explorer de nouvelles opportunités d’affaires. C’est une immense joie pour d’y être», Majoie HOUNDJI, Influenceuse la Mère des influenceurs Béninois. Les discussions ont porté sur des secteurs clés tels que l’industrie textile, l’agroalimentaire, les industries culturelles et créatives, et le tourisme.

Participante Majoie HOUNDJI Activiste/influenceuse-l’unique Figure emblématique des influenceurs au Bénin Credit : Majoie HOUNDJI

Le Choiseul Africa Summit 2025 à Cotonou a été un succès retentissant, mettant en lumière les efforts du Bénin pour devenir un acteur majeur du développement économique en Afrique. Les interventions de la vice-présidente du Bénin et du Directeur Général de la GDIZ ont inspiré les participants et renforcé leur motivation à investir et à collaborer pour un avenir prospère.


Cyber Africa Forum 2025 : Cotonou prend racine pour la 5ème édition

La conférence de presse du Cyber Africa Forum (CAF) 2025 s’est tenue ce 26 Février 2025 à Cotonou, marquant le lancement officiel de la cinquième édition de cet événement phare dédié à la cybersécurité et à la transformation numérique en Afrique. Il s’agit d’une revolution numérique rassemble les acteurs de l’industrie numerique.

Conférnce de presse CAF.2025 à Cotonou, 5 Ed. Crédit : Cyber Africa Forum-Emmanuelcodjo

Le CAF est une plateforme d’affaires et d’échange incontournable sur les sujets du cyber sécurité et de la transformation numérique en Afrique. La conférence a réuni des représentants gouvernementaux de haut niveau, notamment le représentant du ministère du numérique et de la digitalisation, le ministère de l’économie et des finances, le directeur de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (ASIN), ainsi que le directeur général du Centre National d’Investigation Numérique (CNIN).

Sous le thème «Résilience numérique et transformation numérique de l’Afrique », le CAF 2025 promet d’être un événement incontournable pour les acteurs du numérique sur le continent. Prévue pour se tenir les 24 et 25 juin 2025, cette édition accueillera plus de 1000 participants, dont des décideurs politiques, des investisseurs, des chefs d’entreprises et des experts en cybersécurité. Le programme riche et varié comprendra des panels de haut niveau, des tables rondes, des rencontres B2B et des ateliers stratégiques.

Il faut noter que l’objectif principal du CAF est de mettre en lumière les défis et les opportunités liés à la cybersécurité en Afrique, de rassembler les acteurs du numérique, de stimuler les investissements et les partenariats stratégiques, et de favoriser le dialogue entre les secteurs public et privé. Au cours des quatre éditions précédentes en Côte d’Ivoire, le CAF a attiré plus de 6000 participants, consolidant ainsi sa réputation en tant que plateforme de référence pour les discussions sur la cybersécurité et la transformation numérique en Afrique.

Le choix de Cotonou pour cette cinquième édition n’est pas anodin. Le Bénin a démontré un engagement fort dans le développement de l’industrie numérique et de la digitalisation, avec de nombreuses initiatives structurantes menées par le ministère du numérique et de la digitalisation à travers l’ASIN. Le pays s’est positionné comme un leader en matière d’innovation numérique, et la tenue du CAF à Cotonou souligne cette dynamique positive.

Plusieurs thématiques numériques seront mises en lumière

Les thématiques abordées lors du CAF 2025 incluront l’investissement et le financement du numérique, la collaboration entre le secteur public et privé, l’intelligence artificielle et la transformation des modèles économiques en Afrique, la réglementation et la gouvernance des technologies émergentes, le Big Data et l’exploitation des données, ainsi que la cybersécurité et la résilience digitale en Afrique.

«Le Cyber Africa Forum est une opportunité stratégique pour renforcer la cybersécurité à l’échelle régionale tout en consolidant notre engagement à positionner le Bénin comme un acteur clé en matière de sécurité numérique. Nous sommes enthousiastes à l’idée de participer à cette cinquième édition et déterminés à partager notre expertise sur les défis et les opportunités du paysage cyber africain» a déclaré Marc-André Loko, Directeur Général de l’ASIN.

