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Projet « Tackling Nature’s Challenges » : rugby et restauration écologique à Agonvè

Le 25 octobre 2024, le complexe fluvio-lacustre d’Agonvè a été le théâtre d’un événement inédit alliant sport et écologie. Organisé par Naben ONG en partenariat avec l’association « Grandir avec le Rugby », les Eaux Forêts et Chasse, et Ecological Esquads-Benin, et financé par Play For Nature, le projet « Tackling Nature’s Challenges » a marqué son lancement avec une journée riche en activités et en enseignements.

L’objectif de cette initiative est de sensibiliser la population aux liens entre le sport et la protection de l’environnement. La journée a débuté par des communications inspirantes sur le thème « Sport et écologie ». Les intervenants ont souligné l’importance de la restauration des écosystèmes dans le contexte du changement climatique, en prenant pour exemple le site d’Agonvè.

Activités de sensibilisation et de restauration

Les participants ont ensuite pris part à une plantation d’arbres symbolique, où environ 34 plants de palétuviers et plus de 200 plants de Ceiba pentandra ont été mis en terre. Cette action concrète vise à restaurer les écosystèmes forestiers et humides de la région, tout en offrant une opportunité éducative aux jeunes. L’un des moments forts de la journée a été l’initiation au rugby pour les élèves. Encadrés par des membres de l’association « Grandir avec le Rugby », les jeunes ont découvert les bases de ce sport tout en intégrant des valeurs de respect et de travail d’équipe. Cette activité sportive a permis de renforcer le lien communautaire et de promouvoir un mode de vie sain et actif.

Une participation active et engagée

Le succès de cette journée se mesure à la forte participation et à l’engagement des différents acteurs. Environ 20 élèves, 40 membres de la communauté locale, 2 membres de l’association « Grandir avec le Rugby », 2 agents des Eaux Forêts et Chasse, 2 membres de Ecological Esquads-Benin (Earth Guardians) et 10 membres de Naben ONG ont activement contribué aux activités.

Cette première journée du projet « Tackling Nature’s Challenges » ouvre la voie à de futures actions similaires, visant à accroître la prise de conscience de l’importance de la préservation de l’environnement. En combinant sport et écologie, cette initiative promet de créer un impact durable et positif sur la communauté d’Agonvè et au-delà.

Le lancement de ce projet a non seulement sensibilisé les participants aux enjeux écologiques locaux, mais a également renforcé le lien communautaire autour d’un projet durable et innovant. Une belle réussite qui augure de nombreuses autres initiatives pour un avenir plus vert et plus sain. Il est important de noter que cette action constitue un pas vers la construction d’un monde où l’éducation environnementale est cruciale pour les populations autochtones et les élèves. Elle joue un rôle essentiel dans la protection de notre planète et la lutte contre les changements climatiques. Bien que les peuples autochtones possèdent déjà des connaissances traditionnelles uniques sur la gestion durable des ressources naturelles, ces pratiques nécessitent une adaptation évolutive pour remédier aux dégâts qui touchent notre planète.

En intégrant ces savoirs dans les programmes éducatifs, nous pouvons promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement et renforcer la résilience face aux défis climatiques. De plus, sensibiliser les jeunes générations à l’importance de la biodiversité et des écosystèmes permettra de créer une conscience écologique dès le plus jeune âge. Cela encouragera des comportements responsables et durables, essentiels pour préserver notre environnement pour les générations futures. En note, l’éducation environnementale est un outil puissant pour mobiliser les communautés et les jeunes dans la lutte contre les changements climatiques, tout en valorisant et en protégeant les savoirs autochtones.


Rencontre avec Fernando Zounon, un jeune réalisateur béninois prometteur

Le cinéma est un secteur encore en développement au Bénin, et Fernando Zounon est déterminé à y apporter sa contribution. Il aspire à faire découvrir au monde entier les talents béninois et à enrichir la chaîne de valeur du domaine cinématographique dans son pays. Avec sa passion, son talent et son dévouement, Fernando est sans aucun doute une étoile montante du cinéma béninois. Par ici allons sa découverte dans cet entretien ! 


De nationalité béninoise, Fernando Zounon est un réalisateur né à Cotonou le 27 juin 1995. Fils aîné d’une famille de quatre enfants, il a su très tôt se démarquer par sa passion pour l’audiovisuel. Titulaire d’une licence en Métier de l’audiovisuel et du multimédia (MAM) obtenue à l’École Nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication de l’Université d’Abomey-Calavi (ENSTIC) en 2022, Fernando a marqué les esprits avec son film documentaire TRÉSOR CACHÉ, qui met en lumière le métier de livreur. Fernando Zounon s’est rapidement imposé sur le marché de l’audiovisuel béninois.

