Colloque scientifique international, le rythme au cœur d’un dialogue universel
Abomey-Calavi, 16 avril 2026, l’amphithéâtre de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a vibré ce jeudi au rythme des tambours et des mots lors de l’ouverture du colloque scientifique international sur la musique et la danse. Placée sous le thème « Le rythme à la croisée de la musique, du texte et de la danse », cette rencontre annuelle a réuni chercheurs, artistes et institutionnels venus d’Afrique, des Caraïbes et d’Europe.

Organisé conjointement par le laboratoire Aziza LAACEP (Bénin), le CRILLACH (Université des Antilles) et le LESA (Université d’Aix-Marseille), le colloque s’étend sur deux jours, les 16 et 17 avril. La deuxième journée se tiendra dans un cadre inédit, le lac de Ganvié, symbole vivant du patrimoine béninois
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence des représentants du Ministre du Tourisme et du Recteur de l’UAC. Tous deux ont insisté sur l’importance de la culture comme levier de développement et de cohésion sociale. « La culture n’est pas qu’un divertissement, elle est une identité et un moteur de croissance », a rappelé le représentant ministériel.

Le Professeur Bienvenue Koudjo, directeur du laboratoire Aziza LAACEP, a souligné la vocation de ces assises « C’est une activité culturelle et scientifique qui permet de comprendre comment le rythme structure nos sociétés et nos arts. Le rythme est le fil conducteur qui lie la parole au mouvement. »
Durant quarante-huit heures, communications académiques et performances artistiques s’entremêleront pour offrir une lecture pluridimensionnelle des arts vivants. Les conclusions attendues devraient enrichir la documentation sur les patrimoines immatériels en Afrique et dans les Caraïbes.
De son côté, le danseur béninois Rodrigue A. confie « C’est une fierté de voir nos traditions étudiées et valorisées. Le rythme, c’est notre identité, et le partager avec le monde est une reconnaissance. » Et, pour l’étudiante en musicologie de l’UAC, Grâce H., « assister à ces échanges est inspirant. On comprend que la recherche peut donner une nouvelle dimension à l’art que nous pratiquons au quotidien »
Ce colloque illustre la volonté de bâtir des passerelles entre continents et disciplines. À travers le rythme, il met en lumière une vérité universelle, la musique et la danse ne sont pas seulement des expressions artistiques, mais des vecteurs de savoir, de mémoire et de développement.