ECC/Conseil Supérieur de Transition clôt son mandat sur des acquis

Article : ECC/Conseil Supérieur de Transition clôt son mandat sur des acquis
Crédit: Emmanuel CODJO
17 avril 2026

ECC/Conseil Supérieur de Transition clôt son mandat sur des acquis

Le Conseil Supérieur de Transition (CST) de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) a bouclé sa neuvième et dernière session ce jeudi 17 avril 2026 à Cotonou. Deux jours de travaux, placés sous la présidence du Vénérable Suprême Évangéliste Bertin Bada, Coordonnateur Général du CST, pour tirer le bilan d’un mandat lancé afin de conduire l’unification de l’Église.

Ouverte par une prière inaugurale, la session a réuni les membres du CST et deux invités de marque, le pasteur Agossou Denis, venu de Côte d’Ivoire, et le pasteur Bellow Paul Adétola, arrivé du Togo. Leur présence, selon le communiqué final, visait à « témoigner leur soutien au processus d’unification » engagé depuis plusieurs années au sein de l’ECC.

Devant ses pairs, le Coordonnateur Général a d’abord rendu compte des derniers échanges entre le Facilitateur du processus et le Révérend Pasteur Emmanuel Mobiyina Friday Oshoffa. Il a insisté sur « les implications de ces concertations pour la poursuite du processus d’unification », alors que l’ECC reste marquée par des divergences entre diocèses depuis le rappel à Dieu du fondateur, le pasteur Prophète Samuel Bileou Joseph Oshoffa.

Les travaux ont ensuite porté sur une relecture des textes fondamentaux élaborés par le CST et déjà transmis au Sacré Collège. Objectif : garantir leur cohérence et leur conformité aux principes de l’Église. Au terme de son mandat, le CST affirme trois avancées majeures, l’élaboration d’un corpus complet de textes pour une Église unifiée ; la structuration d’un cadre institutionnel moderne et cohérent ; et la consolidation des bases d’une gouvernance transparente et harmonisée.

Le Conseil reconnaît toutefois que « certains objectifs, en particulier la mise en place effective des organes de gouvernance, n’ont pu être entièrement réalisés ». En cause, des contraintes liées au processus d’unification des diocèses, où les réticences locales et les questions de leadership restent vives

Pour ne pas rompre la dynamique, le CST a acté une cérémonie officielle de transmission de son rapport provisoire au Facilitateur le 30 avril 2026. L’occasion, précise le communiqué, de présenter « les acquis, les défis et les perspectives » et de solliciter, si besoin, « de nouvelles orientations pour l’aboutissement de la mission »

Les observations formulées par le Saint-Siège de Porto-Novo sur les documents produits ont également été examinées durant la session. Le CST réaffirme que l’unification « demeure une exigence spirituelle majeure et une responsabilité collective ». Il appelle fidèles, dignitaires et responsables à « faire preuve d’esprit de dialogue et de fraternité » pour soutenir les efforts en cours

Notifions que « La neuvième session consacre l’achèvement d’une étape historique », souligne le texte final. Le CST dit laisser en héritage un cadre normatif structuré, une vision claire de gouvernance unifiée et une dynamique qu’il juge « irréversible en faveur de l’unité ». Le Conseil se dit convaincu que « par la grâce de Dieu, l’accompagnement des autorités et l’engagement des fidèles », l’ECC poursuivra sa marche vers « l’unité parfaite »

A cette session, figure la présence de deux grands devanciers de l’église. Le pasteur Agossou Denis, responsable de paroisse à Abidjan, a salué le travail accompli « Nous venons de Côte d’Ivoire avec un seul message, l’unité n’est pas une option, c’est un commandement. Ce que le CST a posé comme fondations, aucun diocèse ne peut l’ignorer. Les textes fondamentaux sont là. Il faut maintenant le courage d’appliquer. Chez nous, les fidèles attendent un signal fort. Cette session de clôture en est un. Mais attention, l’unification ne se décrète pas, elle se vit dans chaque paroisse, chaque région. Le Saint-Esprit a commencé l’œuvre, aux hommes de ne pas la freiner. Et chaque fidèle de l’ECC doit œuvrer pour l’unité »

Même tonalité chez le pasteur Bellow Paul Adétola, arrivé de Lomé « Le Togo prie pour l’unité de l’Église depuis des années. Voir le CST achever cette étape nous remplit d’espoir. Les trois acquis cités sont réels, aujourd’hui, nous avons une base juridique commune. Avant, chaque diocèse avait sa lecture. Maintenant, il y a un référentiel. Je rentre avec une conviction, il faut une structuration pour l’église. Nous, pasteurs étrangers, sommes prêts à vous accompagner. Nous saluons le président Patrice Talon pour l’initiative de mise en place du CST et saluons avec Bravoure l’œuvre du CST. L’unité, c’est aussi une question de survie. »

Les deux pasteurs insistent, au-delà des textes, c’est l’état d’esprit qui fera la différence. Tous les regards sont tournés vers le 30 avril. La transmission du rapport au Facilitateur ouvrira une nouvelle séquence. Le Sacré Collège, le Saint-Siège et les diocèses devront se prononcer sur la suite : installation des organes, calendrier, et surtout gestion des sensibilités locales.

En attendant que, le CST passe le témoin. Son message tient en une phrase « L’unification est en marche, elle ne reviendra plus en arrière ». Reste à transformer l’architecture institutionnelle en communion réelle, ainsi chaque fidèles de l’ECC à la mission de prôner l’unité de l’église Céleste dans chaque église, de chaque région du monde

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