Il travaille pour plusieurs organisations au Bénin : la chaîne ODD TV, spécialisée dans les objectifs de développement durable, la plateforme de production audiovisuelle Kiawo Bénin. Il est également cadreur monteur sur des projets internationaux comme Africa Climate Band au Ghana, Togo et au Bénin. Aujourd’hui, Fernando Zounon se sent prêt à se lancer dans la réalisation de films de fiction, tant courts que longs métrages. Il a déjà participé à la réalisation d’un court métrage docu-fiction sur le syncrétisme religieux.

Ambitieux, il envisage de participer à des festivals de films prestigieux tels que le FESPACO et le Festival de Cannes. Il a également collaboré avec Frédéric Fougerat, Président de Tenkan Paris et co-fondateur associé de Cogiter, classé parmi les personnalités les plus influentes par Forbes. Les réalisations de Fernando touchent déjà des milliers de personnes dans le monde du cinéma au Bénin et en Afrique. Ses œuvres font le tour des réseaux sociaux en 2022 lors de la Gaani à Nikki, l’une de ses productions emblématiques avec l’éminent journaliste français Marc-Alexis Roquejoffre. Ce jeune talent béninois est en pleine expansion dans l’industrie créative du cinéma et du multimédia.


Qu’est-ce qui vous a inspiré à choisir une carrière dans l’audiovisuel et le multimédia ?

C’est venu tout naturellement. Mes amis m’ont encouragé sur cette voie depuis le collège, où j’avais développé un goût particulier pour la vidéo et la photo. Je me rappelle d’un téléphone que j’avais à l’époque (htc version), avec lequel j’enregistrais des amis qui faisaient du rap. Je leur faisais un mini clip improvisé avec mon téléphone. Je faisais aussi des clips pour moi-même car je faisais aussi de la musique. Donc après le baccalauréat, ils m’ont poussé à aller vers ce domaine. Je me rappelle d’un ami qui était prêt à me prendre un appareil photo tellement il croyait en moi. Voilà un peu l’importance de l’amitié !

Pouvez-vous nous parler de votre premier projet documentaire, Trésor caché, et de ce qui vous a motivé à le réaliser ?

J’ai réalisé Trésor caché avec ma binôme Inès de Souza pour notre diplôme de licence. Le film raconte la vie d’un livreur, des avantages et des inconvénients de ce métier. C’est un ami livreur qui m’a inspiré la réalisation de ce documentaire. J’ai été surpris de voir combien il gagnait par mois juste avec la livraison, un métier que beaucoup considèrent comme un sot métier… J’ai donc décidé de le mettre en lumière afin d’attirer beaucoup plus de jeunes vers ce domaine rentable.

Comment votre formation à l’ENSTIC a-t-elle influencé votre approche de la réalisation et du montage ?

À l’ENSTIC, j’ai bénéficié d’une bonne qualité d’enseignement. J’ai eu la chance de rencontrer beaucoup de professionnels du milieu à travers les travaux pratiques. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié ma formation dans cette école. 

Quels défis avez-vous rencontrés en travaillant sur des projets internationaux comme Africa Climate Band et comment les avez-vous surmontés ? 

Africa Climate Band a lieu au Ghana, c’est là que j’ai compris l’importance de l’anglais dans notre domaine. Un conseil à mes jeunes frères et sœurs : ne négligez pas l’anglais ou sinon l’anglais va vous négliger ! (rires) Il y avait donc la difficulté de la langue mais je me suis débrouillé, ensuite sur le terrain j’étais seul pour filmer un concert en boucle et faire des photos… Du coup j’étais un peu au four et au moulin. Mais bon, ce sont les réalités du terrain et pour ce métier, la première compétence qu’il faut avoir, c’est le dynamisme.

Jeune realisateur Béninois en expansion dans l’industrie de multimédia Africian

Comment voyez-vous l’évolution du secteur cinématographique au Bénin et quelles contributions espérez-vous y apporter ?

Le secteur du cinéma au Bénin peine à décoller, pas faute de qualité mais par manque de producteurs au Bénin… Quand tu as ton idée, difficile de trouver un producteur pour te suivre dans cette aventure. Du coup, on est obligé de faire selon nos moyens ce qui nous limite. J’espère hisser haut le drapeau du Bénin à travers mes prochaines réalisations comme le font déjà certains aînés du domaine. Je trouve quand même qu’on est sur la bonne voie.

Quels sont les thèmes ou les sujets qui vous passionnent le plus en tant que réalisateur et pourquoi ?

Je suis intéressée par plusieurs thèmes et styles. J’aime les drames, les comédies romantiques, les films qui parlent d’amour, de sacrifice, mais aussi de mythes africains.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes Béninois qui souhaitent se lancer dans le cinéma et l’audiovisuel ?

Je dirais à ces jeunes de ne pas hésiter une seule seconde. C’est un domaine difficile, mais lorsqu’on trouvera la bonne formule, le nom du Bénin sera partout parce qu’on a beaucoup d’histoire chez nous qui ne sont pas encore racontées. Pas seulement l’histoire des amazones… il y en a encore plein d’autres.

Quels sont vos projets futurs, notamment en ce qui concerne la réalisation de courts et longs métrages de fiction ?