Il est important de souligner que le CAF est un rendez-vous crucial pour le continent africain, où l’économie numérique est en pleine expansion, avec une projection de 712 milliards de dollars d’ici 2050, selon un rapport conjoint de Google et de la Société Financière Internationale en 2020. L’Afrique doit relever des défis numériques majeurs.

Sandra AMICHIA, Cheffe de la Mission Résidente de la BOAD au Bénin, Wanilo MEDEGAN FAGLA, Directeur Général du CNIN-Crédit : CAF-Emmanuelcodjo

Le Cyber Africa Forum démontre notre engagement indéfectible en touchant de grandes institutions comme la BOAD, illustrée par la présence de la Cheffe de la Mission Résidence de la BOAD au Bénin. «Pour nous, c’est une initiative que nous jugeons opportune, dans la mesure ou la transformation Numérique des Etats-membres de la BOAD est importante dans leur processus de Développement» a déclaré Sandra AMICHIA, Cheffe de la Mission Résidente de la BOAD au Bénin. Le choix du Bénin n’est pas un hasard. Il faut souligner que le gouvernement béninois a mis en œuvre de nombreuses actions et initiatives concrètes et démontrables, notamment avec la digitalisation simplifiée des services publics.

En accueillant la 5ème édition du CAF, le Bénin se positionne comme le réservoir mère de la technologie et renforce sa confiance numérique, incitant les pays africains à prendre le départ pour bâtir ensemble une société africaine où le numérique et la technologie sont des solutions incontournables et pour devenir une figure emblématique de l’innovation cyber sur le continent.

«Le Cyber Africa Forum – CAF est une initiative noble et louable que nous soutenons avec un engagement collaboratif et inclusif pour une société africaine numérique au service de tous. Nous appelons les divers acteurs à ne pas manquer ce rendez-vous, qui offrira à ses participants un programme très riche» dixit Wanilo MEDEGAN FAGLA, Directeur Général du CNIN. Les participants à la conférence de presse du Cyber Africa Forum (CAF) 2025 sont animés par un profond intérêt pour la cybersécurité et la transformation numérique du continent africain. Les Acteurs des Médias, les représentants gouvernementaux, les investisseurs, les chefs d’entreprises et les experts en technologie y voient une occasion unique de se rencontrer, d’échanger et de créer des partenariats stratégiques pour adresser les défis et opportunités liés au numérique en Afrique.

M. Franck KIE, Président fondateur du CAF, Crédit : CAF-Emmanuelcodjo

Selon M. Franck KIE, président fondateur du CAF, est particulièrement motivé par la volonté de faire de cet événement un catalyseur de développement pour le secteur numérique africain. «C’est un plaisir pour nous de délocaliser le CAF vers le Bénin, un pays pionnier dans l’industrie et l’écosystème de la technologie avec des initiatives visibles. C’est plus opportunité pour pouvoir partager nos expériences et stratégie avec les acteurs du numérique au Bénin mais aussi permettre d’élargir la plateforme CAF qui un une plateforme d’affaires et d’échange sur le cyber sécurité. Nous invitons tous les acteurs du secteur à nous rejoindre en Juin prochain».

A travers ces mots, il faut simplement notifier que Franck KIE est visionnaire et passionné par les technologies émergentes, il a créé le CAF avec l’objectif de rassembler les acteurs publics et privés autour des enjeux cruciaux de la cybersécurité. Son leadership et son engagement indéfectible ont permis de positionner le CAF comme une plateforme incontournable pour stimuler les investissements, favoriser l’innovation et promouvoir une transformation numérique inclusive et durable en Afrique.

Acteurs, entrepreneurs numériques etaient egalement présent – Crédit: CAF-Emmanuelcodjo

Le CAF 2025 à Cotonou s’annonce comme un événement majeur pour le continent africain, visant à accélérer la transformation numérique, à renforcer les partenariats public-privé et à promouvoir la résilience numérique face aux cybermenaces croissantes.


