Le Conseil Supérieur de Transition (CST) a présenté ses travaux au Siège mondial de l’ECC.
Porto-Novo, 26 mars 2026, le temple du Saint-Siège mondial de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) a vibré ce jeudi au rythme d’une séance de travail d’une importance capitale. Sous la présidence du chef suprême, le Révérend Pasteur Bennett A. Adeogoun, accompagné du Coordonnateur Général du Conseil Supérieur de Transition (CST), Bertin Bada, les hauts dignitaires de l’église se sont réunis pour faire le point sur l’avancement des travaux de réunification de l’ECC et clarifier certaines informations qui ont suscité débats depuis le lancement officiel des activités du CST le 8 mai 2025.

Cette séance s’inscrit dans la continuité du grand rendez-vous de l’unité de l’Église Céleste tenu le 26 avril 2025 à Cotonou, qui avait rassemblé des délégations venues de plusieurs pays du monde. L’objectif affiché est clair, renforcer la cohésion interne et bâtir une gouvernance religieuse solide, respectée et organisée.

Le Coordonnateur Général, Bertin Bada, a insisté sur la nécessité d’un débat ouvert, respectueux et convivial. Selon lui, « toutes les décisions ont été prises à l’unanimité lors des travaux du CST. Même le sacré collège dispose d’un droit de veto sur nos propositions. En tant que coordinateur, ce n’est pas ma volonté qui prime, mais celle de l’unanimité ». Une déclaration qui traduit la volonté de transparence et de collégialité dans la gestion des affaires de l’église.
Parmi les interventions marquantes, celle de Komlan Midodji a retenu l’attention. Il a rappelé que l’unité recherchée doit être indivisible et durable. Pour lui, la gouvernance religieuse repose sur trois piliers essentiels, le spirituel, l’administratif et le financier. Il a exhorté les dignitaires et fidèles à œuvrer davantage pour que cette unité devienne une réalité tangible et irréversible.

Cette approche tripartite vise à donner à l’église une base solide, capable de résister aux divisions qui l’ont fragilisée depuis plus de quatre décennies. L’unité, selon Midodji, est non seulement un chemin vers le bonheur collectif, mais aussi un héritage précieux à transmettre aux générations futures.
La séance, qui a duré plusieurs heures, a été marquée par une forte présence des membres du CST, parmi lesquels Hyacinthe Sarossoro, Jean Sènou Kokoye et Gabriel Soumaho. Les discussions ont pris la forme de questions-réponses, permettant une meilleure compréhension des travaux du CST et facilitant la transmission des informations vers les différentes paroisses.
Les responsables ont présenté les activités menées depuis le 8 mai 2025, date de démarrage officiel du CST, jusqu’à ce jour. Ils ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les efforts pour que l’ECC devienne une église respectée et organisée, capable de mettre fin aux crises internes qui l’ébranlent depuis plus de 40 ans.

Au-delà des débats, l’atmosphère de la rencontre a été empreinte de chaleur et de convivialité. Les participants ont manifesté une réelle soif d’unité et de paix, traduisant l’aspiration profonde des fidèles à voir l’église retrouver sa grandeur. Gbenou Michel « Moi je suis fière d’avoir participé à cette séance qui est très riche en informations et cela m’a permis d’acquérir plus d’informations que je n’avais pas de démentir les fausses informations qui circulaient. J’ai tellement apprécié le travail effectué par le CST qui est vraiment noble et nous fidèles, nous n’avions pas maintenant le choix de travailler avec nos autres pour que cette unité soit réelle»

La séance s’est achevée dans l’après-midi, laissant transparaître un optimisme partagé. Le CST, fidèle à sa mission, s’est engagé à poursuivre ses efforts et à mettre en place des stratégies pour une structuration harmonieuse de l’église, dans la foi et la paix.
Le message central de cette rencontre est sans équivoque, l’unité est la clé de l’avenir de l’Église du Christianisme Céleste. Les dignitaires présents ont réaffirmé leur détermination à travailler ensemble, dans la transparence et la collégialité, pour bâtir une institution solide et respectée.

Comme l’a souligné Xavier Hounou, « l’unité est le chemin vers le bonheur et c’est aussi un héritage que nous laissons à nos enfants ». Une phrase qui résonne comme un appel à la responsabilité collective et à la persévérance dans la quête d’une ECC rassemblée et rayonnante.