Actuellement, je travaille sur un long et un court métrage de fiction. Il y a pleins de projets qui s’annoncent pour l’année 2025 par la grâce de Dieu.

Comment envisagez-vous votre participation à des festivals de films internationaux comme le Fespaco et le Festival de Cannes ?

Pour un réalisateur qui vit en Afrique, je pense que vous venez de citer un grand festival. Pour l’heure, je travaille dur pour faire participer mes réalisations à ces festivals – qui sait, peut être dans pas longtemps !

Fernando Zounon incarne l’avenir du cinéma au Bénin. Son parcours inspirant et ses réalisations témoignent de son potentiel à transformer et à dynamiser l’industrie cinématographique béninoise. Suivez ses aventures et soutenez un talent béninois prometteur sur Linkedin et Facebook


RECICO 2024: Illuminer le Bénin à travers le Cinéma

Le Bénin, terre de richesses culturelles et artistiques, accueille depuis le 05 Octobre le festival RECICO 2024, un événement qui promet de révéler la splendeur du cinéma africain et de la diaspora. RECICO 2024 n’est pas seulement un festival; c’est une vision, celle de transformer le Bénin en une destination incontournable qui célèbre ses spécificités et ses potentialités, notamment dans les domaines culturel, artistique, touristique et cinématographique

4ème édition RECICO 2024 RECICO 2024 avec la présence de l’ambassade de Maroc au Bénin et le Prémier adjoint au maire de la ville de cotonou Crédit : recico 2024

L’objectif est clair: faire rayonner le cinéma béninois et renforcer son interaction avec les cinématographies des autres pays africains et de la diaspora. C’est une opportunité unique de promouvoir la culture et l’industrie cinématographiques africaines, tout en créant un espace de dialogue et d’échange enrichissant entre cinéastes. RECICO 2024 s’engage à établir des liens solides de communication et d’entraide entre les associations, les festivals et les fondations partageant des objectifs communs. En s’ouvrant sur les manifestations culturelles et cinématographiques, tant au niveau national qu’international, RECICO aspire à tisser un réseau de soutien et de collaboration.

4ème édition RECICO 2024 RECICO 2024 Maroc est l’invité d’honneur Crédit : RECICO.2024

L’accent est également mis sur la formation et la documentation dans le domaine cinématographique, essentielles pour le développement des compétences et la transmission des connaissances. De plus, le festival travaille à élaborer un modèle économique viable pour assurer son autonomie et pérennité. Avec un programme riche incluant un marché du cinéma et de la télévision, des visionnements accessibles à tous les professionnels, et un forum africain des producteurs, RECICO 2024 s’identifie a travers des atéliers pour renforcer egalement la compétence et la connaissance des jeunes acteurs du cinéma mais aussi de promouvoir les jeunes talents du cinéma africain.

En conclusion, RECICO 2024 est une célébration du cinéma qui vise à faire du Bénin une réalité cinématographique vibrante, un carrefour de l’innovation et de la créativité africaine. Cela donne l’opportunité aux jeunes de plonger dans l’aventure cinématographique exceptionnelle. A cette 4ème édition, 48 films sont en compétitions jusqu’à la fin du festival le 12 Octobre 2024.


Journée mondiale du coton : les acteurs internationaux du secteur réunis à Cotonou au Bénin

Le Bénin a accueilli la première Journée mondiale du coton en Afrique subsaharienne, réunissant plus de 400 acteurs internationaux pour discuter des défis et opportunités de cette filière clé et aussi renforcer les liens entre les acteurs du secteur.

Les acteurs internationaux du secteur réunis à Cotonou au Bénin Credit : Présidence du Bénin/EmmanuelCodjo

Le Bénin est l’un des plus grands producteurs de coton en Afrique. Le pays a accueilli pour la première fois en Afrique subsaharienne la Journée mondiale du coton, le 7 octobre 2024. Cet événement historique, qui s’est tenu au Palais des Congrès de Cotonou, a rassemblé plus de 400 acteurs majeurs de la filière. Experts, producteurs et organisations internationales étaient présents pour réfléchir aux enjeux et perspectives d’évolution de cette ressource clé pour l’économie africaine.

Un rassemblement inédit pour la filière du coton

La Journée mondiale du coton, instituée par l’ONU en 2019, s’est pour la première fois déroulée en dehors des grandes institutions internationales comme l’OMC. Le choix du Bénin, leader africain du coton, pour accueillir cet événement symbolise l’importance stratégique de ce secteur pour le pays, mais aussi pour le continent africain.

Le thème de cette édition, « Le coton pour le bien-être de tous », reflète la volonté des acteurs africains de maximiser les retombées économiques de la filière. Actuellement, seulement 10% du coton africain est transformé sur le continent, selon la ministre du Commerce du Bénin, Shadiya Assouman. L’objectif est de faire passer ce chiffre à 50% d’ici 2035. Les discussions ont ainsi tourné autour de stratégies pour améliorer la transformation locale du coton et renforcer la compétitivité des producteurs africains sur le marché mondial.