Vodoun du Bénin, une vérité derrière la spiritualité ancestrale

Le Vodoun, souvent mal compris et associé à des stéréotypes négatifs, est une religion ancestrale pratiquée principalement au Bénin et dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest. Pour bien comprendre cette culture riche et complexe, il faut démystifier les fausses informations et de reconnaître son importance spirituelle et culturelle.

Vodun, véritable invitation à la découverte et à l’immersion dans l’âme d’un pays riche de ses traditions. Credit : www.vodundays.bj

Origines et croyances fondamentales

Le Vodoun trouve ses origines dans les traditions animistes africaines. Cette religion repose sur la croyance en une multitude de divinités et d’esprits, chacun ayant une influence particulière sur différents aspects de la vie quotidienne, de la nature et du cosmos. Les adeptes du Vodoun croient en l’existence d’une force suprême, Mawu-Lisa, souvent perçue comme un couple divin représentant l’équilibre entre les énergies masculines et féminines.

Pratiques et rituels

Les rituels Vodoun sont variés et incluent des cérémonies, des danses, des chants et des holocaustes. Ces pratiques visent à honorer les divinités et à obtenir leur protection, leur guidance et leurs bénédictions. Les fétiches, objets sacrés, jouent un rôle central dans ces rites. Ils sont considérés comme des intermédiaires entre le monde des vivants et celui des esprits.

Ces pratiques sont constituées d’ offrandes et de prières ou les adeptes invoquent les esprits et les divinités pour obtenir protection, guérison ou bénédiction. Certains rituels sont des sacrifices d’animaux, généralement des poulets ou des chèvres, qui apaisent les esprits et les ancêtres. 

Alors dans la doctrine du vodoun, les rituels sont souvent organisés dans des temples, des sanctuaires ou des lieux sacrés en plein air. Ils peuvent durer plusieurs heures, voire plusieurs jours, et comprennent une succession d’actes symboliques. Les tambours, les clochettes, et d’autres instruments de musique jouent un rôle crucial pour accompagner les chants et les danses. Les adeptes entrent souvent en transe, croyant être possédés par les esprits qu’ils invoquent. Ils sont vêtus de vêtements spécifiques en fonction du contexte du rituel.

Les prêtres et prêtresses, appelés «Hounongan et Hounyo», portent souvent des habits blancs, symbole de pureté. D’autres adeptes portent des vêtements colorés, chaque couleur représentant une divinité ou un aspect particulier de la spiritualité vodoun. Les perles, les amulettes et d’autres objets rituels sont couramment utilisés comme parures.

Démystification des fausses croyances

Le Vodun n’est pas une pratique de sorcellerie ou de magie noire, comme le véhiculent les récits populaires. Ces stéréotypes sont le résultat de malentendus et de préjugés historiques, notamment liés à la colonisation et à la traite négrière. Le Vodoun, tout comme d’autres religions, a des aspects spirituels et éthiques, et prône le respect de la nature et des êtres vivants. Il est une force naturelle qui se retrouve dans le sol, la terre, l’eau, le vent et tout ce qui entoure l’être vivant.

Bénin, berceau du Vodun. Credit : www.vodundays.bj

Vodoun dans la diaspora et au-delà

Le Vodoun a également voyagé avec la diaspora africaine, surtout avec la traite négrière, et a influencé des religions syncrétiques comme le vaudou haïtien, la santería cubaine et le candomblé brésilien. Ainsi, le Vodoun est tout comme une « mère » de nombreuses autres religions, illustrant la résilience et l’adaptabilité des croyances africaines à travers le monde. Il est important de noter que la culture Vodoun du Bénin est une tradition riche et vivante, ancrée dans des millénaires d’histoire et de spiritualité. En apprenant à mieux connaître cette religion, nous pouvons surmonter les préjugés et apprécier la diversité des croyances humaines. Notons que le vodoun est une spiritualité riche et complexe, imprégnée de traditions ancestrales. Les rituels jouent un rôle central dans leurs pratiques et varient en fonction des divinités honorées, des objectifs des cérémonies et des régions.