400 acteurs internationaux pour discuter des défis et opportunités du coton Credit : Présidence du Bénin/EmmanuelCodjo

Les défis de la production cotonnière en Afrique

Si le coton représente une source de revenus essentielle pour de nombreux pays africains, notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et la Côte d’Ivoire, plusieurs défis demeurent. L’accès à des techniques modernes de production, le financement et l’équité dans la commercialisation restent des enjeux clés. Les participants ont souligné la nécessité de partenariats internationaux pour aider les producteurs à s’adapter aux nouvelles exigences du marché global.

400 acteurs internationaux pour discuter des défis et opportunités

La Journée mondiale du coton a également servi de plateforme pour promouvoir des échanges entre producteurs, investisseurs et transformateurs. Un forum business, prévu pour clôturer l’événement, a été l’occasion de nouer des partenariats stratégiques. Les acteurs internationaux ont exprimé leur intérêt à soutenir la filière africaine du coton, en mettant l’accent sur des initiatives durables et équitables. C’est aussi une grande opportunité pour le Bénin de se repositionner dans cette industrie et de reprendre sa place dans la production. Même si le pays connaît aujourd’hui certaines avancées en matière de développement, il lui faudra encore plus de temps pour offrir une production plus importante que celle du Mali. Les gouvernements béninois, soucieux d’améliorer la production, doivent rapidement transformer le pays en une plateforme de production industrielle du coton en Afrique. Ces dernières années, le pays a fourni des efforts considérables dans les infrastructures de production, comme le site de Glo-Djigbé de la GDIZ, où le coton est transformé en divers produits (t-shirts, chemises et bien d’autres produits « Made in Bénin ») qui sont déjà sur le marché international. C’est une avancée significative et une preuve de l’engagement du Bénin à être pionnier de la production de coton en Afrique.


Les chaines aux pieds des femmes : un héritage au Dahomey (Bénin)

Il est essentiel de reconnaître que le développement durable de l’Afrique repose sur une jeunesse éveillée et consciente. Se tourner vers nos origines pour mieux comprendre notre identité peut s’avérer complexe, mais rien n’est impossible pour celui qui est déterminé à chercher. Aujourd’hui, la jeunesse est souvent confrontée à une éducation basée sur le copier-coller, ce qui m’amène à réfléchir sur la situation de nos filles.

Chaines aux chevilles des filles au Dahomey. Crédit : Emmanuel Codjo

Les bracelets de cheville et les chaînes aux pieds sont des bijoux très prisés par les femmes, qui ajoutent une touche d’élégance à leur allure. Ces ornements peuvent parfois dissimuler des significations profondes et des codes culturels. Prendre conscience de ces aspects est primordial.

Les femmes de l’Égypte ancienne arboraient des bracelets de cheville, une pratique également appréciée par les femmes indiennes contemporaines, qui portent des chaînes sur pieds nus et des bagues aux orteils. Néanmoins, la signification de ces bijoux a évolué au fil du temps. En Inde, le port de bracelets de cheville est une tradition ouverte à toutes les femmes, tandis que dans l’Égypte ancienne, ils étaient souvent associés à des connotations moins honorables. Ces bijoux servaient à catégoriser les femmes selon leur réputation, le nombre de bracelets pouvant indiquer le nombre d’amants. Il est admis que la forme, l’agencement et le matériau de ces parures peuvent révéler le statut matrimonial de la porteuse.

Crédit : EmmanuelCodjo-fille/femme cotonoise chaine aux pieds

Les chaines aux chevilles, une beauté culturelle

Selon les différentes cultures africaines, qui sont extrêmement diversifiées, le port de chaînes aux pieds n’est ni interdit ni stigmatisé. Dans certaines communautés, tant les hommes que les femmes peuvent porter des chaînes aux pieds. Chez les Peuhls et les Wolofs, par exemple, le nombre de bracelets aux pieds peut symboliser la prospérité de la famille.

Au Bénin, les filles et les femmes portent des chaînes aux pieds pour diverses raisons, souvent méconnues d’elles-mêmes ou ignorées par d’autres. Certaines suivent simplement l’exemple de leurs proches sans en connaître la signification. Pour d’autres, c’est une question d’esthétique et un moyen d’attirer l’attention dans la rue. Cet usage traditionnel, riche en histoire et en culture, mérite d’être exploré et compris dans son contexte. Il est important de se pencher sur les origines de ces pratiques et sur leur signification actuelle pour les femmes béninoises. En comprenant mieux ces traditions, on peut apprécier la beauté et la complexité de la culture béninoise et, en même temps, réfléchir à la manière dont les pratiques culturelles évoluent avec le temps.

Les chaînes aux pieds des femmes au Dahomey (Bénin) sont bien plus qu’une simple parure. Elles représentent un riche héritage culturel qui mérite d’être valorisé et compris dans toute sa complexité et sa beauté.


Bénin : au Forum de la Gouvernance de l’Internet, focus sur les deepfakes

Le Forum sur la Gouvernance de l’Internet (FGI) du Bénin a inauguré la 7ᵉ édition de l’École de la Gouvernance de l’Internet ce 26 septembre à Cotonou. Cet événement, qui s’est déroulé sur deux jours, a débuté par une allocution de Wilfried Quenum, président du FGI Bénin. Il a souligné l’importance de la formation des jeunes aux enjeux actuels de l’Internet, notamment les deepfakes, qui sont des vidéos modifiées par intelligence artificielle afin de tromper les internautes.

7émè edition du Forum de la Gouvernance de l’Internet-FGI BENIN

Un atelier dédié aux jeunes

L’atelier a réuni 30 jeunes participants, tous désireux d’approfondir leurs connaissances sur la gouvernance de l’Internet. Le thème central de cette édition sur les deepfakes vise à sensibiliser les jeunes aux dangers et aux opportunités que représentent ces technologies.

Franck KOUYAMI-7émè edition du Forum de la Gouvernance de l’Internet-FGI BENIN/Cotonou

Franck Kouyami, expert en cybersécurité, a animé plusieurs sessions de formation. Il a expliqué l’évolution des deepfakes, ces vidéos truquées qui peuvent tromper même les yeux les plus avertis. Kouyami a également abordé les outils disponibles pour créer et détecter les deepfakes, tout en insistant sur l’importance de protéger ses données personnelles en ligne. L’objectif principal de cette édition est de doter les jeunes des compétences nécessaires pour naviguer en toute sécurité sur Internet et comprendre les enjeux liés aux deepfakes. Ces technologies, bien que fascinantes, posent des défis éthiques et sécuritaires majeurs. En formant les jeunes à ces questions, FGI Bénin espère créer une génération de citoyens numériques responsables et informés.

7émè edition du Forum de la Gouvernance de l’Internet-FGI BENIN Crédit : Ganiath BELLO/FGI 2024/Emmanuelcodjo

L’initiative de FGI Bénin est particulièrement louable dans un contexte où les deepfakes deviennent de plus en plus sophistiqués et accessibles. En sensibilisant les jeunes à ces technologies, l’organisation contribue à la création d’un Internet plus sûr et plus transparent. Il est important de noter que les deux activités principales du forum ont porté sur les deepfakes et leur impact sur la société, ainsi que sur l’information en Afrique : opportunités, menaces et régulation. Par exemple, il y a quelques mois, un deepfake de Donald Trump a perturbé les élections sud-africaines. Une visite guidée au siège du journal Banouto a été organisée pour permettre aux participants de mieux comprendre l’écosystème des deepfakes et le rôle des médias spécialisés dans la lutte contre la désinformation à l’ère numérique.

Olivier RIBOUIS, Journaliste Fact checker de la web Presse Banouto-7émè edition du Forum de la Gouvernance de l’Internet-FGI BENIN Crédit : Ganiath BELLO/FGI 2024/Emmanuelcodjo

La 7ᵉ édition de l’École de la Gouvernance de l’Internet à Cotonou est un succès. Grâce à des interventions de qualité et à une participation active des jeunes, cet événement marque une étape importante dans la formation des futurs leaders de la gouvernance de l’Internet au Bénin. Les connaissances acquises ici permettront aux participants de mieux comprendre et gérer les défis posés par les deepfakes et autres technologies numériques. En conclusion, cette édition de l’École de la Gouvernance de l’Internet a non seulement permis de sensibiliser les jeunes aux dangers des deepfakes, mais a également renforcé leurs compétences en matière de sécurité numérique. Un pas de plus vers un Internet plus sûr et plus inclusif pour tous.


Finance climat et énergie renouvelable : une initiative promue par Climate Clock Bénin

La Semaine mondiale d’action pour le Financement du Climat et un Futur sans Fossile, qui s’est déroulée du 13 au 20 septembre 2024, a mobilisé des milliers de personnes à travers le monde. Cette initiative, organisée par Climate Clock Bénin, vise à sensibiliser les jeunes porteurs de projets Vert et les OSC aux mécanismes et stratégies de financement climatique. Elle met également l’accent sur la lutte contre le changement climatique et la promotion de l’élimination progressive des combustibles fossiles.

La jeunesse engagée dans la finance climatique-Crédit : Emmanuelcodjo/Climate clock bénin

L’événement a été marqué par un atelier éducatif et de sensibilisation, destiné principalement aux jeunes à un panel de discussion débats pour outiller les participants sur les mécanismes de financement climatique. Ces sessions ont permis d’expliquer comment les fonds peuvent être mobilisés pour des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux impacts du changement climatique. L’un des objectifs principaux de cette semaine d’action était de mettre en lumière les actions nécessaires pour assurer un avenir durable. Les discussions ont porté sur la nécessité de réduire notre dépendance aux combustibles fossiles et de promouvoir les énergies renouvelables. Les participants ont également été encouragés à s’engager activement dans des initiatives locales et internationales visant à protéger l’environnement tout en mettant en place des solutions vertes.

Atelier des jeunes sur la finance climat initié par Climate Clock Bénin-Crédit : Emmanuelcodjo

En plus de cet atelier éducatif, des manifestations et des campagnes digitales de sensibilisation ont eu lieu sur les réseaux sociaux de Climat Clock Bénin. Ces actions visaient à attirer l’attention des décideurs politiques et du grand public sur l’urgence climatique et la nécessité d’un financement adéquat pour les initiatives écologiques. Alors que la Semaine mondiale d’action pour le financement du climat et un futur sans fossile a ainsi réussi à mobiliser et à inspirer une nouvelle génération de militants climatiques, déterminés à œuvrer pour un avenir plus vert et plus durable. 

jeunes femmes pour la finance climat by Climate clock bénin-Crédit : Emmanuelcodjo

Engagement des jeunes sur finance climat 

Il est crucial que la jeunesse s’engage dans la finance climatique en mettant en place des solutions vertes pour répondre aux aléas climatiques. D’une part, sa participation à des initiatives de financement participatif pour des projets d’énergie renouvelable est une responsabilité des décideurs politiques, qui doivent soutenir les start-ups écologiques et octroyer des fonds verts. Il revient aux jeunes de s’informer sur les opportunités de la finance durable et des solutions éco-numériques, comme les plateformes de éco-micro-financement, qui peuvent contribuer à la transition écologique. De plus, les jeunes doivent sensibiliser leur entourage et participer à des ateliers et des formations pour devenir des acteurs clés dans la lutte contre le changement climatique.


Séminaire de Haut Niveau sur la finance Climat, une initiative cruciale pour accélérer les investissements climatiques dans l’UEMOA

Le Séminaire de Haut Niveau sur la Finance Climat, organisé par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), s’est tenu les 18 et 19 septembre 2024 à Cotonou. Cet événement a réuni des dirigeants de haut niveau, des acteurs publics et privés, ainsi que des experts du climat de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Ce 18 au 19 Septembre 2024 à Cotonou Séminaire Finance Climat/BOAD-UE – Crédit : ODD.TV/Emmanuelcodjo

L’objectif principal de ce séminaire était d’accélérer les investissements climatiques dans la région UEMOA en adoptant une nouvelle nomenclature pour les études de faisabilité des projets climat et en discutant des mécanismes d’abondement du Fonds d’Études Climat de la BOAD.

Séminaire Finance Climat-08 pays de l’UEMOA/BOAD-UE – Crédit : ODD.TV/Emmanuelcodjo

Un thème central : La nouvelle nomenclature des études de faisabilité

Le thème central du séminaire, « La nouvelle nomenclature des études de faisabilité des projets climat et les mécanismes d’abondement du Fonds d’études climat de la BOAD », a permis de mettre en lumière l’importance de standardiser les études de faisabilité pour les projets climatiques. Cette standardisation vise à garantir la cohérence des projets soumis par les États membres et à faciliter leur validation par les bailleurs de fonds internationaux.

Ce 18 au 19 Septembre 2024 à Cotonou Séminaire Finance Climat/BOAD-UE – Crédit : ODD.TV/Emmanuelcodjo

Deux Jours d’Échanges et de Discussions

Pendant deux jours, les participants ont échangé sur les mécanismes efficaces de financement des études des projets climat dans la zone UEMOA. Les discussions ont porté sur l’adoption d’une nomenclature sectorielle minimale des études, permettant l’intégration des co-bénéfices climat et des Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les projets. Les ateliers de conception de groupes de travail ont réuni les décideurs politiques des huit pays membres de l’UEMOA, favorisant ainsi une approche collaborative et coordonnée.

Sandra AMICHIA – Cheffe de la mission résidente BOAD – MR Bénin

Présence de Hauts Dignitaires

L’événement a été marqué par la présence de plusieurs hauts dignitaires, dont le ministre du Cadre de Vie et des Transports, Monsieur José Tonato, le représentant résident de l’UEMOA, Monsieur Yawavi Batchassi, et le directeur national de la BCEAO Bénin, Monsieur Emmanuel Assilamehoo. Ces personnalités ont inauguré la cérémonie d’ouverture du séminaire, soulignant l’importance de l’événement pour la région.

Moustapha Ben Barka, vice-président de la BOAD/Séminaire Finance Climat/BOAD-UE – Crédit : ODD.TV/Emmanuelcodjo

Engagement de la BOAD pour la Finance Climat

Moustapha Ben Barka, vice-président de la BOAD, a réaffirmé l’engagement de la BOAD envers la finance climat. Il a souligné que les dégâts climatiques représentent une urgence pour tous et que la contribution de chacun est essentielle pour atténuer et gérer les émissions de carbone.  »La BOAD s’engage à octroyer des fonds verts pour soutenir les projets climatiques dans la région » dixit le Vice-président. Il faut noter que ce séminaire de haut niveau sur la finance climat a été un succès, marquant un pas décisif vers une mobilisation accrue des financements pour les projets climatiques dans l’espace UEMOA. La Déclaration de Cotonou, adoptée à l’issue des travaux, servira de base pour les dialogues et négociations futurs, visant à renforcer la résilience climatique de la région. Avec la volonté politique et l’engagement collectif, l’UEMOA peut espérer bâtir un avenir plus durable et résilient pour ses populations. Suivez ici la cérénomie de clôture


La Gaani 2024 : une célébration de la culture et des traditions à Nikki – Baru tem

La Gaani 2024, l’une des fêtes les plus emblématiques de Nikki, est un événement riche en couleurs et en traditions. Elle a eu lieu du 9 au 15 septembre 2024 dans le département du Borgou au Bénin. Cette célébration annuelle attire des milliers de visiteurs de tous les pays du monde, qui sont venus découvrir et honorer le patrimoine culturel des peuples Baatonu.

Roi/Empereur du Algérie/Gaan2024
Roi/Empereur de Algérie était présent à la Gaan2024 à Nikki

La Gaani est une fête traditionnelle célébrée principalement par les Bariba, un groupe ethnique du nord du Bénin. Cette célébration, qui a lieu chaque année à Nikki, est profondément enracinée dans l’histoire et la culture des Bariba. C’est une fête d’originalité significative pour la promotion des valeurs culturelles béninoises. Elle trouve ses origines dans les traditions ancestrales des Bariba, qui est souvent associée à la commémoration des ancêtres et à la célébration des récoltes. Historiquement, la Gaani était une occasion pour les rois et les chefs de rassembler leur peuple, de renforcer les liens communautaires et de préparer les jeunes hommes aux responsabilités futures.

Une fête, des rituels

La Gaani a commencé le 9 septembre et s’est déroulée sur plusieurs jours, comprenant une série de rituels et de cérémonies. Les festivités ont commencé par des prières et des sacrifices pour honorer les ancêtres et demander leur bénédiction. Les tambours sacrés, qui jouent un rôle central dans les cérémonies, sont sortis et battus pour marquer le début des célébrations. Pendant cette fête, diverses activités ont lieu, notamment des danses traditionnelles, des compétitions sportives, des défilés de mode, des courses hippiques, et des animations culturelles. 

Prières et Sacrifices devant les tambours sacrées/Gaani2024-Nikki

Un défilé de mode a mis en avant les tenues traditionnelles, accompagné de commentaires explicatifs. Les officiels ont prononcé des allocutions avant que les autorités départementales et communales n’ouvrent officiellement la foire au village de la Gaani, situé à l’ancien stade Bio Passo de Nikki. À cette foire, on a pu assister à des performances d’orchestres locaux et invités, afin de découvrir les richesses musicales de Nikki.

Des compétitions sportives

En plus des animations culturelles, la journée est marquée par des compétitions sportives incluant le football, la lutte traditionnelle, le handball et le volley-ball. Ces activités renforcent l’esprit de communauté et de compétition saine.

Prières et Sacrifices devantles tambours sacrées/Gaani2024-Nikki
Prières et Sacrifices devant les tambours sacrées/Gaani2024-Nikki

La veillée de la Gaani

La journée a débuté par l’arrivée des princes, princesses et dignitaires du Baru Tem, suivie d’une course hippique et de visites guidées des sites touristiques. La soirée est marquée par la sortie des tambours sacrés et une veillée qui s’est prolongée jusqu’à l’aube. A ce stade, qui ouvre vraiment l’arrivée du Gaani, ou ‘’Sonniro », commencé par un cross-country à travers Nikki, suivi de la finale de football de la Gaani 2024. Les officiels sont accueillis à la résidence du Maire, et des visites de courtoisie seront rendues à Son Altesse Sinaboko. La journée se termine par des cérémonies rituelles et des festivités nocturnes.

Les officiels du Gouvernement Béninois présents à la GAANI.2024/NIKKI

La dernière journée est connue sous le nom de « Kayessi ». Les chefs traditionnels et dignitaires ont rendu hommage à Son Altesse Sero Toru Tuko Sari, marquant ainsi la fin des festivités. Les participants ont porté des costumes traditionnels et exécuté des danses et des chants qui racontent l’histoire et les légendes des Bariba.

GAANI 2024/NIKKI

Il faut noter que la Gaani marque une importance culturelle et est plus qu’une simple fête; elle est un moment de transmission des valeurs et des traditions. Elle a permis aux jeunes générations de se reconnecter avec leur héritage culturel et de comprendre l’importance de leurs racines. C’est aussi une occasion pour les communautés des peuples Bariba et des environs de se rassembler, de célébrer leur identité commune et de renforcer les liens sociaux. La Gaani est une célébration vibrante et significative qui met en lumière la richesse culturelle des Bariba. A cette fête, les visiteurs et les habitants de Nikki ont l’opportunité de vivre une expérience unique, pleine de traditions, de rituels et de festivités. 


Cotonou a accueilli la 2ème édition du Programme de Gestion des Risques d’Inondation ProGRI

Le Bénin, pays vulnérable aux effets du changement climatique, fait face à des risques d’inondations récurrents. Pour répondre à cette problématique, le programme communautaire de gestion des risques d’inondation (ProGRI) a été mis en place une initiative de OJECC-BÉNIN. Ce programme vise à réduire les risques liés aux inondations, une priorité nationale et locale.

2eme édition du Programme de Gestion des Risques d'inondation ProGRI
2eme édition du Programme de Gestion des Risques d’inondation ProGRI BENIN

Ce 10 au 11 septembre 2024, l’Organisation des Jeunes Engagés pour le Climat et la Conservation (OJECC Bénin) a lancé un atelier de renforcement de la résilience des communautés béninoises face aux inondations. Cet événement, organisé dans les locaux du Fonds National pour l’Environnement et le Climat (FNEC), a réuni des autorités politico-administratives, des jeunes, des femmes des Organisations de la Société Civile, ainsi que des associations. L’objectif principal de cet atelier est de promouvoir des actions collectives et préventives multipartites pour une meilleure mobilisation et sensibilisation.

Césaire CODJO SONOU, président de l’OJECC Bénin

Césaire CODJO SONOU, président de l’OJECC Bénin, a présenté les objectifs de l’atelier, soulignant l’importance de la mise en œuvre d’actions concrètes pour résoudre les problèmes environnementaux. Il a également mis en avant la nécessité de renforcer la résilience des communautés face aux inondations par des initiatives locales et participatives. L’atelier a permis aux participants de suivre des projections vidéos sur les récentes catastrophes provoquées par les inondations au Bénin, en Afrique et ainsi que les stratégies de mécanismes vert à travers une reprtage documentaire fnec. Cette projection a été suivie de communications et de panels sur diverses thématiques liées à la gestion des risques d’inondation. Les discussions ont porté sur les stratégies de prévention, les mécanismes de réponse rapide et les moyens de renforcer la coordination entre les différents acteurs.

Débora EDOH, activiste environnementale spécialisée dans les zones humides
Débora EDOH, activiste environnementale spécialisée dans les zones humides

Plus de 40 jeunes, sélectionnés pour leur engagement et leur expertise en gestion des risques d’inondation, ont participé activement à cet atelier. Débora EDOH, activiste environnementale spécialisée dans les zones humides, a exprimé ses impressions : « Cet atelier est une opportunité unique pour nous, jeunes, de contribuer activement à la résilience et l’adaptation de nos communautés. Puisque je m’intéresse à la question des zones humides, les échanges et les connaissances partagées ici sont essentiels pour développer des solutions durables face aux inondations auprès de nos communautés locales. » Selon Abdel Hakim ALE, représentant de l’ANPC (Agence Nationale pour la Protection Civile), « Nous avons été invités à présenter les stratégies nationales de réduction des risques de catastrophes, notamment la gestion des risques en République du Bénin. Nous avons exposé les dispositifs de prévention et de gestion des risques de manière opérationnelle, en expliquant leur fonctionnement, les difficultés rencontrées et les perspectives d’avenir. Nous avons également encouragé la jeunesse à se former à la gestion des inondations. L’objectif de l’ANPC est d’intégrer toute la population dans la protection civile. Nous appelons donc toute la jeunesse à s’intéresser à la sensibilisation environnementale, car l’État ne peut pas tout faire seul. Le gouvernement béninois fait déjà beaucoup d’efforts, et les organisations de la société civile doivent accompagner les actions du gouvernement. »

2eme édition du Programme de Gestion des Risques d'inondation ProGRI
2eme édition du Programme de Gestion des Risques d’inondation ProGRI

La jeunesse à l’atteinte de l’ODD13

L’engagement des jeunes dans l’éducation climatique est crucial pour la gestion des risques d’inondation. À travers des programmes de sensibilisation et de formation, les jeunes peuvent mieux comprendre les causes et les conséquences des inondations en étant éduqués sur les impacts du changement climatique. Cela leur permet de devenir des acteurs informés et proactifs au sein de leurs communautés. Il est également nécessaire d’outiller cette jeunesse avec des actions préventives et des stratégies d’adaptation. Grâce à des programmes éducatifs, les jeunes peuvent apprendre des techniques de prévention et d’adaptation aux risques d’inondation, telles que la gestion durable des terres et la construction d’infrastructures résilientes a renforcer leurs capacités, leur donnant les compétences nécessaires pour participer activement à la gestion des risques et à la prise de décision dans leurs communautés.

Alors l’initiative ProGRI de OJECC-Bénin est un excellent exemple de comment l’engagement des jeunes peut être intégré dans des programmes communautaires pour faire face aux défis climatiques et environnementaux. Ce qui représentent une initiative cruciale pour renforcer la résilience des communautés béninoises face aux inondations. Grâce à des actions collectives et préventives, ces initiatives visent à réduire les risques et à protéger les populations vulnérables.